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La sainteté des gens ordinaires. Textes missionaires, volume 1
Delbrêl Madeleine
NOUVELLE CITE
20,20 €
Épuisé
EAN :9782853135832
La sainteté des gens ordinaires, tome as, est une porte d'entrée dans l'oeuvre de Madeleine Delbrêl. Le lecteur la suivra dans sa démarche de chrétienne convertie en plein monde, elle qui dit : " Le converti est un homme qui découvre la merveilleuse chance que Dieu soit. " Ce livre rassemble les textes missionnaires écrits entre 1938 et 1950. Une part de son contenu est déjà connue, mais éparpillée. Nous autres gens des rues, mais aussi Missionnaires sans bateaux sont pour beaucoup les titres même de la spiritualité de Madeleine Delbrêl. D'autres textes furent partiellement publiés, tels que Notre pain quotidien et Pourquoi nous aimons Charles de Foucauld ; des chapitres entiers en avaient été écartés, et des mots retirés ou changés. Enfin, une troisième part de ce tome Vil est totalement inconnue, en particulier un texte publié par Madeleine Delbrêl, puis perdu de vue, et maintenant bien d'actualité : Liturgie et vie laïque. Cet ouvrage sera suivi de deux autres volumes de textes missionnaires, concernant les années 1950 à 1958, puis 1958 à 1964, années particulièrement significatives de l'avant et du début du Concile Vatican II. L'oeuvre de Madeleine Delbrêl se trouve peu à peu donnée dans sa progression et ses étapes décisives. Son itinéraire autant que sa pensée intéressent un nombre croissant de lecteurs.
Résumé : La femme, le prêtre et Dieu : en reprenant ce titre d'un article que Madeleine Delbrêl avait elle-même publié en 1950, nous introduisons le lecteur dans une part inattendue de son oeuvre. Elle parlait, durant la seconde guerre mondiale, dans Veillée d'armes, d'"offensive féminine et non féministe". Elle décrit maintenant la vocation des femmes en développant une pensée de l'altérité et de l'enfantement. Ce tome IX est tout entier consacré au mystère de l'Eglise, qui se précise en elle à la suite de ses voyages à Rome : "Le fond du mystère de l'Eglise, c'est le mystère de l'amour du Christ pour nous", écrit-elle en 1952. Elle sonde ce mystère par approches successives, à travers des questions concrètes : vocation des femmes, sens de la solitude des prêtres, oecuménisme, engagement dans les luttes de son temps... Elle écrit l'Eglise au fil du temps. Elle l'écrit au féminin. L'éternité affleure sans cesse dans sa vie et son oeuvre, qu'elle contemple le don de la foi, "trésor extraordinaire et extraordinairement gratuit" ou qu'elle médite sur la bonté, "corps sensible de la charité".
Résumé : Madeleine fut au coeur de l'actualité des prêtres-ouvriers. Elle connaissait beaucoup d'entre eux et savait aussi les préoccupations romaines et celles des évêques de France à leur sujet. C'est de cette grave question que traite la première partie de ce livre qui s'ouvre sur le lumineux récit de sa journée de prière à Rome, le 6 mai 1952. Ce sujet gagne à être revisité aujourd'hui avec un recul de plus de 50 ans et dans le contexte contemporain de la nouvelle évangélisation. Madeleine Delbrêl nous montre ici combien la vie chrétienne, par nature, est un état violent, un parcours sur une ligne de crête entre deux versants abrupts :" L'un prend racine dans la promesse de Dieu ; l'autre descend jusqu'au refus de Dieu." La suite du livre coule de source, avec les portraits de trois belles figures missionnaires : les pères Jacques Loew et Jacques Lorenzo, et l'américaine Dorothy Dohen. Puis viennent ses réflexions novatrices sur la paroisse missionnaire et sur l'enseignement de la foi. Enfin, la publication intégrale de sa dernière conférence, à quatre semaines de sa mort, nous plonge dans l'ultime message qu'elle transmet à des étudiants.
Résumé : En dialogue avec les communistes rassemble des conférences et articles qui, pour une bonne part, font suite à la publication de Ville marxiste terre de mission. Le souffle de la recherche apostolique de Madeleine Delbrêl habite tout entier ces pages. Elle est stimulée par les gens qu?elle rencontre et pour qui elle prépare ses interventions. Son bref dialogue avec Pie XII à Castel Gandolfo le 4 août 1953 fut décisif. Elle va sans cesse plus loin et avec plus de clarté. Loin d?être une compilation ou une mise bout-à-bout de textes éparpillés, En dialogue avec les communistes offre à lire comment Madeleine approfondit sa situation apostolique. Quelque chose d?universel jaillit là où Dieu l?a envoyée. Ses années à Ivry, elle ne les a pas seulement vécues, elle les a écrites, elle les a "imagées", comme put le faire l?artiste qu?elle n?a jamais cessé d?être. Dieu fait du chrétien une oeuvre d?amour : " la foi sert à ce que Dieu aime le monde à travers nous comme à travers son Fils."
Résumé : Qui, mieux que Madeleine Delbrêl, pouvait donner au Rosaire toute sa profondeur mystique en l'illuminant de la joie et de la lumière d'une vie entièrement donnée à Dieu ? Remplir d'extraordinaire le plus ordinaire des quotidiens ? Au travers de la méditation des quatre mystères, le meilleur des textes de la mystique d'Ivry-sur-Seine s'offre et nous introduit à une quête de Dieu au coeur du monde.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.