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Les temps du vieillir. Essai pour éviter le naufrage
Declerck Michèle
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782747570350
Le temps du vieillir ne se confond, ni avec la vieillesse, au sens sociologique du terme, ni avec les signes cliniques du vieillissement. Il représente ce basculement du temps où le temps linéaire perd tout son sens de ce qu'il achemine vers la mort, où le temps du dehors n'est plus le temps du dedans, pas plus que le temps des uns ne correspond au temps des autres. C'est le temps où tout se mélange, le temps du conscient et le non-temps de l'Inconscient, le temps du destin qui pourrait bien avoir affaire avec le jugement dernier... C'est ce qui fait du vieillir une maladie du temps, comme on a pu le dire de la dépression. D'ailleurs, le vieillir est-il autre chose qu'une sorte de dépression ajoutée qui va venir aggraver les inconvénients très réels de l'âge du poids d'un naufrage annoncé, et qui fait que ce temps-là n'est souvent occupé qu'à tuer le temps qui nous reste. A contrario, la raison de ne pas sombrer pourrait surgir de cette indétermination, de cette part de liberté qui fait qu'à ce moment encore et plus que jamais compte tenu de l'urgence, il nous appartient de choisir notre " mode d'être au temps ". D'où le titre de cet ouvrage : non pas le temps du vieillir, mais " les temps du vieillir ".
Ouvrage de référence depuis sa première édition, ce livre rassemble pour les étudiants en formation initiale, les internes, les pédodontistes et les omnipraticiens toutes les données essentielles pour une prise charge optimale en odontologie pédiatrique. Cette 3e édition, révisée et complétée de nouvelles fiches, est rédigée sous l'égide du Collège des enseignants en odontologie pédiatrique et coordonnée par le Professeur Michèle Muller-Bolla. Elle collecte les contributions de plus de cent auteurs pour une approche pluridisciplinaire avec en fil conducteur : rendre accessible le savoir de l'odontologie pédiatrique en synthétisant de façon rationnelle les situations cliniques les plus fréquemment rencontrées. Avec plus de 300 illustrations, tableaux et figures cet ouvrage s'adressent à tous les praticiens qui prennent en charge des enfants.
Il passe son temps chez les médecins ou dans les pharmacies. Il se pense atteint des pires maux, de préférence mortels et se préoccupe en permanence de sa santé. C'est un éternel malade: un hypocondriaque. Nous avons tous rencontré l'un de ces malades imaginaires ou développé nous-même, lors de périodes de stress par exemple, des épisodes hypocondriaques. Comment reconnaître l'hypocondrie? Que masque cette angoisse de la maladie? Naît-on hypocondriaque ou le devient-on? Cela se soigne-t-il et comment? Cet ouvrage répond, entre autres, à ces questions en faisant le point sur une maladie très répandue dans notre société obsédée par la normalité: ses manifestations, ses causes, ses remèdes. S'adressant autant aux hypocondriaques qu'à leur entourage désireux de les aider, il recense les diverses thérapies possibles et leurs chances de succès.
Pourquoi, d'abord, Les Arènes de Lutèce, alors qu'il s'agit d'une chronique consacrée en grande partie à cette crise du coronavirus ? Tout d'abord, parce que c'est là que la narratrice se retrouve chaque jour, à mi-chemin du Luxembourg et du Jardin des Plantes, dans un lieu qui lui permet, en toute tranquillité d'âme, d'aborder le temps d'aujourd'hui et ses problématiques. C'est ici qu'elle appréhende de façon plus intime ce sujet de société, à travers le vécu de personnages familiers soumis brutalement à cette tempête inattendue. Elle y réfléchit sur le fossé des générations avec ce qu'il peut laisser d'incompréhension et de douleur, au maelström de l'épidémie, bouleversant les individus par des situations imprévues : la fin des amours adolescentes, l'effort pour comprendre "malgré tout", la remise en cause des projets et pour d'autres, le regret d'une fin tranquille... Elle s'efforce d'établir un pont entre le public et le privé, les pièges de la désinformation et les contraintes de l'enfermement, sachant que l'histoire n'est pas encore écrite, nous laissant encore une fois face à nos forces, nos faiblesses et nos incertitudes. Elle vient nous dire enfin qu'à travers les chants de victoire et le silence de la peur, il reste des lieux propices au repos et à l'écoute, pour nous permettre d'entendre l'histoire de notre histoire.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.