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Le marché du mérite. Penser le droit et l'économie avec Léonard Lessius
Decock Wim
ZONES SENSIBLES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782930601410
Dans un contexte marqué par la mondialisation des échanges commerciaux, l'essor des places boursières et des bouleversements politico-religieux profonds, le théologien jésuite Léonard Lessius (1554-1623) fera figure d'"Oracle des Pays-Bas" parmi les marchands, banquiers et princes cherchant à s'orienter dans ce nouveau monde. Son principal ouvrage, Sur la justice et le droit (De iustitia et iure, 1605), gagnera rapidement le statut d'ouvrage de référence par la lucidité de ses analyses économiques et sa fine maîtrise de la technique juridique. Influencé par le renouvellement de la théologie développé à Salamanque, Lessius relaye la pensée économique des scolastiques tout en jetant les bases du libéralisme moderne. Ce livre propose de revisiter l'héritage de ce célèbre méconnu de l'histoire de la pensée économique tout en élucidant ses fondements juridico-théologiques. Très bon étudiant, mais d'origine rurale modeste, Lessius reçut une bourse qui lui permit d'étudier au collège d'Arras, à Douai et à Louvain où il termina bril-lamment le cours de philosophie en 1572. La même année il entra dans la Compagnie de Jésus. A la fin des premières années de formation religieuse il enseigna la philosophie au collège d'Anchin à Douai et après son ordination sacerdotale (1582) fut envoyé à Rome pour des études plus poussées en théologie sous la direction des meilleurs maîtres de l'époque, Francisco Suarez et Robert Bellarmin. De retour en son pays, il fut nommé professeur de théologie à l'Université de Louvain, où il résida jusqu'à sa mort Lessius est donc surtout connu pour son traité Sur la justice et le droit de 1605, qui fut réimprimé une vingtaine de fois durant le seul XVIIe siècle. C'était la première fois qu'un théologien étudiait sérieusement les problèmes moraux soulevés par l'économie et la finance. Lessius se rendit à Anvers, alors une ville en pleine expansion économique, pour y étudier sur place comment les banques et le commerce moderne fonctionnaient. La compétence qu'il acquit dans ce domaine – une chose rare parmi les clercs de l'époque – donna un poids considérable aux solutions qu'il proposait aux problèmes soulevés. Aujourd'hui encore les historiens de la vie économique admirent la subtilité de ses analyses.
Résumé : Un duo de retraités dans leurs septante ans (Noël Declercq et Félix Le Pendu) sont appelés à enquêter sur le "suicide" d'un demi-frère de Félix. Ce dernier découvrant son existence dans un message reçu de la victime (Robert Dantraigues) peu de temps avant sa mort. Robert, l'anar était le caïd de la région de Vincennes. Impliqué dans de nombreux trafics (courses hippiques arrangées, réseau de stupéfiants, cambriolages, chantages) sans que la police puisse le confondre. Il a été retrouvé pendu avec une forte dose d'arsenic dans l'estomac. Un crime déguisé en suicide. Robert n'était pas un enfant de choeur et on lui comptait de nombreux ennemis. De tous genres. Et avides de le remplacer. Dans son proche entourage, on relève la présence de deux femmes affamées de pouvoirs : Lise de Gagnières, une personne richissime. Surnommée la Baronne. Et Martine Dubouzet, une fille sortie du ruisseau. Surnommée la Duchesse. Elles firent en sorte d'éliminer tous les "amis de quinze ans" tournant autour de Robert. Seraient-elles les exécutrices dont le but était de s'emparer des réseaux ? Sont-elles complices ou jouent-elles séparément ? Ne devrait-on pas porter l'enquête sur des gangs rivaux voire des "ripous" ou encore les compagnons du premier jour rejetés par Robert ? Tous prêts à "faire la peau" de notre caïd. Noël et Félix seront-ils à la hauteur pour démasquer le ou les assassins ? Jean-Paul Decrock. Retraité, ancien cadre supérieur de banque. Auteur de romans policiers. Vit et écrit à Jakarta (Indonésie).
Résumé : Veuve Noire : désigne le fait que la femelle mange le mâle après l'accouplement / femme dont le mariage a pour unique but de toucher l'héritage une fois son mari assassiné. Jeanne O'Connell, une Franco-Irlandaise, revient dans la cinquantaine prendre racine dans un village de Picardie. Elle y retrouve les joyeux fêtards qu'elle avait côtoyés et qui avaient fait parler d'eux dans leur tendre jeunesse. Mais bientôt, l'abbé Etienne Declercq se suicide. Accusé dans le passé de viol sur la personne de Lucienne, la soeur de Jeanne, il avait été couvert par un autre membre du trio. Paul Demange dit Paulo, dernier trublion d'antan et maire du village, soupçonne Jeanne d'être la meurtrière. Aussi appelle-t-il à la rescousse Noël Declercq, un lointain cousin de l'abbé et redoutable " privé ", accompagné de son fidèle Félix Le Pendu. Mais la "Veuve Noire" trace un chemin sans laisser de quelconques évidences. Au fond est-elle celle que l'on croit ? Est-elle la coupable, toute désignée ? Le suicide de notre curé ne serait-il pas l'arbre qui cache la forêt ?
L'ouvrage traite du programme de droit commercial tel qu'il est enseigné en deuxième année des études de droit : introduction au droit commercial, l'acte de commerce, le commerçant, les entreprises, les biens affectés à l'entreprise (fonds de commerce, baux commerciaux) ainsi que les relations entre les entreprises (concurrence, contrat) et entre les professionnels et les consommateurs. Le manuel, fidèle au principe de la collection "HyperCours" , aborde les matières concernées en deux parties liées l'une à l'autre. Au cours complet s'ajoutent des éléments pédagogiques : résumé (Mémo), définitions (Quid), bibliographie (Biblio), tests et exercices (Quiz) et pistes de réflexions (Débat). En un seul outil, le lecteur peut satisfaire son besoin de connaissance synthétique du droit commercial, tout en s'initiant à la préparation d'examens, de concours ou de travaux dirigés. La présente édition est à jour des dispositions législatives, des textes d'application et de la jurisprudence.
Résumé : "Types for brands / Typographies pour les marques" est un recueil de polices de caractères identitaires créées spécifiquement à l'usage des marques dans le cadre de leur communication. L'ensemble des polices a été conçu par l'agence de design parisienne Seenk pour ses clients. De la conception à l'utilisation finale, ce livre donne à voir une collection d'alphabets propriétaires dessinés pour l'ensemble des communications des annonceurs utilisant leur propre "police d'accompagnement" et dont l'originalité du dessin est partie prenante de leur identité visuelle. Cet ouvrage démonstratif et pédagogique a également pour vocation de faire la lumière sur une pratique souvent réservée à des initiés : la création typographique, et ce grâce à une quinzaine d'études de cas largement illustrées consacrées aux plus grandes marques.
Résumé : J'entends par "paperasse" l'ensemble des documents produits en réponse à une demande, réelle ou imaginaire, émanant de l'Etat. Dans sa plus simple expression, mon argument est que la paperasse est imprévisible, et que cette imprévisibilité est source de frustration : frustration pour ceux d'entre nous qui consacrent une partie de leur travail à rédiger des notes et à remplir des formulaires ; frustration pour ceux d'entre nous qui sont dans l'attente du tampon ou de la signature qui leur permettra de reprendre le cours normal de leur vie ; et, surtout, frustration de l'intellect, y compris de l'intellect des intellectuels. En effet, la pensée politique moderne a été façonnée autant que déconcertée par ses confrontations avec la paperasse. Au lieu d'une théorie critique des "intermédiaires bureaucratiques", nous avons un mythe, ou plutôt un ensemble de mythes, autour de la bureaucratie et des bureaucrates. Tous ces mythes se révèlent étrangement consistants, au sens où il est étrange de constater à quel point ils sont consistants, mais aussi que cette consistance elle-même est étrange : facile à saisir, mais difficile à cerner. Si, comme le veut un vieil adage, le mythe a pour fonction de procurer une solution imaginaire ou imaginative à une contradiction réelle, les mythes de la bureaucratie visent à surmonter non seulement les contradictions de la paperasse, mais celles de notre propre pensée. Il nous est impossible de réconcilier nos théories du pouvoir de l'Etat avec notre expérience de ses limites.
Où qu'ils aillent et quoi qu'ils fassent, les hommes tracent des lignes: marcher, écrire, dessiner ou tisser sont des activités où les lignes sont omniprésentes, au même titre que l'usage de la voix, des mains ou des pieds. Dans Une brève histoire des lignes, l'anthropologue anglais Tim Ingold pose les fondements de ce que pourrait être une "anthropologie comparée de la ligne" - et, au-delà, une véritable anthropologie du graphisme. Etayé par de nombreux cas de figure (des pistes chantées des Aborigènes australiens aux routes romaines, de la calligraphie chinoise à l'alphabet imprimé, des tissus amérindiens à l'architecture contemporaine), l'ouvrage analyse la production et l'existence des lignes dans l'activité humaine quotidienne. Tim Ingold divise ces lignes en deux genres - les traces et les fils - avant de montrer que l'un et l'autre peuvent fusionner ou se transformer en surfaces et en motifs. Selon lui, l'Occident a progressivement changé le cours de la ligne, celle-ci perdant peu à peu le lien qui l'unissait au geste et à sa trace pour tendre finalement vers l'idéal de la modernité: la ligne droite. Cet ouvrage s'adresse autant à ceux qui tracent des lignes en travaillant (typographes, architectes, musiciens, cartographes) qu'aux calligraphes et aux marcheurs - eux qui n'en finissent jamais de tracer des lignes car quel que soit l'endroit où l'on va, on peut toujours aller plus loin.
En 1980, un an après l'accident du réacteur de la centrale de Three Mile Island, le Comité américain de l'énergie atomique fait pression sur le Congrès pour que tous les déchets nucléaires du pays soient stockés sur un seul site. Ce sera Yucca Mountain, à 4o kilomètres de Las Vegas, Nevada. Ce livre révèle les moindres détails de ce projet d'enfouissement massif: les dizaines de millards de dollars nécessaires pour aménager la montagne; le rôle des lobbyistes pro-nucléaires sur le vote des élus corrompus; l'échec des géologues à rendre la montagne imperméable; les 250 camions qui passeront chaque mois par le centre de Las Vegas, remplis de déchets radioactifs; les manuels scolaires financés par l'Etat pour convaincre les élèves que le "nucléaire est écologique"; le comité d'expert chargé d'inventer une enseigne indiquant la dangerosité du site et compréhensible dans i0000 ans; la visite guidée des entrailles de la montagne... Mais la force du texte ne réside pas seulement dans les cris suscités par la peur du nucléaire. Mêlant avec force détails enquête de terrain et dialogues personnels - où s'invitent Noam Chomsky, Edward Abbey et Edvard Munch -, John D'Agata scrute les néons d'une ville derrière lesquels les suicides se comptent en masse et où la démesure ultime prend la forme d'un hôtel stratosphérique indestructible. Un récit sombre et éblouissant, servi par une écriture cinématographique, qui s'avale aussi vite qu'une pastille d'iode et dont la chute est vertigineuse.
En Angleterre, les pirates se sont multipliés. Forcément, il y a eu des conflits; forcément, ces conflits ont parfois pris des allures de règlements de comptes. Le 21 juin 1966, Reginald Calvert, le propriétaire de Radio City, est abattu par son rival, Oliver Smedley, le patron de Radio Atlanta. Cet ultime affrontement entre deux pirates devait couler par le fond des bateaux qui eurent un rôle fondamental dans l'émergence de la pop: seules ces radios pirates offshore offraient à la jeunesse exaltée une musique absente des ondes de la BBC. La mort d'un pirate revient sur les origines de la radiodiffusion pour aborder les raisons profondes de cet événement détonnant. Dès l'apparition des premiers pirates dans les années 1920 (de simples auditeurs accusés de trafiquer leurs récepteurs), un combat technologique, économique, culturel et politique s'engage entre deux camps: ici les défenseurs du monopole d'État et de la BBC, respectueux de la propriété intellectuelle et soucieux d'instruire le peuple par les ondes; là les féroces militants du laissez-faire financier, partisans des radios commerciales et de la liberté. Oliver Smedley et Reginald Calvert avaient choisi leur camp. Mais Radio City avait un avantage. Elle émettait depuis des anciens forts militaires, vestiges de la Seconde Guerre mondiale perdus dans les brumes de la mer du Nord: Shivering Sands... Avec l'expertise de l'historien et la plume d'un auteur de polar, Adrian Johns mène l'enquête et nous confronte aux interrogations soulevées par une société de l'information aujourd'hui devenue numérique: la légitimité des pratiques populaires, la liberté d'expression et de création, l'exercice de la démocratie, l'économie du droit d'auteur. Autant de questions qu'il adresse aux pirates modernes comme aux décideurs politiques.