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La formation des cadres sous le régime colonial au Dahomey (1932-1972). Bembéréké, Gbengbereke et se
Débourou Djibril Mama
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343156033
Sous le régime colonial français, l'assimilation culturelle, qui décernait aux lettrés le statut d'élite sociale, demeurait un mythe inaccessible aux nombreux premiers écoliers de Bembéréké. Symbole de cette inaccessibilité : le diplôme fétiche de la Il le république, le certificat d'études primaires accessible théoriquement aux populations des colonies dès 1918. Après sa longue agonie, l'école de Bembéréké en pleine reconstruction avait-elle besoin de tant de minutie dans la maîtrise des cycles d'apprentissage ? Ou bien au contraire, les maîtres embarrassés par ces fioritures devaient-ils se concentrer sur le redressement structurel au détriment du contenu de l'initiation intellectuelle ? Symbole prestigieux culturel, civique et moral nécessaire à l'ascension sociale, le certificat d'études primaires demeurera à jamais inaccessible à ces jeunes ruraux. Les raisons sont diverses :économiques sociales et politiques... tout autant de barrières infranchissables pour ces enfants qui n'ont pourtant pas démérité. Malgré leurs échecs, ils ont permis l'ouverture du chemin aux générations suivantes.
La scène du Borgu, juste au lendemain de la mainmise française sur ce territoire (fin XIXe - début XXe siècles) se trouvait dominée par la très forte personnalité de Bio Guéra. Il voulait redonner aux Wasangari leur dignité étouffée et au Baaruwu un rang de puissance indépendante. Personnage qui en imposait : grand, racé, le teint bien foncé, Bio Guéra, le guerrier mythique, appartenait au monde légendaire. Mais il fut rattrapé par la réalité : il reçut dans la tête, une, deux, peut-être trois balles qui l'envoyèrent de vie à trépas. Ses contemporains passionnés mais lucides l'érigèrent en symbole de la résistance face au péril français régicide.
La mort d'un, de deux ou trois tirailleurs, peut-être davantage, déclencha la furie de la soldatesque qui entreprit une attaque lourde : les coups de feu dans tous les azimuts firent de nombreuses victimes. La troupe perpétra le sac de Gbeguru. Pendant qu'elle recevait des grêles et des pluies de flèches, elle répondait par des feux de salve qui se succédaient à un rythme régulier et cadencé, faisant parmi les autochtones des dizaines et des dizaines de morts qui jonchaient le sol. Les soldats agissaient dans une ambiance d'agitation extrême et un contexte psychologique exaltant sous le ciel sinistre de Gbeguru qui se trouva, ipso facto, dans la tourmente.
C'est grâce à des adaptations souvent très ingénieuses que les Baatombu (Bariba) ont pu vivre et construire leur histoire dans la savane du Borgu. Dépassant largement les frontières artificielles tracées, d'un commun accord, par les Français et les Anglais pour déterminer l'actuelle République du Bénin, le Borgu englobe également les chefferies d'Ilo, de Wawa, de Kaiama et de Busa en territoire nigérian. Le Borgu que les Européens qualifièrent, au début du XIXe siècle, de pays fermé et rébarbatif, est devenu depuis une région densément peuplée. Lorsque l'on aborde la société baatonnu (barba), l'on croit à tort l'expliquer en la caractérisant par une opposition radicale entre le groupe des Wasangari - la noblesse - et la masse roturière constituée par les cultivateurs, les chasseurs, les artisans, etc. Mais l'étude de cette société ne se comprend pas si l'on oublie les mécanismes sociaux, politiques, économiques et culturels qui déterminent l'implication de tous dans un fonctionnement harmonisé. Les lignages, fondement de la société, se confondent toujours dans des alliances indistinctes où s'associent nobles, roturiers et éléments serviles. Ces liens familiaux servent de soubassement à une solidarité qui débouche sur l'unité nationale. C'est cette réalité-là qui échappe à tant d'observateurs. Se fondant uniquement sur les activités politiques tumultueuses des Wasangari, ils prédisent la fin de cette solidarité et la disparition imminente de l'Etat baatonnu. Qu'en est-il réellement ? Cet ouvrage se veut une étude précise et détaillée de la société baatonnu et une réflexion sur la question complexe de son avenir.
L'éclosion de l'enseignement public dans les colonies de l'Afrique occidentale française (AOF) se renforça par la formation des maîtres. Mathieu Bouké, originaire du Haut-Dahomey, devint instituteur du cadre indigène. Il avait une connaissance profonde de l'époque coloniale. Figure de proue des intellectuels baatombu, rétif et désobéissant, cet homme navigua à contre-courant : il dérangeait. Son attitude et ses combats contestataires le conduisirent à renoncer à son cocon et il connut une triste fin. Ce livre invite à la connaissance d'un esprit qui fut l'honneur de son temps et de ses origines.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.