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Les architectes au travail. L'institutionnalisation d'une profession, 1795-1940
Decommer Maxime
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753552128
À travers le prisme de leurs structures de travail et de leurs lieux d'exercice, Maxime Decommer reconstitue l'histoire complexe de la profession d'architecte à travers un texte bien écrit et une analyse fine et vivante du travail des architectes depuis la fin de l'Ancien Régime jusqu'à la création de l'Ordre en 1940. La profession d'architecte oscille entre une mission d'intérêt général et une posture " d'artiste " qu'elle revendique sans cesse et qui s'exprime à travers l'exercice libéral " sacralisé " en 1940. Ainsi s'éclaire de façon inédite l'histoire, pleine de contradictions et de rebondissements, d'une profession qui discute encore aujourd'hui de ses missions au-delà de l'exercice libéral qui atteint en 1940 une reconnaissance dominatrice. L'objectif de la recherche, annoncé en introduction, est de mettre en perspective à chaque période étudiée le présent à la lumière de la connaissance du passé, en mettant en évidence les persistances et les récurrences, ou au contraire les évolutions ou les ruptures.
Le Lieu. Ici l'architecture joue des lignes et des formes rondes, l'ensemble du site a été remodelé pour rendre chaque espace du groupe scolaire Jules Verne ? l'un des plus importants en France adapté aux enfants. Plusieurs opérations étaient visées : rénover les bâtiments existants des écoles construits dans les années 1960, au coeur d'un quartier et d'équipements sportifs des mêmes années ; agrandir leurs surfaces intérieures ; redessiner l'espace public attenant à l'école. Cela en site occupé et suivant un calendrier des travaux séquencé, dicté par l'organisation de l'année scolaire, visant la rentrée scolaire pour la réception totale du projet. La proposition des architectes de l'agence archi5 a remporté les suffrages du jury. Face à ces paramètres exigeants, comment ont-ils réussi à donner une nouvelle image du groupe scolaire Jules Verne ? L'Esprit du Lieu ? Architecture. Cette collection a pour volonté de sélectionner les bâtiments pertinents qui honorent l'architecture contemporaine. Retracer les étapes majeures de leur édification, c'est raconter la genèse des nouveaux espaces.
Avec La Fabrique de l'Ecole des beaux-arts à Paris, Anne Debarre et Maxime Decommer racontent la passionnante histoire des bâtiments du site qui réunit l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris et l'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais - PSL. Ils nous les font découvrir depuis l'installation de l'Ecole au coeur du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés, et content l'histoire très singulière de ses bâtiments et de leur évolution ainsi que des évènements sui l'animent. Plus clé 400 documents, dessins d'architecture, photographies, archives, plans, sont réunis pour raconter la fabrique des beaux-arts au fil du temps. Comme l'écrit Jean-Baptiste de Froment, directeur de l'Ecolg d'architecture Paris-Malaquais - PSL : l'Ecole est "devenue un lieu de création et de liberté qui n'a pas beaucoup d'équivalents dans le monde. Un lieu en continuelle effervescence, où se sont formés dès noms illustres et où, surtout, se sont élaborées et diffusées de nouvelles façons de voir et d'habiter le monde". C'est cette école pensée, construite, vécue, dont ce livre brosse l'extraordinaire portrait.
Née en 1961 à Marseille, l'architecte Manuelle Gautrand est notamment connue pour l'extension du LaM à Villeneuve-d'Ascq (2010), le showroom Citroën sur les Champs-Elysées (2007) ou la transformation de la Gaîté Lyrique à Paris (2011). Son oeuvre, caractérisée par une forme de poésie optimiste, même lorsqu'elle prend place dans des contextes délaissés, semble se tenir sur cette ligne de crête entre sobriété et spectaculaire, discrétion et ostentation, réel et imaginaire. Mais au-delà de l'oeuvre, le parcours accompli de Manuelle Gautrand est celui d'une femme architecte de la "génération nineties" . Loin de tout dogmatisme, sa position sans a priori assume tout autant l'adoption de méthodes rationnelles qu'une posture artistique accordant une place prépondérante au "projet" . Deuxième opus de la collection "Confidences sur l'architecture" , cet ouvrage met en lumière le parcours de l'architecte française à travers un long entretien mené par Gauthier Bolle et Maxime Decommer. Les échanges ont eu lieu en septembre 2022 au sein de l'agence de Manuelle Gautrand à Paris. Ils sont structurés en trois parties : la première est celle de la construction du regard de l'architecte au cours de son enfance, sa formation et ses débuts professionnels ; la deuxième retrace l'épanouissement et l'affirmation de sa méthode de conception, et d'organisation de son travail ; la troisième est consacrée aux questions de la transmission et de la transformation de l'existant, inscrivant sa pratique dans des enjeux actuels.
La valeur historique et patrimoniale de l'ancien hôpital Laennec est indéniable, dans son architecture résonne tout une époque ; au coeur de Paris, dans le septième arrondissement, sa reconversion a permis d'en conserver la silhouette. "Le maintien de la fonction d'origine paraît la meilleure solution, mais ce n'est pas toujours possible", Benjamin Mouton, architecte en chef des Monuments historiques, nous fait cas de l'édifiant projet qui a débuté en 2000 et qui mettra près de 15 ans à se finaliser. Cette reconversion en logements et bureaux d'un hôpital du XVIIe siècle, témoigne d'une technicité alliant au patrimoine parisien l'ingéniosité de l'architecture moderne. Laennec-Histoire dune reconversion, à travers l'intervention de ses acteurs, témoigne d'un projet noble à l'échelle des défis contemporains.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.