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L'escalier ou les fuites de l'espace. Une structure plastique et musicale
Decobert Lydie
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747594615
Comment pourrait-on considérer comme simple moyen d'accès et d'articulation un élément architectural aussi paradoxal et fascinant que l'escalier ? Il s'élance à perte de vue dans un espace cependant circonscrit, où "échappée" et "repos" coexistent, où "montée" et "descente" coïncident... Incontournable dans nos lieux d'existence comme dans les espaces plastiques, cinématographiques ou littéraires, l'escalier cristallise à lui seul toutes les directions imaginables ! Mais ce "conduit" par lequel s'écoulent le flux et le reflux humain, symboliquement assimilé à un processus d'ascension vers la perfection ou de descente vers la décrépitude, n'est-il pas susceptible de fuir ? La moindre brèche ne favorise-t-elle pas l'expansion des forces qu'il contient, faisant de lui le lieu privilégié du "passage", de la transformation ? Au final, l'escalier nous a transportés vers d'insoupçonnées destinations, vers des sens inverses mais pas nécessairement contraires, parfois inversés, où le contresens s'est avéré porteur de renouvellement. L'apparente monotonie de l'escalier se double d'une scansion rythmique (parfois même mélodique) qui en fait une structure élastique comme le temps, aux aspects changeants et musicaux, les fuites de l'espace.
Environ 60 millions de personnes sont mortes pendant la Seconde Guerre mondiale. Nombreuses sont celles qui ont disparu dans les camps de concentration ou dans des charniers disséminés partout en Europe suite à des exécutions de masse. La majorité des corps n'a pas pu être identifiée, laissant des familles dans l'impossibilité de faire le moindre deuil. Pire même. Les banques suisses refusent l'accès aux comptes des victimes des camps de concentration aux familles qui le réclament au motif qu'il faut pour cela un certificat attestant du décès du détenteur du compte, chose bien évidemment ubuesque. Mélanie Decobert, jeune dentiste passionnée par l'histoire de sa profession, s'est attachée à démontrer que les techniques utilisées en odontologie médico-légale pouvaient apporter une aide considérable à cette fin, dans la connaissance de cette période et dans la résolution des problèmes consécutifs à toute disparition. De fait, avec celles-ci, les études comparatives dans le cadre d'une identification, entre les éléments ante-mortem et ceux post-mortem, aboutissent parfois à des résultats surprenants. C'est ainsi qu'il a été certifié que Hitler et Eva Braun étaient bien décédés. Tout comme de nombreux corps trouvés dans des charniers d'Europe de l'Est qui ont pu être reconnus. Enfin, à l'aide d'archives historiques remarquables et surtout des comptes rendus des enquêtes actuellement en cours, notre auteur est parvenue également à attester du bon usage des analyses de l'ADN dans l'identification de restes humains appartenant à des populations civiles ou militaires. Xavier Riaud
Les ressorts de la peur déclinés par Alfred Hitchcock, la maison isolée (The Birds), la pièce interdite (Notorious), la clef enchantée (Dial M for Murder), le miroir omniscient (Vertigo) ou le portrait maléfique (Rebecca), ravivent nos terreurs enfantines. Doubles et troubles, les tueurs charment leurs victimes. Selon Hitchcock, "les contes pour enfants nous mettent en garde contre les fausses apparences" : l'avenante belle-mère qui empoisonne sa bru (Notorious) n'est-elle pas une sorcière comme la charmante petite vieille aux pommes dans Blanche-Neige et les Sept Nains ? Défunts et malins hantent leur entourage, ourdissant des plans démoniques dans un contexte où horreur et merveilleux sont appariés. Par quels prodiges le quotidien bascule-t-il dans la féérie ? Comment le cinéaste confère-t-il aux images un pouvoir d'envoûtement comparable à celui des mots ?
Un plan demeuré célèbre cadre en plongée la spirale d'un escalier avec juste une main blanche glissant le long de la rampe le locataire noctambule serait-il l'étrangleur des femmes blondes ? The Lodger (1926), considéré par Hitchcock comme son premier film, donne le coup d'envoi d'une utilisation de l'escalier comme une dynamique de l'effroi ! Ce livre convie à reconsidérer une obsédante figure " l'escalier " est-il réductible à un moyen de transport vers des extrémités non sécurisées ? Déployé dans l'espace filmique, où chacun des degrés rythme le rapprochement d'un moment redouté, n'est-il qu'un instrument de mesure du temps ? Le réalisateur pulvérise le symbole universel de la progression et de la régression au terme de voluptueuses montées, de Blackmail à Frenzy, sexualité et crime fusionnent tandis que l'accès à la connaissance ne se réalise qu'en descente. La structure en marches est investie d'une telle puissance qu'elle prend l'aspect d'une véritable machinerie (Vertigo), à moins que son arrêt brutal ne nous plonge dans un univers de démence (Psycho) ; le trajet vers l'effroi passerait-il par la suspension ?
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.