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Hyllarima de Carie. Etat de la question
Debord Pierre ; Varinlioglu Ender
AUSONIUS
50,00 €
Épuisé
EAN :9782356132123
Pendant une vingtaine d'années, une équipe d'universitaires turcs et bordelais constituée autour d'Ender Varinlioglu et Pierre Debord s'est donné comme tâche d'étudier la partie sud-ouest de l'Anatolie, région que l'on désignait dans l'Antiquité sous le nom de Carie, consacrant l'essentiel de ses recherches aux zones qui ne jouxtaient pas la mer dans la mesure où les sites côtiers, qui étaient considérés à juste titre comme appartenant très tôt au monde grec, avaient retenu en priorité l'attention des savants modernes. Hyllarima était déjà mentionnée dans plusieurs documents hittites dont l'un relatant la conquête de Tudhaliyas II (Wallarima), mais il serait sans doute vain de rechercher un habitat stable attribuable à cette période. L'existence d'Hyllarima n'est pourtant pour l'instant connue que d'un petit cénacle de chercheurs spécialistes d'épigraphie et il n'existait à ce jour aucun plan, aucun relevé des vestiges. L'étude proposée ici offre un dossier complet, fruit d'un examen aussi systématique que possible des vestiges archéologiques, reprend l'essentiel des éditions, traductions et interprétations des textes épigraphiques connus, mais aussi l'ensemble des découvertes épigraphiques révélant de nombreux inédits et redonne vie à une cité de la Carie intérieure.
Des Cariens, qui vivaient dans le sud-ouest de l'Asie Mineure, on connaît la langue et l'écriture, les monnaies, les divinités et les lieux sacrés, ainsi que quelques éléments de l'organisation politique, notamment le Koinon. De leur culture matérielle, en revanche, on ne sait que très peu de choses. Or leurs pratiques funéraires étaient suffisamment singulières pour qu'au ve s. av. J.-C., Thucydide (1.8) écrive : " [Lors de la purification de l'île de Délos], il apparut que plus de la moitié des théké étaient des tombes cariennes. On s'en aperçut en observant l'équipement guerrier enseveli avec les corps et le mode de sépulture, qui est encore celui des Cariens aujourd'hui." Souvent réduit à ses éléments les plus emblématiques et les plus fameux, tels le Mausolée d'Halikarnasse (Bodrum) et les tombes rupestres à façade de "temple" de Kaunos (Dalyan), le monde funéraire carien n'avait, jusqu'alors, jamais fait l'objet d'une étude exhaustive. Fort de ce constat, l'auteur nous livre ici une synthèse inédite sur l'espace funéraire à l'échelle d'un vaste territoire, comme l'était celui de la Carie antique. A partir d'un enregistrement rigoureux des structures architectura-les encore conservées aujourd'hui, il définit avec clarté les multiples facettes des tombes cariennes, en mettant en évidence toutes les transformations et évolutions qui ont pu intervenir au cours de l'histoire de cette région. Le lecteur peut ainsi découvrir la diversité des plans et des traitements qui caractérisent les monuments funéraires de Carie. Ces tombes ne sont pas seulement des structures fonctionnelles destinées à offrir un lieu de repos au défunt. Elles sont aussi, par leur monumentalité, porteuses d'une plus large dimension, devenant ainsi les témoins les plus tangibles de la réussite aussi bien politique qu'économique des élites cariennes, ainsi que de la formation d'une culture unique à la charnière des blocs grec et perse. Il s'agit donc d'une étude qui fera date. Indispensable à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'histoire de la Carie de l'époque classique à l'époque hellénistique, elle constituera également une référence pour l'historien de l'empire perse comme pour celui des royaumes hellénistiques.
Résumé : Ces cinq enregistrements réalisés par Guy Debord couvrent une période de neuf ans qui s'étend des prémices de l'Internationale lettriste (1952-1957) à la fin de la première époque de l'Internationale situationniste (1957-1961), époque de la recherche d'un terrain artistique véritablement nouveau à partir de la réunification de la création culturelle d'avant-garde et de la critique révolutionnaire de la société. Ces documents sonores nous font entendre la voix singulière de Guy Dehord, et s'il a pu dire plus tard que rien d'important ne s'est communiqué en ménageant un public. en 1953 il constatait : "Bien sûr, les auditeurs n'existent pas, c'est une illusion collective, comme Dieu quand il était à la mode".
Ces Commentaires pourront servir à écrire un jour l'histoire du spectacle ; sans doute le plus important événement qui se soit produit dans ce siècle ; et aussi celui que l'on s'est le moins aventuré à expliquer. En des circonstances différentes, je crois que j'aurais pu me considérer comme grandement satisfait de mon premier travail sur ce sujet, et laisser à d'autres le soin de regarder la suite. Mais, dans le moment où nous sommes, il m'a semblé que personne d'autre ne le ferait."
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.