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L'absence de partis nationaux : menace ou opportunité ?
Pilet Jean-Benoit ; De Waele Jean-Michel ; Jaumain
UNIV BRUXELLES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782800414485
Un Etat multi-niveaux - qu'il soit fédéral, quasi fédéral ou régionalisé - peut-il survivre, rester uni en l'absence de partis véritablement nationaux ? C'est de cette question qu'est né cet ouvrage. La question elle-même est d'actualité. Elle est née de la situation belge et de la crise vécue à la suite des élections fédérales de juin 2007. Plus de six mois avaient alors été nécessaires pour former un gouvernement. Pour certains, le coeur du problème serait la coexistence de partis flamands et de partis francophones qui ne s'adressent et n'ont de compte à rendre qu'aux électeurs de leur communauté linguistique. Très rapidement, il est apparu que le problème existait ailleurs. D'autres pays fédéraux ou quasi fédéraux connaissent des tensions du fait de la dénationalisation de leur système partisan. Nombreux sont les pays où l'on dénombre des partis ne se présentant que dans une partie du pays. C'est le cas bien évidemment des partis à vocation régionaliste et / ou autonomiste (Parti québécois / Bloc québécois, Lega Nord, Scottish National Party, Plaid Cymru, CiU, ERC, PNV). S'y ajoutent des Etats où les partis qui se veulent nationaux ne parviennent pas à s'imposer, à séduire des électeurs et à avoir des élus dans toutes les parties du pays. Pour en donner quelques exemples, citons les difficultés chroniques des Tories britanniques en Ecosse, celles des Libéraux canadiens dans les Prairies (Alberta, Manitoba, Saskatchewan), des Conservateurs canadiens au Québec, ou encore en Suisse la difficulté historique de l'UDC-SVP de Blocher à s'imposer dans les cantons francophones. De telles situations ont fait douter de la capacité de ces partis à prendre en compte les intérêts des citoyens des régions où le parti est absent. L' ouvrage s'efforce de répondre à ces débats en étudiant le rôle et l'impact de la dénationalisation des systèmes partisans en Belgique, au Canada, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et en Suisse. Ces six cas démontrent un impact réel mais très variable de l'absence de partis nationaux sur le fonctionnement des Etats fédéraux. Les partis et leur dénationalisation peuvent être sources de tensions mais il ne faut pas en exagérer le poids. Ils peuvent être une brèche dans l'unité nationale mais elle ne fera tout s'écrouler que si rien ne vient la colmater et que d'autres fissures s'y ajoutent.
Dans les établissements du primaire comme du secondaire, la violence ordinaire altère régulièrement le climat scolaire. Des violences majeures surviennent parfois, bousculant et effrayant route la communauté éducative. Agressions entre jeunes, entre adultes, violence de jeunes envers leurs professeurs, agressions sexuelles, harcèlement et cyberharcèlement, tous ces actes font partie désormais des réalités que les enseignants, les cadres éducatifs, les chefs d'établissement doivent maintenant affronter. Les auteurs sont psychologues de l'éducation ; ils ont été confrontés eux aussi à l'intrusion de la violence dans les établissements, leur aide a souvent été sollicitée. Ils ont voulu formaliser cette expérience et la transmettre. Cet ouvrage tout en s'appuyant sur des données théoriques se veut didactique. Comment gérer le chaos qui suit l'effraction provoquée par une violence majeure, surtout dans un contexte où le sentiment d'urgence prime ? Des situations de crise sont analysées, des modalités d'intervention sont proposées et des priorités d'action clairement définies. Pour les professionnels et les personnes concernés par des laits de violence en milieu scolaire, ce livre se veut tin guide pratique et tut ouvrage de réflexion.
Résumé : Accident de la route, suicide, maladie, meurtre, agression sexuelle, incendie, forte violence: les drames touchant des élèves scolarisés en écoles, collèges ou lycées sont variés et provoquent parfois de fortes réactions émotionnelles tant chez les élèves que chez les adultes. En cas de drame, trois éléments priment: la connaissance des réactions habituelles des jeunes face à la mort, le nécessaire maintien d'un encadrement éducatif à l'égard d'élèves mineurs, l'indispensable préparation des professionnels au soutien des personnes en détresse psychique. C'est dans un tel esprit que les auteurs de cet ouvrage, tous psychologues en milieu scolaire, ont construit pendant 10 ans un protocole spécifique et recherché des techniques adaptées à la prise en charge. Ils présentent ce protocole pour évaluer, soutenir et communiquer lors d'un drame en milieu scolaire. Leur approche est théorique, clinique et méthodologique. Après avoir fixé le cadre des interventions (contexte scolaire, situations de crise, vulnérabilité des personnes), les auteurs précisent leur méthode d'intervention en insistant sur l'importance de la communication. Cet ouvrage est aussi très pratique: de nombreuses fiches techniques à destination des psychologues et des chefs d'établissement allient organisation et clinique. Face au flot d'émotions, ces fiches permettent de gérer la crise étape par étape et de suivre une méthodologie empathique et efficace. Des vignettes cliniques illustrent par ailleurs l'exposé méthodique des auteurs. Ce protocole, qui a fait l'objet d'un consensus en Europe, sera un guide utile à tous les psychologues en milieu scolaire et aux chefs d'établissement.
Manuel mettant en évidence les méthodes et méthodologies propres à la science politique, avec des conseils pratiques pour mener à bien un travail de recherche. Les étudiants en sciences politiques sont amenés à effectuer des recherches dans leur discipline au cours de leurs études. Pour les mener à bien, ce manuel leur propose une méthodologie rigoureuse et de qualité, en deux parties. La première section présente la construction d'une recherche étape par étape, de la question de départ à la vérification des hypothèses. Dans la seconde partie, six chapitres présentent une introduction aux principales méthodes de collecte et d'analyse des données en science politique. Sont passées en revue l'enquête par questionnaire, les entretiens, les méthodes expérimentales, l'analyse de discours et de contenu, l'analyse documentaire, le process tracing et l'observation ethnographique. Cette nouvelle édition intègre deux nouveaux chapitres : - Analyse des réseaux sociaux - Les approches théoriques OFFERT EN LIGNE (nouveau) - des QCM en fin de chapitre - des vidéos de travaux appliqués
Pilet Jean-Benoit ; Dassonneville Ruth ; Hooghe Ma
En règle générale, les élections communales sont décrites comme très locales, dominées par les enjeux locaux et les personnalités candidates au titre de bourgmestre. En 2012 pourtant, le discours sur le scrutin communal a été, en Flandre en particulier, mais aussi en Wallonie et à Bruxelles, axé en partie sur le niveau de pouvoir fédéral. Les états-majors nationaux des partis se sont beaucoup investis dans la campagne. Et la N-V-A a voulu faire de ce scrutin un référendum pour ou contre le gouvernement Di Rupo. Cet ouvrage réunit des chercheurs et des professeurs d'université belges, du nord et du sud du pays. Pour la première fois, une analyse des comportements des électeurs à l'occasion de ce scrutin est proposée à partir d'une enquête sortie des urnes menée auprès de 5 000 électeurs dans 40 communes belges. Cette étude permet de répondre à plusieurs questions centrales. L'électeur a-t-il voulu choisir son futur bourgmestre ou s'est-il laissé guider par l'identité des partis en présence ? Les questions de politique nationale ont-elles supplanté les enjeux locaux? Les femmes et les électeurs d'origine étrangère votent-ils de façon différente ? Le citoyen choisit-il le même parti aux élections communales et aux élections régionales ou fédérales ? La campagne électorale fait-elle bouger les lignes ou se contente-t-elle de les figer ? Le lecteur le constatera au fil des pages, contrairement aux stratégies de campagne de certains partis, à commencer par la N-V-A, ces élections ont été avant tout des élections locales. Les enjeux communaux et les leaders locaux ont pesé bien plus dans le choix de l'électeur que les ténors de la politique nationale ou les considérations politiques fédérales ou régionales. L'électeur vote d'abord pour des candidats qu'il connaît personnellement, en fonction de leur action politique communale et de leurs positions sur des enjeux locaux. Et si, au final, cela le conduit à se détourner du parti pour lequel il vote d'habitude aux élections fédérales ou régionales, l'électeur n'hésite pas à le faire. Al politics is local, selon l'adage bien connu.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.