Et si la religion était... un jeu ? Les croyants, des joueurs qui ont oublié qu’ils jouent ? En comparant les grandes religions au pastafarisme, religion parodique créée de toutes pièces, l’auteur nous offre une analyse philosophique et scientifique de la religion, de ce qui fait religion et de la notion de jeu. Un véritable régal, tant pour les fans de spaghetti et de passoires que pour les autres !
En 2005, Bobby Henderson, étudiant à l'université de l'Oregon, aux Etats-Unis, décide de créer de toutes pièces une nouvelle religion, parodique et potache, dont le dieu n'est autre qu'un " Monstre en spaghetti volant " : le pastafarisme. Aujourd'hui, ce culte qui n'en est pas un possède des centaines de milliers d'adeptes dans le monde, tous désireux de souligner en s'amusant les absurdités des religions officielles et des passe-droits dont elles bénéficient. Or, dans plusieurs pays du globe, le pastafarisme compte désormais parmi les religions reconnues par l'Etat... Dans Deus Casino, François De Smet part de ce qui pourrait n'être qu'une anecdote pour s'interroger : et si, derrière la blague qu'est le pastafarisme, se cachait en réalité une vérité valant pour toutes les religions ? Relisant les plus grands philosophes en même temps que les dernières recherches en matière de neurobiologie, il souligne l'importance sous-estimée du jeu dans l'invention et la diffusion des croyances et des cultes. Pendant des millénaires, nous avons fait des dieux les choses les plus sérieuses qui fussent. Et si, au contraire, ils étaient la preuve de notre frivolité ?
Rassemblant de superbes portraits, ambiances et scènes de vie, cet ouvrage vous invite à la rencontre des animaux sauvages de nos montagnes. De la sympathique marmotte au gracieux chocard à bec jaune, en passant par l'aigle royal, le chamois et l'isard, la discrète salamandre tachetée et l'insolite tichodrome échelette, près de quatre-vingts espèces se dévoilent dans leur intimité sous la plume de deux naturalistes complices amoureux de la faune d'altitude.
Résumé : Pourquoi donc sommes-nous si accrochés à notre maigre " je " ? Pourquoi refusons-nous d'accepter les leçons les plus radicales de la neuroscience ou de la psychologie cognitive à propos de notre " identité " ou de ce que nous aimons à considérer comme notre " libre arbitre " ? Quel mal y aurait-il à accepter que nous soyons le résultat de déterminations qui nous dépassent ? et que nos choix ne soient que des colifichets ayant pour seule fonction de nous rassurer ? Dans Lost Ego, François De Smet répond à toutes ces questions de la meilleure manière qui soit : en mettant le doigt sur les peurs qui continuent à nous voir nous accrocher à des reliques de notre " moi " en miettes et que nous refusons de regarder en face. Non, nous n'existons pas ? mais c'est précisément parce que nous n'existons pas que nous pouvons trouver le moyen de vivre. Seuls, et surtout ensemble.
Les droits de l'Homme constituent aujourd'hui la référence type du concept labellisé, présent sur tout étendard, et pourtant si assoiffé de sens. Ils sont tiraillés entre l'idéal moral qui les insuffle et le droit positif qui en fixe le contenu. La difficulté de leur fondement renvoie comme en miroir à celle de leur clarification et de leur application. Un essai de reconstitution de cette idée, à travers le droit naturel classique, l'école de Salamanque, le droit naturel moderne et l'idéalisme allemand, permet de situer les grandes évolutions de ce que nous nommons, parfois avec peine : droits de l'Homme. Néanmoins les droits de l'Homme ne peuvent échapper à leur qualification d'idéologie. Non pas qu'ils soient dogmatiques, mais ils sont exposés à la critique. Qu'elle soit " révolutionnaire " comme celle d'un Burke ou d'un Marx, profondément destructrice sur l'essence même des droits de l'Homme, telle celle de Nietzsche ou de Carl Schmitt, l'histoire de cette critique doit elle aussi être examinée pour rendre plus cohérente notre façon d'appréhender l'un des concepts les plus déterminants de la philosophie politique moderne.
Husson Anne-Charlotte ; Smet François de ; Mathieu
Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d'actualité. D'Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le "slut-shaming" ou encore l'intersectionnalité. En 1948, dans la foulée de la guerre et de la découverte de la Shoah, un comité de rédaction exceptionnel dirigé par Eleanor Roosevelt et René Cassin tentait de rédiger la toute première déclaration des droits de l'homme à vocation universelle. Cet évènement s'avérera être une confrontation constante entre plusieurs visions du monde : Orientaux et Occidentaux, Américains et Européens, Nord et Sud… Cette bande dessinée revient sur l'histoire de cette équipe qui a couché sur papier un rêve commun : un monde dans lequel l'homme ne serait plus une proie pour l'homme.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Relire les lettres persanes aujourd'hui, c'est redécouvrir une part de l'esprit brillant des lumières : cette aptitude rare à incarner un regard étranger sur sa propre société, à la percevoir sous ses atours d'étrangeté trop souvent voilés d'habitudes. Le contraste avec les petites pensées fades des sous intellectuels conservateurs qui dominent notre époque y est saisissant ; Montesquieu à travers les siècles nous réapprend à prendre un recul salutaire sur le monde social pour chercher la Raison dans l'Universel, c'est à dire aussi dans le regard de l'Autre.
Un des plus grands textes de Diderot, d'une drôlerie absolue. Le philosophe y imagine une rencontre avec le neveu du grand Rameau, dépeint en représentant idéal-typique d'une bourgeoisie bohème vivant au crochet des aristocrates tout en les tournant en ridicule par un art oratoire brillant. Esprit incisif et lucide lorsqu'il se gausse, lâche et servile lorsqu'il se soumet, à la fois libéral dans les mœurs et contre-révolutionnaire par intérêt, excentrique et égocentrique, le neveu de Rameau préfigure ce que Boltanski nommera, non sans ironie, dans son plus célèbre ouvrage, «la critique artiste».
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !
Un beau roman qui fait voyager des Indes jusqu'à San Francisco. On y "sent" toutes les couleurs, les odeurs, les sensations... A aucun moment, l'autrice ne juge les traditions indiennes, tout est raconté avec le plus grand respect !