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Les partis agrariens et paysans en Europe
De Waele Jean-Michel ; Seiler Daniel-Louis
UNIV BRUXELLES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782800414362
De toutes les familles politiques, les agrariens ou partis paysans sont les plus méconnus. Peu étudiés par les politologues, ils sont quasi absents des médias. L'entre-deux-guerres fut leur âge d'or : ils jouèrent un rôle politique majeur dans certains pays du nord et de l'est de l'Europe et il fut même question à l'époque de créer une internationale verte. L'industrialisation a provoqué leur déclin électoral et organisationnel : leur rôle politique reste non négligeable dans certains pays mais dans d'autres, ils ont disparu du paysage parlementaire. L'ouvrage vise à combler le vide de la littérature sur ces formations partisanes. Il répond à une série de questions : comment expliquer que des partis paysans forts et structurés émergèrent dans certains Etats - jusqu'à participer au gouvernement - mais ne réussirent jamais à percer ailleurs ? Comment évolue le clivage urbain / rural ? Comment ces partis se positionnent-ils sur l'axe gauche / droite ? Quel est leur rapport à la religion ou à l'intégration européenne ? Quel rôle l'industrialisation des sociétés ou les régimes communistes ont-ils joué dans la vie de ces partis ? A partir d'études de cas très contrastés, le livre retrace l'évolution des partis agrariens de l'entre-deux-guerres à nos jours dans les pays scandinaves, les pays germaniques et les pays d'Europe centrale et orientale.
Pilet Jean-Benoit ; De Waele Jean-Michel ; Jaumain
Résumé : Un Etat multi-niveaux - qu'il soit fédéral, quasi fédéral ou régionalisé - peut-il survivre, rester uni en l'absence de partis véritablement nationaux ? C'est de cette question qu'est né cet ouvrage. La question elle-même est d'actualité. Elle est née de la situation belge et de la crise vécue à la suite des élections fédérales de juin 2007. Plus de six mois avaient alors été nécessaires pour former un gouvernement. Pour certains, le coeur du problème serait la coexistence de partis flamands et de partis francophones qui ne s'adressent et n'ont de compte à rendre qu'aux électeurs de leur communauté linguistique. Très rapidement, il est apparu que le problème existait ailleurs. D'autres pays fédéraux ou quasi fédéraux connaissent des tensions du fait de la dénationalisation de leur système partisan. Nombreux sont les pays où l'on dénombre des partis ne se présentant que dans une partie du pays. C'est le cas bien évidemment des partis à vocation régionaliste et / ou autonomiste (Parti québécois / Bloc québécois, Lega Nord, Scottish National Party, Plaid Cymru, CiU, ERC, PNV). S'y ajoutent des Etats où les partis qui se veulent nationaux ne parviennent pas à s'imposer, à séduire des électeurs et à avoir des élus dans toutes les parties du pays. Pour en donner quelques exemples, citons les difficultés chroniques des Tories britanniques en Ecosse, celles des Libéraux canadiens dans les Prairies (Alberta, Manitoba, Saskatchewan), des Conservateurs canadiens au Québec, ou encore en Suisse la difficulté historique de l'UDC-SVP de Blocher à s'imposer dans les cantons francophones. De telles situations ont fait douter de la capacité de ces partis à prendre en compte les intérêts des citoyens des régions où le parti est absent. L' ouvrage s'efforce de répondre à ces débats en étudiant le rôle et l'impact de la dénationalisation des systèmes partisans en Belgique, au Canada, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et en Suisse. Ces six cas démontrent un impact réel mais très variable de l'absence de partis nationaux sur le fonctionnement des Etats fédéraux. Les partis et leur dénationalisation peuvent être sources de tensions mais il ne faut pas en exagérer le poids. Ils peuvent être une brèche dans l'unité nationale mais elle ne fera tout s'écrouler que si rien ne vient la colmater et que d'autres fissures s'y ajoutent.
Résumé : Les relations entre le sport et la politique sont multiples. Certains Etats mènent des politiques publiques du sport, selon des modèles différents et les exemples d'instrumentalisation des succès sportifs par les Etats sont légion, dans les régimes dictatoriaux comme dans les démocraties parlementaires. Les anciennes démocraties populaires furent durant des décennies des symboles de cette imbrication de la politique et du sport. La chute du Mur de Berlin y a entraîné de profondes transformations qui n'ont pas manqué d'affecter leurs structures et leurs politiques sportives. En l'espace d'une quinzaine d'années, les pays d'Europe centrale et orientale sont passés sans transition d'un modèle d'organisation du sport dirigiste et centralisé, bénéficiant d'un soutien public massif à un modèle " libéralisé ", axé sur la rentabilité économique, dont l'Etat s'est désengagé peu à peu. Ce désengagement public résulte de la crise économique que connaissent les PECO mais aussi, et peut-être surtout, de la disparition de l'affrontement idéologique entre l'Est et l'Ouest qui survalorisait les performances sportives. Alors que le sport reste en tant que fait social total encore largement ignoré par la science politique, l'ouvrage fait le point, à travers des prismes différents, sur les relations entre le sport et la politique dans les pays d'Europe centrale et orientale après 1989. Quels effets a eus la chute des anciens régimes ? Les poussées nationalistes s'expriment-elles dans le sport ? Quel est l'impact de l'intégration européenne ? Quel modèle sportif émerge dans ces pays ? Comment les crises politiques, économiques et sociales de ces Etats se traduisent-elles dans le domaine sportif ? Les traditions sportives d'avant 1989 ont-elles laissé des traces ? Que nous apprend le sport sur ces sociétés en transformation ?
Résumé : Dans l'Union européenne élargie, la Pologne pèsera d'un poids déterminant en termes démographiques, économiques et politiques, à elle seule, elle représente près de la moitié de la population et de la force économique des Etats qui rejoignent l'Union européenne. Une partie de la réussite de ce nouvel élargissement se jouera donc dans cet Etat. Cet ouvrage propose des analyses détaillées sur une série de questions qui resteront à l'agenda politique, une fois la Pologne membre de l'Union. Le livre fait le point sur les problèmes liés à la préparation du pays à l'adhésion à l'Union européenne. La première partie de l'ouvrage aborde l'attitude de certains acteurs politiques et sociaux envers l'intégration européenne. Les partis politiques sont les premiers analysés. Quelles sont les spécificités du paysage partisan polonais ? Comment caractériser les partis eurosceptiques ? Quels groupes sociaux représentent-ils ? Comment expliquer leur force en Pologne et sur la base de quel discours ? L'attitude de l'Eglise polonaise, dont on connaît la force et la capacité d'influence, est aussi examinée. La deuxième partie approfondit la question cruciale du devenir de l'agriculture en Pologne. Le livre propose une série d'analyses originales et détaillées de spécialistes polonais sur cette question. Comment les agriculteurs polonais réagissent-ils et se préparent-ils à l'élargissement ? Comment la réforme de l'agriculture polonaise s'organise-t-elle et se structure-t-elle ? Ces analyses vont souvent à l'encontre de nombreux stéréotypes. Elles montrent des situations diversifiées nuancées et complexes. La Pologne sera un Etat membre important qui pèsera politiquement. Sa diplomatie a récemment confirmé récemment la volonté des dirigeants du pays de jouer un rôle actif sur la scène internationale. Un débat s'est engagé sur la nature des relations entre la Pologne et les Etats-Unis et sur le rôle que la Pologne jouerait demain dans l'Europe réunifiée. Ce livre se propose de fournir des éléments de réponses et de réflexions sur ces questions qui influenceront l'avenir de la construction européenne et de la Pologne.
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
Résumé : Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.