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Le psychodrame psychanalytique individuel
Delaroche Patrick
PAYOT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782228890274
En 1921, un jeune médecin d'origine roumaine, Jacob Levy Moreno, crée à Vienne le " théâtre de la spontanéité " et fait jouer à une actrice amateur, Barbara, ses problèmes de couple. Les scènes de théâtre font disparaître les scènes de ménage : Moreno vient d'inventer le psychodrame, qu'il développera aux Etats-Unis à partir de 1937. Juste après la Seconde Guerre mondiale, à Paris, Serge Lebovici décide de faire jouer les enfants. Ce psychodrame, d'emblée " psychanalytique ", se limite au traitement d'un seul enfant par un directeur de jeu aidé de cothérapeutes. En effet, le psychodrame analytique est naturellement individuel, car il se rapproche le plus possible de la psychanalyse. A cette différence fondamentale près que plusieurs psychanalystes délivrent leurs interprétations d'une manière fort différente, soit à travers un rôle, soit après le jeu. Si le psychodrame individuel n'est pas une panacée, il peut aider nombre de personnes qui n'ont pas accès à l'analyse ou l'ont vécue comme un échec. Son apport est considérable chez l'adolescent. C'est aussi un moyen de formation incomparable pour le jeune analyste qui accepte de s'exposer devant ses pairs. Surtout, ses effets thérapeutiques entérinent la vérité freudienne, une vérité que tend parfois à masquer le secret de la pratique analytique.
Résumé : " Il n'y a pas à guérir la crise d'adolescence, ni à la raccourcir, mais plutôt à l'accompagner et, si on savait comment, à l'exploiter pour que le sujet en tire ce qu'il peut de mieux" (Octave Mannoni, 1984). Tel est le défi que relève ici Patrick Delaroche, avec la conviction que l'approche analytique de l'adolescence recèle un potentiel encore insuffisamment exploité. Il y a un grand risque, trop facilement encouru par les temps qui courent, à oublier que tout un processus inconscient se joue dans la " charnière " adolescente. Conclusion des promesses ?dipiennes, révélation de la vérité de la sexuation symbolique, déplacement de l'amour pour les parents sur des figures extérieures idéalisées, puis sur un objet d'élection: autant de tâches psychiques qui remettent en cause le narcissisme vital. Les avatars sont nombreux: conduite à risques, bouffée délirante, phobies, TOC et autres syndromes dont la psychiatrisation fréquente se révèle parfois franchement antinomique avec une reprise en main de son destin par le sujet. Une écoute authentiquement analytique, quitte à ce qu'elle emprunte des formes peu "classiques" (jeu de rôle, entretien isolé, psychodrame individuel, face-à-face...), offre dans bien des cas une alternative ou un appoint précieux. Ce livre teinté d'optimisme ouvre des perspectives qui, au-delà des milieux analytiques, retiendront l'attention de tous ceux qui, dans leurs études ou leur pratique, sont confrontés aux énigmes de l'adolescence et à ses souffrances.
La puberté est un "cap", moral et physique. L'adolescent y réagit par la révolte ou la déprime et la relation avec lui est souvent très tendue et passionnelle. Les parents désemparés se croient souvent coupables mais ils doivent surmonter ce sentiment pour rester parents, c'est-à-dire encadrer l'adolescent. Et, parce que toute la difficulté pour eux est de ne pas attiser les conflits, ils oscillent alors entre trop permettre et tout interdire. - Comment comprendre la révolte et l'agressivité de l'adolescent ? - Quelle est la place spécifique du père à l'adolescence ? - Que cachent les problèmes de scolarité ? - Faut-il accepter toutes les extravagances ? - Quelle attitude adopter vis-à-vis de la sexualité de l'adolescent ? - Comment réagir face aux conduites à risque ? - Jusqu'où supporter les difficultés de cohabitation ? - Comment aider l'adolescent quand il va mal ? Avec cet ouvrage, le docteur Patrick Delaroche, pédo-psychiatre et psychanalyste, auteur notamment de Adolescence à problèmes et de Parents, osez dire non ! aide les parents à garder leur place, à être vigilants sans être intrusifs, et à concilier indulgence et autorité. Car, si l'amour est compréhensif, il implique également d'être ferme.
Les enfants ont besoin de limites pour se construire, tout le monde s?accorde sur ce point. Mais comment les fixer et les faire respecter avec fermeté mais sans excès de sévérité? L?attitude des parents qui n?osent pas dire non et affirmer leur autorité entraîne chez l?enfant (puis chez l?adolescent) une perte des repères qui peut être très destructrice.En s?appuyant sur de nombreux exemples, l?auteur répond de façon claire et simple à ces questions que nombre de parents désemparés se posent, et les aide à assumer leur rôle sans culpabiliser:? Faut-il interdire, et comment?? Qui doit commander, et comment?? Faut-il punir, et comment?? Jusqu?où doit-on négocier?Pédopsychiatre, psychanalyste, le Dr Patrick Delaroche dirige un centre médico-psycho-pédagogique en région parisienne.
Résumé : Sur le plan médical, l'idée de guérir suscite souvent de l'ambivalence chez le malade. La souffrance, en effet, n'a pas que des inconvénients car elle éveille l'attention de l'autre et offre un statut. De plus, elle a cette vertu d'atténuer le sentiment inconscient de culpabilité dont parle Freud. Sur le plan psychique, si les symptômes qui traduisent une interdiction de vivre, d'être heureux, de jouir, peuvent être très douloureux, ils instaurent un équilibre : souffrir permet aussi de payer sa dette. C'est pourquoi la psychanalyse fait peur. Et une fois la démarche engagée, il est difficile d'avancer : la culpabilité et le masochisme nourrissent les résistances. A l'aide de cas cliniques très parlants, Patrick Delaroche explique comment le patient peut prendre conscience, non sans lutter, de ses déterminismes en les réactivant dans le transfert sur l'analyste, et se débarrasser de ses symptômes. En d'autres termes, il montre comment la psychanalyse guérit.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.