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Métaphysique d'Aristote, Commentaire de Thomas d'Aquin. Tome 1, Livres 1 à 5
Delaporte Guy-François
L'HARMATTAN
51,00 €
Épuisé
EAN :9782296569775
Pour la première fois en langue française, cette traduction du Commentaire des douze livres de la Métaphysique d'Aristote rédigé par Thomas d'Aquin, veut être la transmission d'un relais, à l'heure où la pratique de la langue latine disparaît, même parmi les intellectuels. Aucune nostalgie dans ces propos ; Thomas d'Aquin méconnaissait, semble-t-il, la langue grecque et dut, lui aussi, faire appel à des traductions pour son propre travail de commentaire. L'heure est simplement venue de traduire ce qui ne l'est pas encore et que l'on juge précieux. Or, ce texte est l'expression achevée de la philosophie du Maître moyenâgeux. Assumant presque un millénaire d'histoire de la pensée païenne, arabe, juive et chrétienne, il commente la forme la plus élevée de l'intelligence grecque. Car la Métaphysique d'Aristote est unanimement reconnue comme la perfection éternelle de la sagesse antique. Mais les lignes de pensée actuelles sont paradoxales. D'un côté, de nombreux thomistes opposent aux commentaires aristotéliciens de leur Docteur, une supposée philosophie sous-jacente à sa théologie, d'inspiration néoplatonicienne. D'un autre, les disciples d'Heidegger manifestent un intérêt croissant pour Aristote, au point de le préférer parfois au penseur de Fribourg. A droite, donc, Thomas d'Aquin sans Aristote, et à gauche, Aristote sans Thomas d'Aquin. Cette traduction contribuera-t-elle au ralliement ? Démontrera-t-elle aux uns que Thomas d'Aquin est bien l'interprète majeur d'Aristote et aux autres que la philosophie d'Aristote est bien le fondement définitif de la pensée de Thomas d'Aquin ? Notre travail n'aspire qu'à offrir au lecteur les moyens du jugement.
Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa soeur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d'enfance. En attendant l'arrivée d'Anna, sa jeune épouse, on le presse de questions sur sa future paternité. Mais quand on lui demande s'ils ont déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la petite assemblée dans le chaos...
Aristote entreprend une démarche de purification progressive de la notion d'être à partir de ses principes généraux, pour ne retenir de l'être commun que la substantialité, l'actualité et l'unité, abstraction faite de toute matérialité et de toute composition. C'est sur ces concepts épurés, qu'il fera reposer sa vision analogique de l'Etre premier. L'être en tant qu'être n'étant que le chemin vers l'Etre premier, il n'est, en effet, pas nécessaire d'en faire la recension exhaustive avant de chercher à atteindre le but ; mais au contraire, laissant de côté tout ce qui ralentirait sans apporter de contribution, Aristote se consacre à atteindre le plus directement possible cette "science recherchée". Son approche consiste à examiner chacune des alternatives divisant l'être, pour ne retenir que ce qui se présente comme le plus parfait, et délaisser le reste. Cette hiérarchisation des préoccupations ne peut se comprendre que dans la perspective que nous avons dite - l'intention fondamentale d'Aristote - sa " science recherchée ", qui est de contempler effectivement les principes premiers de l'être. Aristote définit donc par épuration, une substance par soi, identique à son essence, acte pur et spirituel, génériquement incorruptible, dont il démontre l'existence et à qui il donnera un nom caractéristique : "pensée de la pensée" Qu'entendre par pensée de la pensée ? C'est ce à quoi est consacrée la fin du dernier livre, le coeur même de la Métaphysique, en somme, pour lequel tout ce qui a précédé n'était que préparatoire.
C'est un véritable Discours de la Méthode qu'Aristote nous livre avec son traité de la démonstration intitulé Seconds Analytiques. Avec lui, l'auteur parvient au sommet de l'art logique dont il est le véritable inventeur.Pourtant, de l'avis unanime de tous les commentateurs qu'ils soient anciens grecs et latins ou contemporains, nous sommes devant un de ses écrits les plus difficiles. Aristote le rédige au fil de sa pensée, sans préparatifs pour le lecteur. C'est sans doute pourquoi, s'il est souvent cité en référence, le traité est comparativement beaucoup moins étudié pour lui-même que les autres ?uvres de l'auteur. On compte peu de commentaires et tous sont également ardus.Cette méthode scientifique qu'il expose, nous en discernons la trame constante dans toutes ses ?uvres majeures tant en philosophie de la nature et de la vie qu'en métaphysique. C'est donc bien le secret de sa démarche philosophique et scientifique qu'Aristote veut livrer à notre méditation. Notre propre travail se veut l'expression de la lecture lente et laborieuse entreprise d'abord pour nous-même. Puisse le lecteur se hisser sur notre propre promontoire afin de voir plus haut encore. Car l'effort reste à achever, nous en avons parfaitement conscience.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.