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Anthologie du soufisme
Vitray-Meyerovitch Eva de
ALBIN MICHEL
10,65 €
Épuisé
EAN :9782226078384
De toutes les voix de l'Islam, celle-ci se veut la plus haute, la plus fidèle à l'esprit de cettereligion pour qui le miracle premier est le verbe même de Dieu, inscrit dans un texte, le Coran, dont le mysticisme se veut exploration inassouvie. D'abord, il s'agit de reconnaître l'énigme essentielle: ce monde divers, éparpillé, riche d'une multitude de formes, de couleurs et de vies, ne relève que d'un être et un seul. Si l'unicité divine est le pivot de l'univers, la méditation qu'elle inspire sera donc la porte royale du soufisme." (André Miquel, "Le Monde") "Aussi beaux que méconnus, ces textes sont regroupés autour des thèmes fondamentaux qui sont au coeur de la pensée Il islamique: l'homme capable de Dieu, l'appel de Dieu, la Voie, la vie spirituelle, l'unicité divine et l'unité de l'être, le monde miroir de Dieu, l'homme parfait. Pour beaucoup de lecteurs, ces pages seront une découverte" (Michel Lelong, "Le Monde") "Traduit de l'arabe, du persan, mais aussi du malais-javanais, de l'ourdou, du peul ou du serbo-croate, voici un bouquet, incomparable dans notre langue, du feu intérieur des plus grands mystiques de l'Islam, un trésor du monde entier." (Yves Thoraval, "Droit et liberté")
Résumé : Reconnu par les Occidentaux comme l'un des plus grands poètes mystiques et par les musulmans comme ne le cédant qu'au Coran, Rûmî était un homme de son temps, et reste de tous les temps. En Inde, en Afghanistan, en Iran, ses poèmes sont psalmodiés par les foules lors des pèlerinages ; dans le plus humble village turc, sa mémoire est vénérée. Mais surtout, il était porteur d'un message d'une brûlante actualité, fondé sur une expérience vécue, celle des misères de son époque, de la violence subie, de l'assassinat de son maître spirituel, aimé plus que lui-même. Tel fut et demeure le Persan Djalâl-od-Dîn Rûmî (1207-1273), dit simplement Rûmî, poète immense, génie du soufisme, fondateur de l'ordre des Derviches tourneurs.
Pièce étonnante, chef-d'oeuvre du théâtre surréaliste (d'ailleurs créé par Antonin Artaud, en 1928).Victor ou les enfants au pouvoir est en apparence une comédie bourgeoise : à l'occasion d'un anniversaire, celui d'un garçon de neuf ans, éclatent la folie des uns, l'adultère des autres ; la bonne couche avec le maître de maison. Mais Victor, l'enfant, a la taille et l'esprit d'un adulte ; avec une petite amie de cinq ans, il s'emploie à dénoncer les apparences, à révéler toutes les laideurs et tous les secrets, avec une terrible cruauté. Le langage lui-même s'emballe : tantôt vers le délire surréaliste, tantôt en créant des mots nouveaux, ou des images poétiques. Vint ans avant Ionesco, c'est déjà le théâtre de l'absurde, ou celui de la cruauté cher à Artaud. Sous le rire, que suscitent les moyens les plus divers et les plus grossiers, cet enfant de Jarry laisse un goût de cendre.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Skali Faouzi ; Vitray-Meyerovitch Eva de ; Girotto
Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-2001) est celle qui a fait connaître le soufisme en Occident, notamment à travers ses études et traductions du grand maître persan Rûmi. Adepte de la confrérie al-Qadiriya al-Butchichiya, elle a notamment publié chez Albin Michel Anthologie du soufisme, Le Livre du dedans, La Prière en islam et Islam, l autre visage.Faouzi Skali, universitaire marocain, docteur d Etat en anthropologie, ethnologie et sciences des religions, est un des plus grands spécialistes mondiaux du soufisme. Adepte de la même confrérie qu Eva de Vitray, il dirige les Rencontres du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde. Il a été désigné par L'ONU, au titre de l'année 2001 parmi douze personnalités mondiales ayant contribué au dialogue des civilisations. Chez Albin Michel, il a publié Futuwa. Traité de chevalerie soufie, La Voie soufie et Traces de lumière.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.