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La personne humaine en question. Pour une anthropologie de l'intériorité
De Rus Eric
CERF
20,90 €
Épuisé
EAN :9782204093064
Edith Stein s'intéresse à des domaines très divers : politique, éthique, anthropologie, pédagogie, théorie de la connaissance, métaphysique, religion, etc. Or cela même qui fait la richesse de son oeuvre - et ouvre au chercheur des champs d'investigation très vastes - constitue pour le lecteur qui souhaite se familiariser avec cette pensée une difficulté majeure. En effet, l'étendue des questions abordées et le caractère hautement personnel de l'oeuvre steinienne posent, de manière particulièrement aiguë, le problème de savoir sous quel angle l'aborder pour en saisir l'unité. Pourtant Edith Stein nous indique elle-même le centre de gravité de son itinéraire intellectuel et spirituel : " la constitution de la personne humaine ". La cohérence de l'engagement intellectuel et existentiel d'Edith Stein réside précisément dans cette quête constante de la vérité de l'homme, selon un mouvement qui porte toujours plus haut la compréhension de la personne et l'accomplissement du sens de son être. L'ouvrage que nous offrons ici se propose de dégager la ligne qui sous-tend la pensée anthropologique d'Edith Stein. Une pensée indissociable d'une démarche vitale, puisqu'elle est surtout un chemin d'unification de la personne humaine à partir de son intériorité. La parole d'Edith Stein sur la personne humaine nous situe au coeur du défi anthropologique que notre époque adresse à la conscience : Qui est l'homme et qu'est-ce que vivre authentiquement dans le sens de son être ? Il s'agit là d'une parole capable de rejoindre chacun, dans la mesure où nul ne peut, s'il veut vivre humainement et avec toute la plénitude possible, éviter de s'interroger sur ce qu'est donner forme à sa vie. A l'écoute de cette parole, nous découvrons la proximité d'un guide et d'une amie qui nous ouvre un chemin lumineux de liberté intérieure et de vie pleine.
Eduquer engage " une certaine conception de l'homme, de sa place dans le monde, de ce à quoi il s'occupe, de même que des possibilités d'agir pratiquement sur l'homme et de le former ". Malgré l'importance que revêt chez Edith Stein la thématique éducative, elle reste néanmoins disséminée dans son oeuvre, sans faire l'objet d'une élaboration systématique. L'enjeu de notre travail est de déterminer méthodiquement les liens qui rattachent la conception steinienne de la structure de la personne humaine et sa conception de l'éducation. Il s'agit de rendre compte de la manière dont se constitue sa phénoménologie de la personne humaine, de telle sorte que soit possible une théorie de l'éducation porteuse d'un certain idéal. A partir d'une analyse phénoménologique de la constitution de la personne, où l'intériorité de l'âme tient une place essentielle, nous cherchons à rendre compte de l'éducation comme " façonnement de l'être humain dans sa complétude pour qu'il devienne ce qu'il doit être ", c'est-à-dire " un homme véritable " et " authentiquement lui-même ". La théorie steinienne de l'éducation apparaît comme une doctrine compréhensive de l'être humain et du sens de son existence qui porte le sceau de l'orientation métaphysique de sa recherche philosophique.
Et parle cette voix au timbre de printemps qui panse les engelures de l'hiver". Cette voix dérobée au fracas du verbiage, emmaillotée dans le silence de la nuit, nue au tournant de l'univers, vibrante dans la nitescence du jour sans déclin, cette Voix embrasse de part en part les poèmes d'Éric de Rus. Elle creuse là où l'on demeure. Elle provoque là où l'on s'endort. Elle emporte là où l'on défaille. On y entend chanter la fidèle mésange ; on y respire le parfum plein d'espérance du frêle amandier. Et l'on y voit mille visages, mille misères, mille appels, mille cris en gésine d'une vie nouvelle. Les mots du poète nous invitent à entrer dans cette prodigieuse aventure qui consiste à vivre pleinement, à vivre intensément, dans la vulnérabilité qui est la nôtre, la vie radieuse du Vivant ! Reste alors à bruler, et être consumé du désir de cette éternité pour laquelle nous sommes créés. Philosophe et poète, Eric de Rus poursuit une oeuvre consacrée à la pensée d'Edith Stein, à une recherche sur le geste de création, ainsi qu'à l'expression poétique de la Présence.
Résumé : Dimension fondamentale de l'existence incarnée, la finitude évoque au premier abord l'expérience négative des limitations qui cernent l'être humain. Mais en quel sens l'expérience de la finitude est-elle porteuse d'une signification positive ? Les contributions ici réunies, dans leur diversité et leur complémentarité, abordent cette question à la lumière de la pensée d'Edith Stein. La compréhension steinienne de la finitude humaine est inséparable d'une lecture critique de la philosophie de l'existence de Heidegger, dans la mesure où Edith Stein a cherché à penser le désaccord qui l'opposait à l'analytique de l'être-pour-la-mort. Tout en désignant la personne humaine comme un être essentiellement limité et temporellement mortel, la finitude, telle qu'Edith Stein la conçoit, est positivement liée à la liberté entendue comme la capacité pour un individu de répondre à ce qui le précède et l'appelle : les valeurs, autrui, et ultimement le Tout-Autre. Profondément incarnée, la signification steinienne de la finitude est également liée à l'expérience de la blessure, solidaire d'une réflexion sur la vulnérabilité et la relation à l'altérité dont les implications s'avèrent d'une étonnante modernité. Conformément à la dynamique d'une ascension vers le sens de l'être qui sous-tend le rapport entre être fini et être éternel, Edith Stein va jusqu'à envisager la finitude humaine dans la perspective de " la relation de l'âme avec Dieu " . Ce volume offre enfin une étude comparative sur Edith Stein et Franz Rosenzweig. Avec les contributions de : Sophie Binggeli, Soeur Jean-Edith Ginot, Emmanuel Cattin, -Bénédicte Bouillot, Bérengère Guérin, Eric de Rus, Félix Resch.
Edith Stein est connue en France pour ses écrits spirituels et, de manière plus restreinte, pour son ?uvre philosophique. Pourtant ses travaux dans le domaine de l'éducation méritent également d'être découverts. Philosophe et enseignante, elle s'efforça d'explorer la profondeur de l'acte d'éduquer du point de vue de sa signification et de ses enjeux individuels et communautaires. L'intérêt de sa réflexion et de sa pratique réside essentiellement dans son effort pour fonder la pédagogie sur une anthropologie. Car si l'éducation est formation de toute la personne, elle engage nécessairement une certaine vision de l'homme. Le travail de clarification anthropologique mené par Edith Stein procède d'une conscience aiguë de la dignité humaine et nous renseigne en même temps sur la nature de l'éducation comprise comme une formation de l'homme dans sa totalité. C'est pourquoi ce service de la personne prend nonseulement en compte le corps et l'esprit, mais va jusqu'à scruter attentivement la soif de sens inscrite dans l'âme de chaque individu. En d'autres termes, c'est le souci de l'intériorité de la personne qui caractérise la vision anthropologique d'Edith Stein, et vient éclairer sa conception de l'éducation. Si cette conception est tout entière habitée par sa foi dans le Christ, Edith Stein n'adopte pas pour autant une position idéologique considérant parexemple que le chrétien détiendrait le monopole del'éducation. Elle propose d'abord une parole libre qui rend raison, avec respect et conviction, d'une découverte émerveillée de la beauté de la personne et du mystère de son intériorité. C'est de ce point haut, de ce centre, qu'elle tire toutes les conséquences en matière d'éducation. A une époque où la question éducative cristallise à la fois tant de craintes et d'espérances, c'est cette parole vivanteque nous avons cherché à partager. Pour tous ceux et celles qui sont animés du même idéal, ce sillon lumineux qu'Edith Stein a tracé par toute sa vie a aujourd'hui valeur, non seulement de témoignage, mais également d'encouragement. Et, pour tous les autres, il demeure une proposition qui mérite d'être entendue, dans la mesure où elle ne peutqu'alimenter de manière féconde la réflexion dans le domaine de l'éducation.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".