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Tableau n'est pas qu'une image. La reconnaissance de la matière de la peinture en France au XVIIIe s
Delaplanche Jérôme
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753543706
La progressive prise en considération de la facture de la peinture dans la culture artistique du XVIIIe siècle est l?histoire d?un enrichissement du regard. La peinture était décrite jusqu?alors comme une fenêtre ou comme un miroir. Elle devint aussi une matière. Au commentaire d?une image s?ajouta le commentaire d?une surface. Ce livre ambitionne d?expliquer de quelle manière la question de la nature picturale de la peinture devient peu à peu prééminente dans les esprits de l?époque, jusqu?à fonder notre regard critique actuel. Nous sommes aujourd?hui entièrement redevables de ce retournement paradigmatique qui eut lieu vers 1760. Cet ouvrage analyse les tensions et interactions entre le discours et la pratique, en partant du théoricien André Félibien jusqu?au peintre Jacques-Louis David. Textes et tableaux sont rassemblés autour de quatre lieux : l?Académie et l?ensemble des textes théoriques ; l?atelier et le témoignage des pratiques, aussi bien les documents écrits que les oeuvres ; le Salon et la critique d?art ; la salle de vente et le vocabulaire des catalogues de vente. Sur ce dernier lieu, la méthode statistique permet de suivre très finement l?évolution chronologique du champ lexical. Chargée de promouvoir les tableaux, cette nouvelle littérature artistique n?hésite pas à souligner et à désigner audacieusement les qualités proprement picturales des tableaux.
La collection léguée au début du siècle dernier par le docteur Paul Oulmont à la ville d'Epinal, et destinée au musée départemental où elle est aujourd'hui conservée, contient des chefs-d'œuvre de tout premier plan. Les dessins de Tiepolo, Guardi, Greuze, Boucher, Hubert Robert et Romney comptent parmi les compositions les plus remarquables de cette collection. La centaine d'oeuvres présentée aux amateurs dans cet ouvrage leur réserve de merveilleuses découvertes. De plus, ce catalogue exhaustif revoit, après restauration des oeuvres, l'ensemble des attributions faites au début du XXe siècle et soumet parfois celles-ci à de nouvelles mains à l'appui d'œuvres en rapport et de la collaboration des plus éminents spécialistes. L'ensemble charme également par la cohérence car la collection Oulmont accorde sa préférence à la séduction sur l'érudition, au joli sur le sérieux, apparaît comme un parfait exemple du goût des collectionneurs de la Belle Epoque pour ce moment de grâce que fut l'art du XVIIIe siècle en France, en Angleterre et en Italie.
Peintre des cours par excellence, riche et influent, Claude Déruet fut un homme comblé d'honneurs et de commandes. Né à Nancy, probablement en 1588, il se forme dans l'atelier de Jacques de Bellange avant de gagner Rome (1613-1619) où il travaille au service de la famille Borghèse. Dès son retour à Nancy, Déruet devint le peintre le plus renommé du duché de Lorraine. Sa faveur et sa réputation, confir-mées par son anoblissement, lui valurent aussi de très nombreuses commandes du Roi de France et du cardinal de Richelieu. Sa production abondante et variée mêle des portraits, des scènes allégoriques et mythologiques, des toiles à sujet biblique ainsi que de grands décors, pour la plupart aujourd'hui disparus. L'Enlèvement des Sabines, l'un des thèmes favoris de Déruet, fut abondamment illustré par l'artiste. Deux tableaux en témoignent encore, l'un est conservé à l'Alte Pinakothek de Münich et l'autre, en camaïeu de brun, fut acquis par le musée des beaux-arts de Nancy en 2005. Présentées côte à côte dans un dépliant, ces 2 toiles révèlent tous leurs points communs et leurs différences. Autour d'elles une cinquantaine d'oeuvres, tableaux, dessins, estampes, illustrent le goût de l'artiste pour les combats, jeux d'amours, scènes de chasse et cortèges élégants au style vif et enjoué. Des oeuvres de ses maîtres italiens (Tempesta, le Cavalier d'Arpin?) et de ses contemporains lorrains (Bellange, Callot) et français viennent compléter cette sélection.
Christine Delaplace est maître de conférences d?histoire ancienne à l?université de Toulouse 2. Jérôme France est professeur d?histoire ancienne à l?université Michel de Montaigne- Bordeaux 3 (Institut Ausonius).1. La Gaule avant Rome2. La conquête des Gaules3. Les Gaules et la Germanie d?Auguste aux Sévères4. Romanisation et intégration5. Économie et société en Gaule romaine6. Le temps des mutations (235-406)7. De la Gaule romaine à la Francia mérovingienne8. Christianisation et rôle de l?Église en Gaule (IIIe-VIe siècle)9. Mutations économiques et sociales dans l?espace gaulois à la fin de l?Antiquité
Synthèse de douze siècles d'existence, cet ouvrage présente un bilan historique, politique et social des Gaules (transalpine, cisalpine, chevelue), de l'indépendance du VIe siècle avant J. -C. jusqu'à la naissance de la Francia mérovingienne au VIe siècle de notre ère. Née de la volonté de Rome - à laquelle des liens privilégiés l'attachèrent longtemps -, la "nation gauloise" constitua pendant plusieurs siècles un Etat tampon entre l'Empire et les barbares. Provincia dans l'Empire chrétien du ive siècle, avec la chute de ce dernier, elle voit s'effondrer les frontières qui contenaient les poussées de ceux qui deviendront ses nouveaux maîtres : Wisigoths puis Francs, annonciateurs d'un nouvel ordre soutenu par une christianisation toujours plus profonde et influente. Structures administratives, religieuses, économiques et de société sont ici étudiées chronologiquement, accompagnant les mutations politico-militaires de ces siècles d'intense bouleversement des frontières, des mentalités et des idées.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.