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La corde musicale d'Alfred Hitchcock
Decobert Lydie
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782343073620
Les flèches décochées par l'archer musicien font vibrer les images en traversant l'écran et le coeur du spectateur. Musique et crime ne se dissocient pas dans le cinéma hitchcockien. La musique joue un rôle déterminant dans la narration : elle déclenche le soupçon, trahit un meurtrier, place une héroïne en danger de mort, révèle un repaire de bandits ou attise la furie d'oiseaux ravageurs. Elle se fait aussi métaphore de l'innocence ou incarnation de l'infini. Comment " la corde musicale " d'Alfred Hitchcock se manifeste-t-elle ? La musique mise en scène scande la montée de la tension, dynamise les images, découpe les séquences ; elle inspire des processus de développement. La "mesure" placée à la clé... de l'énigme permet-elle de "déchiffrer" un film comme on déchiffre une partition ? Est-ce parce que la musique imprègne les images qu'elle leur confère une forme qui échappe à la représentation ?
Cet ouvrage met en lumière le lien établi entre l'art pictural et le cinéma d'Alfred Hitchcock. Les tableaux sont mis en scène et dynamisent la narration, mais s'asservissent-ils aux récits ? Sous quelles formes et jusqu'où s'étend l'impact de la peinture sur le cinéma hitchcockien ? L'auteur décrit les décors, les toiles de fond, les tableaux qui habitent et structurent les images du réalisateur, tout en faisant appel à la mémoire collective.
Environ 60 millions de personnes sont mortes pendant la Seconde Guerre mondiale. Nombreuses sont celles qui ont disparu dans les camps de concentration ou dans des charniers disséminés partout en Europe suite à des exécutions de masse. La majorité des corps n'a pas pu être identifiée, laissant des familles dans l'impossibilité de faire le moindre deuil. Pire même. Les banques suisses refusent l'accès aux comptes des victimes des camps de concentration aux familles qui le réclament au motif qu'il faut pour cela un certificat attestant du décès du détenteur du compte, chose bien évidemment ubuesque. Mélanie Decobert, jeune dentiste passionnée par l'histoire de sa profession, s'est attachée à démontrer que les techniques utilisées en odontologie médico-légale pouvaient apporter une aide considérable à cette fin, dans la connaissance de cette période et dans la résolution des problèmes consécutifs à toute disparition. De fait, avec celles-ci, les études comparatives dans le cadre d'une identification, entre les éléments ante-mortem et ceux post-mortem, aboutissent parfois à des résultats surprenants. C'est ainsi qu'il a été certifié que Hitler et Eva Braun étaient bien décédés. Tout comme de nombreux corps trouvés dans des charniers d'Europe de l'Est qui ont pu être reconnus. Enfin, à l'aide d'archives historiques remarquables et surtout des comptes rendus des enquêtes actuellement en cours, notre auteur est parvenue également à attester du bon usage des analyses de l'ADN dans l'identification de restes humains appartenant à des populations civiles ou militaires. Xavier Riaud
Une lettre destinée à Daniel Arasse a impulsé cet essai. Le texte reprend en miroir le ton malicieux et enjoué adopté par l'historien d'art dans On n'y voit rien, pour décrire La Leçon de musique de Vermeer : si l'écran des références occulte l'éclat de la peinture, il entraîne aussi la surdité... et on n'y entend rien de ce que la peinture laisse entendre ! Bien au-delà de sa représentation, la musique fait corps avec la peinture : la figuration de l'accord instrumental, cette métaphore du rapport amoureux, s'accompagne d'un " jeu " musical prenant une véritable forme plastique. Le propos de ce livre n'est pas de traduire la peinture en musique, encore moins de pointer des correspondances. Simplement, ainsi que le recommandait Paul Claudel au visiteur des musées, " avoir l'oreille aussi éveillée que les yeux " permet d'être attentif au sous-entendu et/ou à la double entente, de repérer la manifestation inouïe de la musique dans les tableaux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.