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LE MIROIR DE LA FOI. Edition bilingue français-latin
Déchanet Jean
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204019873
Le Miroir de la foi est écrit vers 1140. L'époque où saint Bernard et les premiers Cisterciens se font les chantres de l'amour de Dieu et renouvellent la théologie mystique, tandis que les hardiesses intellectuelles de Maître Pierre Abélard semblent ébranler les bases traditionnelles de la foi. Guillaume de Saint-Thierry, ami de saint Bernard, lui-même penseur et mystique, devenu, d'abbé bénédictin, moine cistercien de Signy, entend rassurer les croyants simples et fervents en mettant en vive lumière le caractère, l'objet, le chemin de la foi, inséparable de la charité. Son Miroir de la foi est un des premiers ouvrages qui tentent la synthèse des éléments constitutifs de l'acte de foi : la grâce et la liberté, l'intelligence et la volonté. Si la raison garde tous ses droits, " l'amour lui-même est connaissance ".
Ce livre est la réédition de l'Histoire de la Guerre des Cosaques contre la Pologne, publiée à Paris en 1663 et 1668 par Pierre Chevalier, conseiller du Roi en sa cour des monnaies. Chevalier, selon ses propres j dires, aurait été secrétaire de l'ambassadeur de France en Pologne et aurait conduit 2000 Cosaques engagés dans les armées françaises. Désireux de "rendre publiques tant de belles actions, que les Cosaques se sont contentés de faire seulement, sans prendre aucun soin de les transmettre à la Postérité, ou de les débiter aux autres nations", Pierre Chevalier s'auto-proclama historiographe des Cosaques, et son ouvrage représente un véritable travail d'historien, selon les critères du XVIIe siècle. L'Histoire de la guerre des Cosaques contre la Pologne est donc une source utile pour l'histoire de la guerre de libération du peuple ukrainien, débutée en 1648, et comprend certains matériaux ethnographiques qui peuvent être utilisés pour caractériser les peuples ukrainien et tatar contemporains de la révolte. Le texte intégral, avec en annexes une reproduction en fac-similé de la partie "Discours des Tartares Précopites", est accompagné dans cette édition d'une introduction et de notes de Maxime Deschanet, doctorant en histoire de l'Ukraine à l'Institut national des langues et civilisations orientales de Paris.
Bekirova Goulnara ; Dmytrychyn Iryna ; Deschanet M
Cet ouvrage relate la vie et les combats des Tatars de Crimée, depuis leur déportation sur ordre de Staline en 1944 jusqu'à la chute de l'URSS. Il apporte un éclairage des plus significatifs sur la situation actuelle de la péninsule criméenne, annexée par la Russie en 2014.
Entre les deux dates qui bornent cette étude, une forme de cycle se déploie, depuis l'essor et l'avènement du rêve puis du sommeil en littérature, à la fin du XVIIIe siècle, jusqu'à leur bouleversement ou leur destructuration pour les rescapés de la Seconde Guerre mondiale et de la déportation. Il s'agit ici de confronter cette description littéraire des "phénomènes du sommeil" (Nodier) par les écrivains de langue française aux apports de la neurophysiologie et de la psychanalyse, Freud principalement. Pour ce faire, l'ouvrage s'attache à suivre le sommeil dans son déroulement: endormissement, sommeil profond et réveil. Qu'il s'agisse de Balzac, de Gautier, de Valéry, de Proust, de Cocteau, des surréalistes ou encore de Yourcenar, chacun s'engage dans ce qu'il a de plus inconscient et de plus poétique. Mais tous témoignent également de ces guets-apens du sommeil que sont l'insomnie, le somnambulisme, les rêves traumatiques. Le parcours de cette nuit fictive rend ainsi au sommeil la place qu'il occupe dans la vie et la littérature, constituant une véritable anthologie.
Résumé : Au début de l'année 1594, l'empereur du Saint Empire, Rodolphe II, envoie Erich Lassota von Steblau, diplomate au service de la maison de Habsbourg, conclure une alliance avec les Cosaques zaporogues pour lutter contre les Ottomans. La mission, bien que ne semblant pas avoir donné suite, dura plusieurs mois, de janvier à septembre 1594, et Lassota consigna ce périple dans son journal. Les manuscrits de Erich Lassota constituent une importante source historique pour l'étude du début de l'histoire des Cosaques ukrainiens, de leurs moeurs et de leurs institutions politiques et sociales. Dans le même temps, il donne également des informations sur la Ostpolitik des Habsbourg à la fin du XVIe siècle, ainsi que sur le long conflit entre les Habsbourg et l'Empire ottoman, qui à l'époque se trouvaient engagés dans un conflit connu sous le nom de Grande Guerre de Hongrie (1593-1606). La présente traduction de l'allemand n'est pas intégrale et ne couvre que l'année 1594, c'est-à-dire l'année où Lassota entreprit sa mission auprès des Cosaques zaporogues. Elle est réalisée et introduite par Maxime Deschanet.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).