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Universalité de l'Islam
de Vitray-Meyrovitch Eva
ALBIN MICHEL
8,85 €
Épuisé
EAN :9782226258335
Présentation de l'éditeur Figure majeure de l introduction du soufisme en France, Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999), qui enseigna tant à la Sorbonne qu à l université Al-Azhar du Caire, incarna parfaitement cet islam universel et tolérant que prônent, entre autres, des mystiques comme Rûmî. Si elle est connue avant tout comme traductrice, notamment du grand maître persan, elle fut aussi une savante aguerrie, comme en témoignent ses nombreux articles. Ces derniers, publiés dans des revues, étaient jusqu à aujourd hui peu accessibles. Jean-Louis Girotto, spécialiste de son uvre, en a réuni ici onze parmi les plus importants. Écrits sur plus de trente ans, évoquant l « Approche symbolique du Coran », « Le chemin des contes soufis » ou encore « La soif du pur amour », ils témoignent de la richesse et de la cohérence de son cheminement intellectuel et spirituel.
De toutes les voix de l'Islam, celle-ci se veut la plus haute, la plus fidèle à l'esprit de cettereligion pour qui le miracle premier est le verbe même de Dieu, inscrit dans un texte, le Coran, dont le mysticisme se veut exploration inassouvie. D'abord, il s'agit de reconnaître l'énigme essentielle: ce monde divers, éparpillé, riche d'une multitude de formes, de couleurs et de vies, ne relève que d'un être et un seul. Si l'unicité divine est le pivot de l'univers, la méditation qu'elle inspire sera donc la porte royale du soufisme." (André Miquel, "Le Monde") "Aussi beaux que méconnus, ces textes sont regroupés autour des thèmes fondamentaux qui sont au coeur de la pensée Il islamique: l'homme capable de Dieu, l'appel de Dieu, la Voie, la vie spirituelle, l'unicité divine et l'unité de l'être, le monde miroir de Dieu, l'homme parfait. Pour beaucoup de lecteurs, ces pages seront une découverte" (Michel Lelong, "Le Monde") "Traduit de l'arabe, du persan, mais aussi du malais-javanais, de l'ourdou, du peul ou du serbo-croate, voici un bouquet, incomparable dans notre langue, du feu intérieur des plus grands mystiques de l'Islam, un trésor du monde entier." (Yves Thoraval, "Droit et liberté")
Dargnies-de Vitry Servane ; Guidi Barbara ; Dini F
Grande gloire du Paris du tournant des XIXe et XXe siècles, Giovanni Boldini (1842-1931) est le portraitiste favori de la haute société cosmopolite, celle-là même qui inspire à Marcel Proust son recueil Les Plaisirs et les Jours. Cette monographie invite à découvrir l'oeuvre de ce peintre, témoin sensible et imaginatif des fastes d'un temps révolu et de l'effervescence d'une capitale à la pointe de l'élégance.
Cette série de lettres, écrites de Terre Sainte au temps de la Cinquième Croisade par Jacques de Vitry entre 1216 et 1221, livre un témoignage direct sur ce qu'a pu être la vie de la cohue des Croisés. Le regard incisif et le sens critique éveillé de Jacques de Vitry, et sa verve, transforment cette correspondance en une sorte de reportage captivant. Avec l'Historia orientalis du même auteur elle offre ainsi des documents priviligiés aux historiens des Croisades. La curiosité d'esprit de Jacques lui fait aussi accueillir, dans une lettre, plusieurs documents (cartae) d'origine musulmane, sur la figure mythique du "Prêtre Jean". Le texte, établi par R.B.C. Huygens, permet de constater à quel point la langue de l'évêque de Saint-Jean d'Acre est riche d'un vocabulaire coloré.
Commencé à Rome en 1835 et poursuivi jusqu'en 1881, Le Poème de l'âme est le grand oeuvre de l'artiste lyonnais Louis Janmot (1814-1892), à la fois pictural et littéraire. Il illustre en 34 compositions accompagnées d'un long poème le parcours initiatique d'une âme sur la Terre. Formé de deux cycles respectivement composés de 18 peintures et de 16 grands dessins, il fut qualifié par Henri Focillon, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon de 1913 à 1924, "d'ensemble le plus remarquable, le plus cohérent et le plus étrange du spiritualisme romantique" . Le premier cycle, achevé en 1854, raconte les premières années au Ciel et sur la Terre d'une âme, représentée sous les traits d'un jeune garçon et accompagnée d'une jeune fille. On suit les étapes et les vicissitudes de leur parcours, de la naissance du garçon jusqu'à la mort prématurée de la jeune femme. Théophile Gautier et Baudelaire furent attirés par ces toiles exposées à l'Exposition Universelle de 1855, grâce à l'intervention de Delacroix. Achevé en 1881, le second cycle raconte comment le garçon, désormais seul, est confronté aux tentations et aux malheurs de l'âme humaine. Un poème de 2814 vers, écrit par Janmot et intitulé L'Ame, accompagne les oeuvres. Il renforce leur signification et leur est indissociable. L'ensemble compose une oeuvre hybride, littéraire et picturale, qui invite à la contemplation, à l'écoute, à la déambulation. Janmot, peintre de l'âme, est un artiste très singulier dans son temps, mais son oeuvre fait écho à celle de plusieurs autres artistes tels que William Blake, Philipp Otto Runge ou Francisco de Goya avant lui, ses contemporains les Préraphaélites, ou encore, plus tard, les symbolistes, en particulier Odilon Redon qui a été en contact avec lui. L'ouvrage replace Le Poème de l'âme et son auteur à la croisée de références, d'influences et de courants aussi bien littéraires, religieux et philosophiques qu'artistiques.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin