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La peur de guérir. Les résistances à la psychanalyse
Delaroche Patrick
ALBIN MICHEL
22,20 €
Épuisé
EAN :9782226134127
Sur le plan médical, l'idée de guérir suscite souvent de l'ambivalence chez le malade. La souffrance, en effet, n'a pas que des inconvénients car elle éveille l'attention de l'autre et offre un statut. De plus, elle a cette vertu d'atténuer le sentiment inconscient de culpabilité dont parle Freud. Sur le plan psychique, si les symptômes qui traduisent une interdiction de vivre, d'être heureux, de jouir, peuvent être très douloureux, ils instaurent un équilibre : souffrir permet aussi de payer sa dette. C'est pourquoi la psychanalyse fait peur. Et une fois la démarche engagée, il est difficile d'avancer : la culpabilité et le masochisme nourrissent les résistances. A l'aide de cas cliniques très parlants, Patrick Delaroche explique comment le patient peut prendre conscience, non sans lutter, de ses déterminismes en les réactivant dans le transfert sur l'analyste, et se débarrasser de ses symptômes. En d'autres termes, il montre comment la psychanalyse guérit.
En 1921, un jeune médecin d'origine roumaine, Jacob Levy Moreno, crée à Vienne le " théâtre de la spontanéité " et fait jouer à une actrice amateur, Barbara, ses problèmes de couple. Les scènes de théâtre font disparaître les scènes de ménage : Moreno vient d'inventer le psychodrame, qu'il développera aux Etats-Unis à partir de 1937. Juste après la Seconde Guerre mondiale, à Paris, Serge Lebovici décide de faire jouer les enfants. Ce psychodrame, d'emblée " psychanalytique ", se limite au traitement d'un seul enfant par un directeur de jeu aidé de cothérapeutes. En effet, le psychodrame analytique est naturellement individuel, car il se rapproche le plus possible de la psychanalyse. A cette différence fondamentale près que plusieurs psychanalystes délivrent leurs interprétations d'une manière fort différente, soit à travers un rôle, soit après le jeu. Si le psychodrame individuel n'est pas une panacée, il peut aider nombre de personnes qui n'ont pas accès à l'analyse ou l'ont vécue comme un échec. Son apport est considérable chez l'adolescent. C'est aussi un moyen de formation incomparable pour le jeune analyste qui accepte de s'exposer devant ses pairs. Surtout, ses effets thérapeutiques entérinent la vérité freudienne, une vérité que tend parfois à masquer le secret de la pratique analytique.
Le jeu, comme le notait Roger Caillois, est inhérent à la nature humaine. Très tôt, l'enfant joue à imiter l'adulte et met aussi en scène ses conflits et ses pulsions. C'est ce qu'a compris Serge Lebovici quand il a créé le psychodrame analytique en s'inspirant de la technique des marionnettes et non du psychodrame morénien. Le dispositif du psychodrame individuel résout le dilemme de tous ces patients, enfants, adolescents, adultes, qui ont besoin de l'analyse mais ne peuvent s'y soumettre, car leur imaginaire ne remplit pas sa fonction entre Symbolique et Réel; l'unique patient adresse son thème à l'analyste directeur de jeu, qui organise la scène que joueront les cothérapeutes analystes choisis par le patient. Le directeur ne joue pas, mais fait intervenir les personnages tiers nécessaires quand l'action s'enlise dans une relation duelle. Le psychodrame individuel réalise dans la pratique la "technique active" que rêvait Ferenczi. Il est aussi une mise à l'épreuve de la théorie analytique. C'est ce qu'on lira dans ce livre qui tente de rendre la vivacité des échanges entre psychanalystes de toutes les Ecoles.
Pour Françoise Dolto, auteur de La Cause des enfants et La Cause des adolescents, les parents importaient aussi. Voulant inculquer aux adultes l art d « éduquer avec des mots », elle prônait le retour au bon sens, la confiance, le respect et les limites.Reprenant les textes très concrets tirés de ses interventions dans les médias, les auteurs, tous deux spécialistes de terrain, montrent qu elle insiste constamment sur le cadre, les règles, l apprentissage précoce des limites. Elle restitue les places respectives (et respectueuses) des générations et de chacun: l enfant ne doit pas être au centre de la famille, mais à la périphérie du couple. Elle défend la frustration et l autorité (opposée à l autoritarisme). Ce sont les règles qui humanisent le petit de l homme, une personne, au même titre que l adulte, mais une personne en devenir qui a besoin d être écoutée et éduquée. Il n y a chez elle ni laxisme, ni laisser-aller éducatif, contrairement aux idées reçues.Bien loin de l esprit soixante-huitard, mais dans la lignée des grands penseurs de l éducation du début du XXème siècle (Montessori, Freinet), c est contre le dressage à l ancienne que Dolto s est élevée, pas contre les règles.Cet ouvrage qui restitue la voix de Françoise Dolto s adresse à un vaste public averti ou novice, mais trop souvent démuni face à sa tâche éducative.
La puberté est un "cap", moral et physique. L'adolescent y réagit par la révolte ou la déprime et la relation avec lui est souvent très tendue et passionnelle. Les parents désemparés se croient souvent coupables mais ils doivent surmonter ce sentiment pour rester parents, c'est-à-dire encadrer l'adolescent. Et, parce que toute la difficulté pour eux est de ne pas attiser les conflits, ils oscillent alors entre trop permettre et tout interdire. - Comment comprendre la révolte et l'agressivité de l'adolescent ? - Quelle est la place spécifique du père à l'adolescence ? - Que cachent les problèmes de scolarité ? - Faut-il accepter toutes les extravagances ? - Quelle attitude adopter vis-à-vis de la sexualité de l'adolescent ? - Comment réagir face aux conduites à risque ? - Jusqu'où supporter les difficultés de cohabitation ? - Comment aider l'adolescent quand il va mal ? Avec cet ouvrage, le docteur Patrick Delaroche, pédo-psychiatre et psychanalyste, auteur notamment de Adolescence à problèmes et de Parents, osez dire non ! aide les parents à garder leur place, à être vigilants sans être intrusifs, et à concilier indulgence et autorité. Car, si l'amour est compréhensif, il implique également d'être ferme.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.