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Décroiscience
Chevassus-au-Louis Nicolas ; Humbert-Basset Stépha
AGONE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782748905939
Aux prêtres de la religion scientifique qui voient dans la science la solution à tous les problèmes (qu'elle a souvent engendrés), ses critiques les plus radicaux répondent par l'arrêt de toute recherche scientifique. Evitant ces deux écueils, l'auteur de ce livre, épris de rationalité et amoureux des sciences, analyse les dysfonctionnements de la recherche, sa soumission aux diktats du capitalisme et des politiques de puissance. Contre la prééminence du quantitatif sur le qualitatif, il en appelle à remettre de la démocratie dans les décisions, les programmes, les finalités. Brider les sciences, car une conclusion s'impose : "Pas de décroissance sans décroiscience". En réponse à l'urgence climatique, on assiste à d'intéressantes reconversions professionnelles. Ainsi un physicochimiste travaille désormais sur la boulangerie solaire, un spécialiste des nanotechnologies sur la sidérurgie solaire, unepaléoclimatologue se reconvertit dans l'anthropologie des peuples arctiques et un neurobiologie du CNRS dans l'écologie politique. Un astrophysicien travaille désormais sur les problématiques socioenvironnementales et un mathématicien explique que, "face à l'extrême urgence de l'anéantissement biologique global, du dérèglement climatique, de la dérive ontologique de la civilisation occidentale et de l'effet catalytique du monde numérique dans cette destruction planétaire, [il s]'intéresse au démantèlement numérique" . Ou encore, un "groupe Grothendieck" , constitué "d'étudiant·e·s, de démissionnaires de l'Université, de nonexperts experts de leur vie, de jardiniers utopistes et de fouineurs d'information" , dénonce la collusion entre les recherches et les intérêts militaires. Ces points d'appui persmettent d'esquisser ce que pourrait être une recherche au service de la décroissance.
Résumé : Saviez-vous que pour l'anniversaire de sa naissance, chaque 10 juillet, la page d'accueil de Google est ornée d'une image rendant hommage à Nikola Tesla ? Avec plusieurs centaines de brevets déposés durant sa longue carrière, commencée en Europe et poursuivie aux Etats-Unis, Tesla a durablement marqué le monde de l'innovation technologique, en particulier le domaine de l'énergie. Mais c'est aussi une figure excentrique et torturée que vénèrent les ingénieurs de la Silicon Valley : Tesla dormait très peu, pesait au gramme près tous ses aliments, n'avait aucune relation amoureuse, parlait huit langues, avait une mémoire photographique absolue et des visions régulières, véritables hallucinations créatrices. Installez-vous confortablement dans un transat et laissez-vous conter par Nicolas Chevassus-Au-Louis l'incroyable histoire d'un génie maudit dont les inventions ont eu un impact décisif sur nos vies. En quittant votre transat, vous ne regarderez plus le monde de la même manière...
Résumé : On n'arrête pas le progrès, dit le proverbe. L'histoire de la technologie, elle, tient un autre discours : le progrès connaît des coups de frein et parfois de spectaculaires échecs dont les ruines hantent encore nos paysages. Qui n'a vu le rail de béton du défunt aérotrain, entre Paris et Orléans, ou la carcasse de la raffinerie de Lavéra, censée fabriquer des "steaks de pétrole" à l'époque où ce dernier était bon marché ? Qui n'a jamais entendu parler du glorieux projet de remorquer des icebergs jusqu'en Arabie Saoudite, des promesses de la voiture à propulsion nucléaire, des richesses des nodules de manganèse des grands fonds ou des mirages de l'énergie thermique des océans ? Autant de sujets passionnants pour ce livre truffé d'anecdotes qui analyse les causes - souvent complexes - qui mènent au succès ou à l'échec d'une technologie.
Alzheimer, Parkinson, Creutzfeld-Jakob?pourrons-nous les guérir? « Chou fleur cuit, creusé, baignant dans un casque de moto » selon les auteurs, « siège de l?âme » selon René Descartes, le cerveau a de tout temps suscité les plus vives interrogations scientifiques, voire métaphysiques? Mais qu?en est-il lorsqu?un dysfonctionnement survient au sein du plus « noble » de nos organes? Le cerveau est-il un organe comme les autres? Qu?est-ce qu?un cerveau malade? Quelles sont les causes des malades neurodégénératives? Quels sont les traitements contre ces maladies? Que fait la recherche? Le système de santé est-il adapté et la société parvient-elle à faire face à ces maladies? Cet ouvrage apporte des réponses claires et concises à l?un des enjeux majeurs de la recherche en biologie et en médecine. « Par moment, le texte prend l?allure de comptes-rendus d?enquête policière. (?) Quand meurent les neurones est en effet un récit nerveux, passionnant, dépourvu de toute complaisance. » Axel Kahn
La France libre voulait leur prestige, Vichy leur savoir, les nazis leur soutien. Comment les chercheurs français ont-ils répondu à ces sollicitations multiples entre 1940 et 1944? Ce livre entraîne le lecteur dans l'univers de la recherche française: on y découvre la restructuration du système de recherche par Vichy; la mobilisation des laboratoires pour répondre aux difficultés de ravitaillement et aux pénuries; l'incontournable antisémitisme d'Etat, qui ne parvient cependant pas à éliminer les Juifs de la vie scientifique; les engagements dans le camp de la Résistance comme de la Collaboration; et enfin la très superficielle épuration, qui voit la communauté scientifique passer l'éponge sur les errements de ses membres les plus compromis. Nourri d'archives souvent inédites, ce livre met en lumière des aspects méconnus et refoulés de l'histoire de la science française. Le physicien Frédéric Joliot-Curie, figure emblématique de la Résistance, a ainsi travaillé durant toute la guerre avec des chercheurs allemands; l'INSERM, comme bien d'autres institutions scientifiques actuelles, a été fondé par Vichy. Sans manichéisme, quitte à écorner certains mythes, ce livre offre le premier tableau de la vie scientifique sous Vichy. Biographie de l'auteur Nicolas Chevassus-au-Louis, docteur en biologie et licencié d'histoire, enseigne le journalisme à l'université de Montpellier. Outre diverses collaborations à des journaux, il publie notamment dans La Recherche.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.