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Jean Proal, créateur d'humanité
Déchanet-Platz Fanny
PU ARTOIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782848321806
L'oeuvre littéraire de Jean Proal (1904-1969), aujourd'hui méconnue, se compose d'une dizaine de romans publiés entre 1931 et 1956, de deux livres d'artistes - réalisés avec les peintres Hans Hartung et Anna-Eva Bergman - et d'ouvrages "documentaires" sur la nature. Si Proal a été connu de son vivant comme le "romancier de la montagne", son véritable projet littéraire tend vers une écriture au plus proche de l'humanité. Souvent évoqués à l'ombre de ceux de Giono ou Ramuz, ses romans frappent cependant leurs lecteurs d'alors, et ceux d'aujourd'hui, par l'intensité de leurs drames. Ce volume se donne pour objectif de mettre en lumière le romancier qu'était Jean Proal. La première partie de l'ouvrage, consacrée à son oeuvre romanesque, réunit les communications présentées lors de la journée d'étude organisée à l'université Stendhal de Grenoble, avec le concours des Amis de Jean Proal, en décembre 2011 et intitulée : L'oeuvre d'art vaut par ce qu'elle peut contenir de valeur humaine Redécouvrir .Jean Proal. Elle propose les analyses de six de ses romans qui mettent en avant la personnalité de son écriture. La seconde partie se compose d'une présentation du fonds d'archive Jean Proal, conservé aux Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence (04), et d'un recueil de lettres échangées entre Proal et ceux qui ont joué un rôle dans le devenir de son oeuvre (éditeurs, écrivains, critiques et artistes). Elles visent à dessiner l'ethos d'auteur de Jean Proal, entre doute, désir de reconnaissance et immense travail.
Ce livre est la réédition de l'Histoire de la Guerre des Cosaques contre la Pologne, publiée à Paris en 1663 et 1668 par Pierre Chevalier, conseiller du Roi en sa cour des monnaies. Chevalier, selon ses propres j dires, aurait été secrétaire de l'ambassadeur de France en Pologne et aurait conduit 2000 Cosaques engagés dans les armées françaises. Désireux de "rendre publiques tant de belles actions, que les Cosaques se sont contentés de faire seulement, sans prendre aucun soin de les transmettre à la Postérité, ou de les débiter aux autres nations", Pierre Chevalier s'auto-proclama historiographe des Cosaques, et son ouvrage représente un véritable travail d'historien, selon les critères du XVIIe siècle. L'Histoire de la guerre des Cosaques contre la Pologne est donc une source utile pour l'histoire de la guerre de libération du peuple ukrainien, débutée en 1648, et comprend certains matériaux ethnographiques qui peuvent être utilisés pour caractériser les peuples ukrainien et tatar contemporains de la révolte. Le texte intégral, avec en annexes une reproduction en fac-similé de la partie "Discours des Tartares Précopites", est accompagné dans cette édition d'une introduction et de notes de Maxime Deschanet, doctorant en histoire de l'Ukraine à l'Institut national des langues et civilisations orientales de Paris.
Le Miroir de la foi est écrit vers 1140. L'époque où saint Bernard et les premiers Cisterciens se font les chantres de l'amour de Dieu et renouvellent la théologie mystique, tandis que les hardiesses intellectuelles de Maître Pierre Abélard semblent ébranler les bases traditionnelles de la foi. Guillaume de Saint-Thierry, ami de saint Bernard, lui-même penseur et mystique, devenu, d'abbé bénédictin, moine cistercien de Signy, entend rassurer les croyants simples et fervents en mettant en vive lumière le caractère, l'objet, le chemin de la foi, inséparable de la charité. Son Miroir de la foi est un des premiers ouvrages qui tentent la synthèse des éléments constitutifs de l'acte de foi : la grâce et la liberté, l'intelligence et la volonté. Si la raison garde tous ses droits, " l'amour lui-même est connaissance ".
Résumé : " Il y a deux atouts magistraux dans les manches de sa robe de juge en brocart vert : l'agilité de son esprit, qui dénoue les énigmes les plus difficiles et déjoue les ruses les plus malignes, et l'air du temps dans lequel il vit. Van Gulik nous plonge, sans le moindre didactisme, dans la vie quotidienne sous les T'ang, comme s'il pilotait une invisible machine à remonter le temps. La merveille de ces romans policiers qui ne ressemblent à aucun, c'est de nous offrir à la fois les clés d'une tête très maligne et d'un pays fabuleux et vrai : la Chine, ingénieuse nation dont l'ingénieux juge Ti est le digne fils. " Claude Roy, Le Nouvel Observateur
Entre les deux dates qui bornent cette étude, une forme de cycle se déploie, depuis l'essor et l'avènement du rêve puis du sommeil en littérature, à la fin du XVIIIe siècle, jusqu'à leur bouleversement ou leur destructuration pour les rescapés de la Seconde Guerre mondiale et de la déportation. Il s'agit ici de confronter cette description littéraire des "phénomènes du sommeil" (Nodier) par les écrivains de langue française aux apports de la neurophysiologie et de la psychanalyse, Freud principalement. Pour ce faire, l'ouvrage s'attache à suivre le sommeil dans son déroulement: endormissement, sommeil profond et réveil. Qu'il s'agisse de Balzac, de Gautier, de Valéry, de Proust, de Cocteau, des surréalistes ou encore de Yourcenar, chacun s'engage dans ce qu'il a de plus inconscient et de plus poétique. Mais tous témoignent également de ces guets-apens du sommeil que sont l'insomnie, le somnambulisme, les rêves traumatiques. Le parcours de cette nuit fictive rend ainsi au sommeil la place qu'il occupe dans la vie et la littérature, constituant une véritable anthologie.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.