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Les formes contemporaines de l'antimaçonnisme
Schreiber Jean-Philippe
UNIV BRUXELLES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782800416854
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
Résumé : Par sa volonté d'être le " Centre de l'Union " entre les hommes, mais aussi par sa symbolique fondée sur le modèle du Temple de Salomon ou par les hébraïsmes qui foisonnent dans ses rituels, la franc-maçonnerie ne pouvait qu'entrer en sympathie naturelle avec le monde du judaïsme. Pourtant, les premiers francs-maçons, protestants ou catholiques, n'ont pas accepté immédiatement d'initier des " frères " juifs dans leurs loges. Et les trois siècles d'histoire de la maçonnerie ne sont pas vierges de tout préjugé antisémite, notamment en Allemagne. Luc Nefontaine et Jean-Philippe Schreiber, enseignants de l'Université libre de Bruxelles, spécialistes respectivement de la franc-maçonnerie et du judaïsme, retracent ici le parcours complexe qui conduisit juifs et francs-maçons de la défiance au dialogue, en passant par le difficile exercice de la tolérance. Ils étudient aussi l'émergence d'un certain discours de haine qui, à partir de la fin du XIXe siècle, s'en est pris au prétendu " complot judéo-maçonnique ". A travers cette fresque passionnante, la franc-maçonnerie se révèle une extraordinaire école de fraternité, qui aura été pour les juifs le creuset social et philosophique où se préparait leur émancipation.
Fort de 600 entrées et de près de 750 notices individuelles, le Dictionnaire biographique des Juifs de Belgiquepeut se lire comme un livre d'histoire: de cette mosaïque de biographies individuelles émerge en effet l'histoire tout entière du judaïsme belge - au sens de collectivité juive -, du XVIIIe siècle à nos jours. Mais cet ouvrage dépasse de loin le cadre étroit du judaïsme belge. D'abord, parce que les sujets traités se rapportent à l'histoire du judaïsme européen et à ses grands enjeux: ce dictionnaire, par la trajectoire de vie des individus traités, a donc une vocation internationale. Ensuite, parce que ces hommes et ces femmes ont apporté une contribution non négligeable à la société à laquelle ils appartenaient, dans tous les domaines de la vie sociale. On peut donc le lire aussi comme une autre histoire de Belgique. C'est pourquoi ce véritable instrument de travail intéressera tout particulièrement les historiens, les institutions scientifiques, les chercheurs en histoire et en sciences politiques, les bibliothèques ainsi que le grand public.
L'actualité nous a brutalement ramené, ces dernières années, à la question de la légitimité des belligérants d'un conflit lorsqu'ils prennent l'initiative de faire la guerre. Les interrogations relatives à la guerre juste ou injuste, au droit de faire la guerre ou à ce que le soldat peut perpétrer au cours de la bataille ne sont pourtant pas neuves, loin de là. Progressivement sécularisées dans le christianisme depuis la Renaissance, elles ont néanmoins continué à tarauder la théologie et la pensée religieuse. Ce sont ces questions que ce livre se propose d'analyser, à propos du christianisme, certes, mais aussi du judaïsme, de l'islam, de la religion romaine et de la Chine ancienne. Apparaissent ainsi non seulement les différentes formes de théologie de la guerre et de justification religieuse de celle-ci, mais aussi la manière dont la théologie plonge dans la bataille, ouvrant, une réflexion passionnante sur l'anthropologie religieuse de la guerre.
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Avions de combat, missiles, drones militaires, hélicoptères d'attaque, chars d'assaut, navires de guerre, etc. Pourquoi la France s'arme-t-elle parfois avec l'Europe, par des coopérations, et parfois sans l'Europe, par des programmes "Made in France" ou des importations des Etats-Unis ? Grâce a la conduite de plus de 150 entretiens, ce livre offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'Etat peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures. L'auteur suit les ministres de la Défense, les chefs militaires, les ingénieurs de l'armement et les capitaines d'industrie aux manettes de ces décisions qui se comptent en dizaines de milliards d'euros et qui engagent l'Etat pour des décennies. Plus qu'une collusion de la classe dominante, voire un complot du complexe militaro-industriel, ce livre révèle les configurations évolutives des rapports de pouvoir. C'est l'histoire du clash des élites de l'armement.
Résumé : Quels sont les défis de l'enseignement des méthodes qualitatives en sciences sociales en milieu universitaire ? Comment impliquer les étudiants dans une démarche d'apprentissage actif ? Quelles sont les difficultés potentielles qu'ils peuvent rencontrer dans la réalisation d'un travail de recherche ? Comment faciliter et valoriser leurs recherches originales au-delà de la sphère académique ? Sur la base d'une expérience pédagogique collective acquise au sein de la Faculté de philosophie et sciences sociales de l'Université libre de Bruxelles, ce manuel fournit des réflexions théoriques originales sur l'enseignement universitaire des méthodes des sciences sociales et montre, à travers des exemples très concrets, les possibilités d'innovation pédagogique qui peuvent être mises en oeuvre dans ce domaine. Ce manuel s'adresse à trois publics cibles : l'ensemble de la communauté scientifique intéressée par la question des innovations pédagogiques dans l'enseignement universitaire, les enseignants qui dispensent des cours de méthodes en sciences sociales en quête de conseils sur comment lier la théorie à la pratique, ainsi que les étudiants de sciences sociales désireux de réaliser une enquête de terrain en s'appuyant sur des exemples concrets de travaux réalisés par d'autres étudiants.
Résumé : Les Cahiers de la Franc-maçonnerie sont conçus pour répondre aux questions générales et particulières qu'on se pose sur cette prestigieuse institution et lever l'aura de mystère qui nimbe son histoire. Les sujets traités ne sont pas limités, et chacun peut suggérer un nouveau thème sur le site des cahiers . Le but est que chacun, maçon averti, apprenti ou même profane, puisse trouver facilement une information claire et détaillée, des explications précises et argumentées ou encore un point de départ pour ses recherches, chaque cahier comportant une riche bibliographie. La présentation en cahiers permet de traiter une question de manière exhaustive, d'approfondir l'argumentation et d'en dégager toutes les ramifications. Les Cahiers de la Franc-maçonnerie sont écrits par des francs maçons qui ne s'expriment pas au nom d'une obédience maçonnique particulière. Leur anonymat témoigne de leur volonté de s'exprimer du point de vue général de l'Ordre maçonnique pour privilégier la description des convergences et des différences au sein même de cette organisation complexe.
Gérard de Nerval, l'un des plus grands écrivains français, s'est passionné pour l'initiation et la Franc-Maçonnerie. Au coeur de son monumental "Voyage en Orient" se trouve développée la légende de maître Hiram, de Salomon et de la reine de Saba qu'il prétend avoir recueillie auprès d'un conteur du Caire. En réalité, Nerval a rassemblé les éléments fondamentaux du mythe maçonnique révélés au grade de Maître et donne ainsi la version la plus complète de ce grade tel qu'il est encore vécu aujourd'hui. Il nous a donc semblé opportun de mettre en lumière cet aspect original de la démarche nervalienne afin de pouvoir aborder ce texte somptueux sous l'angle initiatique.