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De la contagion
Delaurenti Béatrice ; Le Roux Thomas ; Piketty Tho
VENDEMIAIRE
26,10 €
Épuisé
EAN :9782363583536
Epidémies, mouvements de foule, frénésie de la valse, possessions démoniaques, modes vestimentaires... De la diffusion du Covid-19 sur l'ensemble de la planète à la pollution généralisée des espaces naturels, du mouvement MeToo aux rumeurs qui se propagent comme un feu de poudre sur les réseaux sociaux, des attaques de hackers aux bâillements qui se transmettent irrépressiblement d'un individu à un autre, la contagion, loin d'être uniquement un concept médical, est un processus omniprésent dans le monde d'aujourd'hui, aussi bien à l'échelle des nations qu'à celle des événements les plus infimes de notre vie quotidienne. Dépassant l'actualité à partir de cas précis allant de l'Antiquité à l'époque contemporaine (lutte contre la variole au XVIIIe siècle, assimilation de l'antisémitisme à une maladie contagieuse, propagation des innovations chez les enlumineurs et sculpteurs du Moyen Age ou inquiétante contamination de la planète par la diffusion de particules radioactives...), des chercheurs venus de tous les horizons tracent les contours de ce phénomène multiforme — clé de compréhension des temps à venir.
Un regard peut tuer. Il peut rendre muet, anéantir les récoltes, projeter du sang sur un miroir. Qu'on l'appelle " fascination ", " mauvais oeil ", " Evil Eye ", " Böser Blick ", " malocchio " ou " jettatura ", le pouvoir destructeur du regard est attesté depuis plus d'un millénaire, en divers endroits de la planète, par des croyances, des pratiques et des discours. Au Moyen Age, c'est dans les sources savantes qu'il a laissé le plus de traces. Philosophes, médecins et théologiens se sont interrogés sur les causes du mauvais oeil. Ils réagissaient à la lecture d'un texte traduit en latin au XIIe siècle : dans son De anima, Avicenne affi rme que l'homme peut agir sur d'autres corps par son seul regard, grâce à la force de son âme. Cette proposition polémique a connu une impressionnante postérité, l'idée d'un pouvoir de l'âme en dehors du corps posant toutes sortes de problèmes aux auteurs latins. La réception de cette doctrine d'Avicenne constitue le fi l conducteur d'une enquête dans les débats et les pratiques savantes du Moyen Age. L'ouvrage montre comment, dans les années 1140-1440, des intellectuels se sont saisis de la croyance dans le mauvais oeil pour la transformer en un problème scientifique.
Une laitière de Carcassonne écrit à son mari et à son frère, tous les jours, sans relâche, pendant la première année de la Grande Guerre. Que trouve-t-on encore à dire lorsque l'on écrit deux fois par jour à la même personne ? La correspondance de Marinette livre un point de vue de femme en période de guerre. Elle forme une collection exceptionnelle de 253 cartes postales de guerre, aux illustrations tantôt politiques, tantôt romantiques. C'est un parcours dans cette correspondance, ici intégralement publiée, que propose Béatrice Delaurenti.
Résumé : L'oeuvre d'Alain Boureau, multiple et dense, se déploie sur les quarante dernières années en abordant de nombreux domaines de l'histoire du Moyen Age et du christianisme latin. Elle suit les pérégrinations personnelles et professionnelles d'un chercheur à travers un monde peuplé de silhouettes incertaines : figures de l'hagiographie, faux-semblants de l'Etat moderne, anges, démons, cadavres et somnambules, vagues individus scolastiques qui eux-mêmes parlent de créatures étranges. Autant de fantômes d'un passé persistant qu'il a suivis avec ténacité tout au long de sa carrière, et qui nous embarquent à leur tour à travers l'histoire. Ce volume entend garder la trace vivante des deux journées qui furent organisées à Paris en mai 2015 autour de l'oeuvre d'Alain Boureau. Ce Liber amicorum d'un genre un peu particulier, production scolastique en quelque sorte, donne à voir les membres d'un studium, ce qu'était le séminaire d'Alain Boureau : les amis, les collègues, les proches, celles et ceux qui l'ont accompagné au cours de ses années passées à l'EHESS. Les textes rassemblés rendent compte de trajectoires et de réalisations, ils en montrent les apports scientifiques et les enjeux intellectuels. Ils racontent, aussi. Ainsi se manifeste la richesse d'une oeuvre singulière, construite aux croisements de différentes pratiques des sciences sociales dans une démarche souvent collective, toujours originale et novatrice.
Lignes de vie d'un peuple, une collection nourrie d'enquêtes dans laquelle un peuple exprime sa mémoire, ses valeurs, son imaginaire, sa créativité. Un ensemble de témoignages et d'interviews qui permettent de comprendre un pays et ses habitants. Que sait-on de l'Australie et des Australiens ? Si l'exotisme du pays attire, on le connaît cependant peu au-delà des clichés que sont les kangourous, le surf et la météo (supposée) toujours clémente. Pour une meilleure compréhension de cette île-continent, ce livre va à la rencontre de vingt et un Australiens, interviewés sur cinq sujets fondamentaux que sont le multiculturalisme, la culture égalitaire du mateship ("fidélité fraternelle" considérée comme un principe fondamental de la culture de l'Australie), la terre, le sport et les défis contemporains. Les entretiens et témoignages de ce livre mettent en évidence ce qui différencie la culture australienne du reste du monde, mais aussi les paradoxes et l'infinité variété de cette culture. Loin de l'image lisse et unifiée que l'on peut avoir des Australiens, cet ouvrage révèle la diversité des parcours et des points de vue des vingt-six millions d'habitants Down Under. Ce livre s'adresse aux curieux, aux passionnés et à ceux qui prévoient de se rendre en Australie. Il espère donner quelques clés de lecture pour se préparer physiquement ou mentalement au voyage, sans pour autant ôter le plaisir de la découverte future.
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
C'était un matin du mois d'octobre 1959, à l'aéroport de Cairns ; comme il était très tôt, il faisait froid. Quatre enfants, issus de deux familles différentes, montent dans un avion qui doit les emmener en Amérique, et de là en Europe où ils retrouveront des parents qui n'ont jamais fait preuve de beaucoup de sollicitude à leur égard. Ils n'arriveront pas à destination. Quand l'appareil sombre dans l'océan Pacifique, ils abordent, seuls rescapés du désastre, dans une île, qu'ils croient déserte, de l'archipel des Lau. Ils y resteront des années, au cours desquelles ils feront l'apprentissage de la solitude, celle de la sauvagerie et, pour finir, celle de la séparation. La survie, le renoncement, le poids de l'histoire individuelle et la possibilité d'y échapper : tels sont les thèmes que ce livre explore, dans une subtile polyphonie où se mêlent souvenirs, contes aborigènes et légendes scandinaves, et où se fait entendre, à chaque page, puissante, inexorable, la voix de la nature.
Crises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.