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En attendant la guerre
Delarue Claude
ZOE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782881826894
Impérieuse, lucide et séductrice, Olga Grekova-Leber attend la guerre en mémoire de son mari. Pendant une grande partie de sa vie, ce dernier a construit un abri antiatomique en forme de ville souterraine. Olga vit au-dessus, au sommet d?une montagne escarpée et sauvage, sa demeure ressemble à un château-fort. Entourée de ses serviteurs tamouls, d?une cuisinière colombienne un peu magicienne et de Tanguy, le farouche régisseur du domaine, Olga, rivée à son fauteuil roulant depuis l?accident qui a tué son mari, engage un « secrétaire ». Ce dernier doit préparer l?édition des milliers de feuillets laissés par l?architecte. Au cours de promenades qui deviennent peu à peu de vraies courses dans la montagne, une passion naît entre le secrétaire et la veuve. L?homme pousse la chaise de l?infirme jusqu?à l?épuisement, puis la porte à même le dos dans une nature violente et somptueuse. Et le lecteur a l?impression de littéralement entrer à l?intérieur de la relation de ces deux magnifiques personnages et de la nature qu?ils arpentent.
Résumé : Parti de Trieste, Il Giardino di Epicurio, du nom de la compagnie qui l'affrète, vogue en eau trouble, transportant à fond de cale des hommes hagards. Ce ne sont pas les victimes de la guerre proche - les forces de l'Otan bombardent la Serbie -, mais des vacanciers, aux goûts singuliers, en route pour un camp de concentration reconstitué sur un îlot de l'archipel dalmate. Une offre touristique inédite. Et lucrative. C'est du moins ce qu'espèrent ses fondateurs, une comtesse triestine ruinée et son amant, homme d'affaires raté, héritier d'une villa palladienne et d'une collection d'?uvres d'art à sauver des griffes des créanciers. Il se pourrait cependant que la fortune leur vienne d'ailleurs : quand surgit des tréfonds de la villa Quaglia une gravure signée du monogramme d'Albrecht Dürer, datée de 1515 et représentant un rhinocéros, véritable machine de guerre. Hélas, le hasard veut que l'expert chargé par Christie's d'authentifier l'?uvre ait été lui aussi, naguère, amant de la comtesse. Ces retrouvailles inattendues autour du pachyderme de papier raniment chez lui une flamme jamais tout à fait éteinte. Aux prises avec l'incessante violence du monde, les différents protagonistes de cette histoire tentent ce qu'ils peuvent pour l'affronter et en assumer le chaos. Avec humour et sarcasme, La Comtesse dalmate bâtit autour du lecteur un décor en trompe-l'?il. Au milieu des fausses identités, des fausses ?uvres d'art, des faux palais Renaissance et des faux SS, la passion et la guerre seules demeurent authentiques.
Résumé : M.B. est une légende du cinéma. Il compte parmi les plus grands acteurs de tous les temps. Et, vers la fin de sa vie, il fut incontestablement le plus gros. Ce bel obèse en rappellera naturellement un autre. La star mondialement connu, sa dépression chronique, son don juanisme incorrigible, son excentricité, son mépris pour les gens d'Hollywood, son arrogance, sa générosité, son génie et sa boulimie qui le tua constituent l'intériorité d'un personnage authentique. Les quelques mois qu'il passe ici sur l'île de Farö, lieu privilégié du cinéaste Ingmar Bergman, n'ont jamais eu lieu. Parce qu'il fallait une situation imaginaire pour éclairer le mythe vivant que l'acteur est devenu.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
C'était au mois de juin de l'année 1976. C'était le début des grandes vacances de mes treize ans. C'était l'année de la sécheresse.Des wagons-citernes acheminaient de l'eau puisée au fond des lacs vers les villages; sous un ciel aussi jaune que du papier maïs, les militaires avec leurs camions et leurs motopompes s'occupaient des arrosages de secours pour sauver les plantations qui pouvaient encore l'être. Les autorités avaient activé le plan ORCA.Il ne pleuvait plus depuis des semaines; comme il n'avait pas neigé sur les montagnes durant l'hiver, les nappes phréatiques ne s'étaient pas remplies au printemps. Tout était sec en dessous, tout était sec en surface et notre campagne ressemblait à un vieux biscuit dur. Certains disaient que le soleil s'était soudain rapproché de la Terre; d'autres disaient que la Terre avait changé d'axe et que c'était elle qui, au contraire, était attirée par le soleil. Je pensais que cette chaleur particulière était causée par un astéroïde tombé non loin de chez nous, par un gros corps céleste constitué d'un métal inconnu dégageant des vapeurs toxiques invisibles. Comment expliquer autrement que par des gaz lentement diffusés vers les maisons du village nous empoisonnant à notre insu la modification insidieuse du caractère de maman, sa transformation en une autre personne, la perte de la maîtrise de nos vies au cours de cet été, la fin du monde de mon enfance?Depuis quelques jours, Rudy me disait que l'herbe sentait mauvais. Quand je lui avais demandé pourquoi, il m'avait répondu triste et sérieux que c'était parce qu'elle souffrait. Rudy était exactement le genre d'individu capable d'imaginer une végétation qui manifesterait son inconfort par une transpiration malodorante. Dans l'air de notre arrière-cour parsemée de brins d'herbe malingres piétines par le bétail, il planait une odeur de céleri et de soufre. Le vert terne du lierre agrippé au muret du jardin potager était devenu presque noir. Le soleil chauffait la pierre, froissait ses feuilles, en tordait les tiges ratatinées qui faisaient un dernier effort pour ne pas se détacher de leur branche et basculer dans le sol sablonneux. En m'approchant pour observer les crampons de la plante, pareils à de minuscules poings serrés par le désespoir, je devais bien admettre qu'elle puait.
La France est secouée par des émeutes. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 9-3, dans la couronne parisienne. Il mène l enquête au c ur d organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, notamment en banlieue. Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l univers d un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu au seul maintien de l ordre, par une police qui se comporte comme une armée d occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d Europe. Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l une des dernières missions du policier Delachaux.