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L'amour et la sexualité dans la Bible. Aux origines de l'identité sexuelle
Debergé Pierre
NOUVELLE CITE
21,30 €
Épuisé
EAN :9782853136600
Extrait DE LA «LIBÉRATION SEXUELLE» À LA CONFUSION DES GENRES Voilà plus de vingt ans, M. Kundera écrivait à propos de l'héroïne d'un de ses romans : «Elle prend les choses trop au sérieux, elle tourne tout au tragique, elle ne parvient pas à comprendre la légèreté et la joyeuse futilité de l'amour physique. Elle voudrait apprendre la légèreté ! Elle voudrait qu'on lui apprenne à ne plus être anachronique» Anachronique, Tereza l'est en effet aux yeux de son ami Tomas qui essaie de la convaincre que «l'amour et l'acte d'amour sont deux mondes différents». A l'encontre d'une culture régnante qui entretient l'image d'une sexualité légère et libérée, Tereza sent bien pourtant que les relations sexuelles sont lourdes de sens et qu'elles engagent toutes les dimensions de la personne. La souffrance de Tereza pourrait paraître négligeable si elle n'était celle de quantité d'hommes et de femmes à qui l'on a fait miroiter l'avènement d'une sexualité sans tabous et sans interdits et qui se trouvent aujourd'hui confrontés à de terribles blessures ou au retour tragique de la répression. Alors qu'ils rêvaient d'un «sexe rigolo, un sexe qui soit un moyen de communication sympa, un peu comme la bouffe», la fin des années 1990 projeta en effet sur la scène publique des drames qui ébranlèrent l'opinion publique. «On s'avisa qu'un danger rôdait. Ni dans les familles, ni à l'école, ni ailleurs, l'enfant n'était plus à l'abri d'ignobles appétits qu'on réapprit aussitôt à stigmatiser.» Découvrant en son sein des violences inimaginables, la société entreprit donc, hâtivement et «policièrement», d'en éradiquer la menace. «Pères incestueux, instituteurs ou curés obsédés, assassins obéissant à leurs pulsions, épouses suspicieuses, patrons lubriques tyrannisant leurs salariés : la même angoisse dénonciatrice, la même exigence de répression envahissaient les médias. Pas un jour, bientôt, sans qu'une souffrance cachée, un drame trop longtemps enseveli dans le silence n'occupe la chronique du premier chef-lieu de canton venu. [...] Un nouveau regard inquisiteur fut jeté sur l'adulte, l'époux, le touriste ou le moniteur sportif. On trouva des accents inquisiteurs pour décrire les frôlements douteux, les caresses abusives et ces hideux commerces dont la chair enfantine était l'enjeu.» La «libération sexuelle» promise dans les années 1970 aboutissait ainsi trente ans plus tard à des déconvenues tragiques sur fond de répression judiciaire.
Saint Paul demeure un personnage fascinant. Ses lettres abordent de multiples sujets où le lecteur d'aujourd'hui peut renouveler ses propres convictions. Car la théologie de Paul s'est construite dans un mouvement incessant de réponses à des questions pratiques. Questions posées par des hommes et des femmes qui éprouvaient l'Évangile et qui étaient éprouvés par lui. Réponses d'un homme mû par une profonde " charité pastorale ". Voilà, brossé par Pierre Debergé, un beau portrait de Paul en pasteur itinérant, lié par la foi et le cœur à des communautés turbulentes. Après ce dossier et avant les recensions d'ouvrages, un article de Jean-Claude Giroud nous introduit dans un étonnant échange entre Philippe et l'eunuque sur la route de Gaza (Actes 8).
Résumé : Chef d'oeuvre de la littérature universelle pour la Bible est à la portée de chacun. Livre multiple, constitué d'ouvrages rédigés durant plus de 1000 ans, la Bible est donc un Livre unique qui rend compte de l'initiative d'un Dieu venu à la rencontre de l'humanité pour que, dans un bouleversant dialogue, elle le reconnaisse comme son Créateur et Sauveur, et qu'elle découvre sa place unique dans son dessein d'Amour. C'est en ce sens que l'on a dit de la Bible qu'elle était une " parole adressée " à chacun(e), dès lors que l'on accepte de se laisser interroger sur des questions aussi importantes, aujourd'hui, que celles de la différenciation sexuelle, de la conception du corps humain, de la fraternité ou, encore, de la sauvegarde de la planète. Bien qu'elle ait été rédigée dans un monde très éloigné du nôtre, avec des modèles différents des nôtres, la Bible contient en effet un message susceptible d'éclairer les questions qui se posent aujourd'hui. A condition, bien sûr, d'opérer un nécessaire travail de décryptage entre la Vérité de la Bible, reconnue comme Parole divine dans ce qu'elle dit de la grandeur de l'humanité, et les schémas culturels dans lesquels cette Vérité a été traduite.
Aucune oeuvre littéraire n'a jamais été tellement traduite, éditée et vendue que la Bible. Chef-d'oeuvre de la littérature universelle pour les uns, texte sacré pour d'autres, la Bible est aujourd'hui à la portée de chacun. Alors même que notre société est, dans son ensemble, devenue étrangère à la foi chrétienne, le texte biblique circule toujours autant. Il est cité, utilisé, interprété de mille manières et resurgit même en des lieux inattendus et sous des formes inédites. Cette oeuvre semble cependant éloignée des interrogations de nombre de nos contemporains. D'où la question qui m'est souvent adressée : "La Bible s'intéresse-t-elle à ce que nous vivons ? " Cette interrogation m'a conduit à écrire cet ouvrage pour y montrer non seulement comment la Bible nous rejoint dans ce que nous vivons : travail, loisirs, souffrance, prière, etc. , mais aussi pourquoi elle est d'une actualité étonnante, qu'il s'agisse de l'attention au corps, de la sauvegarde de la planète, du danger des richesses, de la construction d'une humanité fraternelle, juste et pacifiée.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.