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On n'y entend rien. Répétitions, essais sur la musicalité dans la peinture
Decobert Lydie
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296138780
Une lettre destinée à Daniel Arasse a impulsé cet essai. Le texte reprend en miroir le ton malicieux et enjoué adopté par l'historien d'art dans On n'y voit rien, pour décrire La Leçon de musique de Vermeer : si l'écran des références occulte l'éclat de la peinture, il entraîne aussi la surdité... et on n'y entend rien de ce que la peinture laisse entendre ! Bien au-delà de sa représentation, la musique fait corps avec la peinture : la figuration de l'accord instrumental, cette métaphore du rapport amoureux, s'accompagne d'un " jeu " musical prenant une véritable forme plastique. Le propos de ce livre n'est pas de traduire la peinture en musique, encore moins de pointer des correspondances. Simplement, ainsi que le recommandait Paul Claudel au visiteur des musées, " avoir l'oreille aussi éveillée que les yeux " permet d'être attentif au sous-entendu et/ou à la double entente, de repérer la manifestation inouïe de la musique dans les tableaux.
Comment pourrait-on considérer comme simple moyen d'accès et d'articulation un élément architectural aussi paradoxal et fascinant que l'escalier ? Il s'élance à perte de vue dans un espace cependant circonscrit, où "échappée" et "repos" coexistent, où "montée" et "descente" coïncident... Incontournable dans nos lieux d'existence comme dans les espaces plastiques, cinématographiques ou littéraires, l'escalier cristallise à lui seul toutes les directions imaginables ! Mais ce "conduit" par lequel s'écoulent le flux et le reflux humain, symboliquement assimilé à un processus d'ascension vers la perfection ou de descente vers la décrépitude, n'est-il pas susceptible de fuir ? La moindre brèche ne favorise-t-elle pas l'expansion des forces qu'il contient, faisant de lui le lieu privilégié du "passage", de la transformation ? Au final, l'escalier nous a transportés vers d'insoupçonnées destinations, vers des sens inverses mais pas nécessairement contraires, parfois inversés, où le contresens s'est avéré porteur de renouvellement. L'apparente monotonie de l'escalier se double d'une scansion rythmique (parfois même mélodique) qui en fait une structure élastique comme le temps, aux aspects changeants et musicaux, les fuites de l'espace.
Cet ouvrage met en lumière le lien établi entre l'art pictural et le cinéma d'Alfred Hitchcock. Les tableaux sont mis en scène et dynamisent la narration, mais s'asservissent-ils aux récits ? Sous quelles formes et jusqu'où s'étend l'impact de la peinture sur le cinéma hitchcockien ? L'auteur décrit les décors, les toiles de fond, les tableaux qui habitent et structurent les images du réalisateur, tout en faisant appel à la mémoire collective.
Les flèches décochées par l'archer musicien font vibrer les images en traversant l'écran et le coeur du spectateur. Musique et crime ne se dissocient pas dans le cinéma hitchcockien. La musique joue un rôle déterminant dans la narration : elle déclenche le soupçon, trahit un meurtrier, place une héroïne en danger de mort, révèle un repaire de bandits ou attise la furie d'oiseaux ravageurs. Elle se fait aussi métaphore de l'innocence ou incarnation de l'infini. Comment " la corde musicale " d'Alfred Hitchcock se manifeste-t-elle ? La musique mise en scène scande la montée de la tension, dynamise les images, découpe les séquences ; elle inspire des processus de développement. La "mesure" placée à la clé... de l'énigme permet-elle de "déchiffrer" un film comme on déchiffre une partition ? Est-ce parce que la musique imprègne les images qu'elle leur confère une forme qui échappe à la représentation ?
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.