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Le coeur épousé
De Rus Eric
AD SOLEM
20,20 €
Épuisé
EAN :9782940402441
Prêter voix. Offrir l'asile de la parole à la Présence aimante partout présente. La poésie naît d'un contact avec ce qu'il y a de plus puissant et de plus ténu à la fois: la Vie invincible dont le tintement est de fin silence. Une profusion initiale altère, suscite et interpelle. Un "je-ne-sais-quoi" de ténu blesse, fascine, émerveille et échappe infiniment. C'est cette impossibilité de saisir la Présence bien-aimée qui éveille le chant poétique et le fait parole amoureuse. Présence virginale, comparable à une mélodie secrète, dont le verbe poétique aspire à être le geste dénudé. Geste verbal de la Vie ineffable en sa pure densité de présence. D'où l'impérieuse nécessité: comment dire dans la fidélité à l'inaugural? Comment porter l'incandescent? La poésie est une folle réponse d'amour à cette Présence de feu.
Eduquer engage " une certaine conception de l'homme, de sa place dans le monde, de ce à quoi il s'occupe, de même que des possibilités d'agir pratiquement sur l'homme et de le former ". Malgré l'importance que revêt chez Edith Stein la thématique éducative, elle reste néanmoins disséminée dans son oeuvre, sans faire l'objet d'une élaboration systématique. L'enjeu de notre travail est de déterminer méthodiquement les liens qui rattachent la conception steinienne de la structure de la personne humaine et sa conception de l'éducation. Il s'agit de rendre compte de la manière dont se constitue sa phénoménologie de la personne humaine, de telle sorte que soit possible une théorie de l'éducation porteuse d'un certain idéal. A partir d'une analyse phénoménologique de la constitution de la personne, où l'intériorité de l'âme tient une place essentielle, nous cherchons à rendre compte de l'éducation comme " façonnement de l'être humain dans sa complétude pour qu'il devienne ce qu'il doit être ", c'est-à-dire " un homme véritable " et " authentiquement lui-même ". La théorie steinienne de l'éducation apparaît comme une doctrine compréhensive de l'être humain et du sens de son existence qui porte le sceau de l'orientation métaphysique de sa recherche philosophique.
Edith Stein s'intéresse à des domaines très divers : politique, éthique, anthropologie, pédagogie, théorie de la connaissance, métaphysique, religion, etc. Or cela même qui fait la richesse de son oeuvre - et ouvre au chercheur des champs d'investigation très vastes - constitue pour le lecteur qui souhaite se familiariser avec cette pensée une difficulté majeure. En effet, l'étendue des questions abordées et le caractère hautement personnel de l'oeuvre steinienne posent, de manière particulièrement aiguë, le problème de savoir sous quel angle l'aborder pour en saisir l'unité. Pourtant Edith Stein nous indique elle-même le centre de gravité de son itinéraire intellectuel et spirituel : " la constitution de la personne humaine ". La cohérence de l'engagement intellectuel et existentiel d'Edith Stein réside précisément dans cette quête constante de la vérité de l'homme, selon un mouvement qui porte toujours plus haut la compréhension de la personne et l'accomplissement du sens de son être. L'ouvrage que nous offrons ici se propose de dégager la ligne qui sous-tend la pensée anthropologique d'Edith Stein. Une pensée indissociable d'une démarche vitale, puisqu'elle est surtout un chemin d'unification de la personne humaine à partir de son intériorité. La parole d'Edith Stein sur la personne humaine nous situe au coeur du défi anthropologique que notre époque adresse à la conscience : Qui est l'homme et qu'est-ce que vivre authentiquement dans le sens de son être ? Il s'agit là d'une parole capable de rejoindre chacun, dans la mesure où nul ne peut, s'il veut vivre humainement et avec toute la plénitude possible, éviter de s'interroger sur ce qu'est donner forme à sa vie. A l'écoute de cette parole, nous découvrons la proximité d'un guide et d'une amie qui nous ouvre un chemin lumineux de liberté intérieure et de vie pleine.
Résumé : Encore un ouvrage sur l'évaluation ! Oui, mais un livre résolument tourné vers la pratique et qui prend en compte les élèves non pas pour les distinguer, les classer... les récompenser ou les punir, mais pour leur permettre de mieux apprendre et de se construire en tant que personne ; un livre qui montre que l'évaluation n'est pas la notation mais un travail de tous les instants et un élément essentiel de formation. L'enseignant n'est plus un juge mais un formateur, un éducateur qui ne se sent plus coincé entre les élèves, les parents, l'administration et les programmes, mais qui est en empathie avec ceux qui apprennent. Gérard De Vecchi s'appuie abondamment sur des exemples, et propose de nombreux outils et des démarches pratiques qui permettent de répondre aux demandes officielles tout en conservant comme priorité absolue... l'élève !
Résumé : Dimension fondamentale de l'existence incarnée, la finitude évoque au premier abord l'expérience négative des limitations qui cernent l'être humain. Mais en quel sens l'expérience de la finitude est-elle porteuse d'une signification positive ? Les contributions ici réunies, dans leur diversité et leur complémentarité, abordent cette question à la lumière de la pensée d'Edith Stein. La compréhension steinienne de la finitude humaine est inséparable d'une lecture critique de la philosophie de l'existence de Heidegger, dans la mesure où Edith Stein a cherché à penser le désaccord qui l'opposait à l'analytique de l'être-pour-la-mort. Tout en désignant la personne humaine comme un être essentiellement limité et temporellement mortel, la finitude, telle qu'Edith Stein la conçoit, est positivement liée à la liberté entendue comme la capacité pour un individu de répondre à ce qui le précède et l'appelle : les valeurs, autrui, et ultimement le Tout-Autre. Profondément incarnée, la signification steinienne de la finitude est également liée à l'expérience de la blessure, solidaire d'une réflexion sur la vulnérabilité et la relation à l'altérité dont les implications s'avèrent d'une étonnante modernité. Conformément à la dynamique d'une ascension vers le sens de l'être qui sous-tend le rapport entre être fini et être éternel, Edith Stein va jusqu'à envisager la finitude humaine dans la perspective de " la relation de l'âme avec Dieu " . Ce volume offre enfin une étude comparative sur Edith Stein et Franz Rosenzweig. Avec les contributions de : Sophie Binggeli, Soeur Jean-Edith Ginot, Emmanuel Cattin, -Bénédicte Bouillot, Bérengère Guérin, Eric de Rus, Félix Resch.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.