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Métaphysique d'Aristote, Commentaire de Thomas d'Aquin. Tome 2, Livres 6 à 12
Delaporte Guy-François
L'HARMATTAN
50,00 €
Épuisé
EAN :9782296569782
Aristote entreprend une démarche de purification progressive de la notion d'être à partir de ses principes généraux, pour ne retenir de l'être commun que la substantialité, l'actualité et l'unité, abstraction faite de toute matérialité et de toute composition. C'est sur ces concepts épurés, qu'il fera reposer sa vision analogique de l'Etre premier. L'être en tant qu'être n'étant que le chemin vers l'Etre premier, il n'est, en effet, pas nécessaire d'en faire la recension exhaustive avant de chercher à atteindre le but ; mais au contraire, laissant de côté tout ce qui ralentirait sans apporter de contribution, Aristote se consacre à atteindre le plus directement possible cette "science recherchée". Son approche consiste à examiner chacune des alternatives divisant l'être, pour ne retenir que ce qui se présente comme le plus parfait, et délaisser le reste. Cette hiérarchisation des préoccupations ne peut se comprendre que dans la perspective que nous avons dite - l'intention fondamentale d'Aristote - sa " science recherchée ", qui est de contempler effectivement les principes premiers de l'être. Aristote définit donc par épuration, une substance par soi, identique à son essence, acte pur et spirituel, génériquement incorruptible, dont il démontre l'existence et à qui il donnera un nom caractéristique : "pensée de la pensée" Qu'entendre par pensée de la pensée ? C'est ce à quoi est consacrée la fin du dernier livre, le coeur même de la Métaphysique, en somme, pour lequel tout ce qui a précédé n'était que préparatoire.
Avec son traité de la démonstration intitulé Seconds Analytiques, c'est un véritable discours de la méthode qu'Aristote nous livre. Il parvient au sommet de l'art logique dont il est l'inventeur. Pourtant, de l'avis unanime des interprètes anciens et actuels, nous sommes devant un de ses écrits les plus difficiles à comprendre. C'est pourquoi Thomas d'Aquin a voulu commenter minutieusement ce texte dont il juge la maîtrise essentielle au travail intellectuel. Pour la première fois en langue française, nous en proposons une traduction qui permet d'accéder à cette école de rigueur : la logique.
Comme une participation en marge des célébrations solennelles des centenaires de la naissance, de la mort et de la canonisation de Saint Thomas d'Aquin, cette Petite métaphysique thomiste s'attache aux pas de Thomas d'Aquin afin de suivre un chemin aussi simple et assuré que possible vers la découverte de la métaphysique. Certes, les itinéraires thomistes sont déjà nombreux, certains altiers et d'autres tortueux. Nous en croiserons sur notre route, parfois à angle droit et peut-être en sens inverse. Nous essaierons de montrer comment une approche nouvelle et pourtant si traditionnelle de saint Thomas permet de bousculer en profondeur la pensée aujourd'hui dominante sur les questions du sens de l'être, de la création de l'Univers ou des preuves de l'existence de Dieu... et quelques autres encore. Point de vue iconoclaste ? Pavé dans la mare aux thomistes ? Redécouverte d'une tradition perdue ? Au lecteur de porter un jugement. Mais la polémique n'est pas le but poursuivi, seulement un détour hélas obligé. L'intention du livre est de reprendre une à une les problématiques fondamentales de la métaphysique, afin de leur rendre leur respiration mentale que des siècles de scolastique et de contre-scolastique ont parfois asphyxiée. Faire de la métaphysique thomiste un art de vivre selon l'esprit.
Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa soeur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d'enfance. En attendant l'arrivée d'Anna, sa jeune épouse, on le presse de questions sur sa future paternité. Mais quand on lui demande s'ils ont déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la petite assemblée dans le chaos...
C'est un véritable Discours de la Méthode qu'Aristote nous livre avec son traité de la démonstration intitulé Seconds Analytiques. Avec lui, l'auteur parvient au sommet de l'art logique dont il est le véritable inventeur.Pourtant, de l'avis unanime de tous les commentateurs qu'ils soient anciens grecs et latins ou contemporains, nous sommes devant un de ses écrits les plus difficiles. Aristote le rédige au fil de sa pensée, sans préparatifs pour le lecteur. C'est sans doute pourquoi, s'il est souvent cité en référence, le traité est comparativement beaucoup moins étudié pour lui-même que les autres ?uvres de l'auteur. On compte peu de commentaires et tous sont également ardus.Cette méthode scientifique qu'il expose, nous en discernons la trame constante dans toutes ses ?uvres majeures tant en philosophie de la nature et de la vie qu'en métaphysique. C'est donc bien le secret de sa démarche philosophique et scientifique qu'Aristote veut livrer à notre méditation. Notre propre travail se veut l'expression de la lecture lente et laborieuse entreprise d'abord pour nous-même. Puisse le lecteur se hisser sur notre propre promontoire afin de voir plus haut encore. Car l'effort reste à achever, nous en avons parfaitement conscience.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.