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La finitude peut-elle être positive ?. Approches steiniennes de la finitude
Rus Eric de ; Binggeli Sophie
HERMANN
23,10 €
Épuisé
EAN :9791037021434
Dimension fondamentale de l'existence incarnée, la finitude évoque au premier abord l'expérience négative des limitations qui cernent l'être humain. Mais en quel sens l'expérience de la finitude est-elle porteuse d'une signification positive ? Les contributions ici réunies, dans leur diversité et leur complémentarité, abordent cette question à la lumière de la pensée d'Edith Stein. La compréhension steinienne de la finitude humaine est inséparable d'une lecture critique de la philosophie de l'existence de Heidegger, dans la mesure où Edith Stein a cherché à penser le désaccord qui l'opposait à l'analytique de l'être-pour-la-mort. Tout en désignant la personne humaine comme un être essentiellement limité et temporellement mortel, la finitude, telle qu'Edith Stein la conçoit, est positivement liée à la liberté entendue comme la capacité pour un individu de répondre à ce qui le précède et l'appelle : les valeurs, autrui, et ultimement le Tout-Autre. Profondément incarnée, la signification steinienne de la finitude est également liée à l'expérience de la blessure, solidaire d'une réflexion sur la vulnérabilité et la relation à l'altérité dont les implications s'avèrent d'une étonnante modernité. Conformément à la dynamique d'une ascension vers le sens de l'être qui sous-tend le rapport entre être fini et être éternel, Edith Stein va jusqu'à envisager la finitude humaine dans la perspective de " la relation de l'âme avec Dieu " . Ce volume offre enfin une étude comparative sur Edith Stein et Franz Rosenzweig. Avec les contributions de : Sophie Binggeli, Soeur Jean-Edith Ginot, Emmanuel Cattin, -Bénédicte Bouillot, Bérengère Guérin, Eric de Rus, Félix Resch.
Halard François ; Bergé Pierre ; Rus Mayer ; Dupuy
François Halard est un vrai décorateur, un familier des objets, un amateur des lieux. Grâce à son oeil infaillible, ses photographies se mettent en place. Elles sont des témoins de notre époque. Elles interrogent la société. De même qu'une nature morte de Baugin nous fait comprendre le XVIIe siècle mieux que de longues explications, le livre de François Halard nous révèle les dessous cachés d'un monde qui est le nôtre et que nous ne savons pas toujours voir.
Biographie de l'auteur Eric de Rus enseigne la philosophie au Centre Madeleine Daniélou. Ses publications concernent la pensée anthropologique et éducative d'Edith Stein ainsi que la démarche artistique et spirituelle. Il est l'auteur de deux recueils de poésie primés par l'Académie des Jeux Floraux. Elizabeth Sombart (Préface) est pianiste, présidente de la Fondation Resonnance (Suisse) dont la double mission est d'enseigner la phénoménologie du son et du geste et de porter la musique dans les lieux de souffrance (hôpitaux, prisons, etc...). Elle a réalisé de nombreux enregistrements dont, très récemment, l'intégrale des Nocturnes de Chopin.
Edith Stein est connue en France pour ses écrits spirituels et, de manière plus restreinte, pour son ?uvre philosophique. Pourtant ses travaux dans le domaine de l'éducation méritent également d'être découverts. Philosophe et enseignante, elle s'efforça d'explorer la profondeur de l'acte d'éduquer du point de vue de sa signification et de ses enjeux individuels et communautaires. L'intérêt de sa réflexion et de sa pratique réside essentiellement dans son effort pour fonder la pédagogie sur une anthropologie. Car si l'éducation est formation de toute la personne, elle engage nécessairement une certaine vision de l'homme. Le travail de clarification anthropologique mené par Edith Stein procède d'une conscience aiguë de la dignité humaine et nous renseigne en même temps sur la nature de l'éducation comprise comme une formation de l'homme dans sa totalité. C'est pourquoi ce service de la personne prend nonseulement en compte le corps et l'esprit, mais va jusqu'à scruter attentivement la soif de sens inscrite dans l'âme de chaque individu. En d'autres termes, c'est le souci de l'intériorité de la personne qui caractérise la vision anthropologique d'Edith Stein, et vient éclairer sa conception de l'éducation. Si cette conception est tout entière habitée par sa foi dans le Christ, Edith Stein n'adopte pas pour autant une position idéologique considérant parexemple que le chrétien détiendrait le monopole del'éducation. Elle propose d'abord une parole libre qui rend raison, avec respect et conviction, d'une découverte émerveillée de la beauté de la personne et du mystère de son intériorité. C'est de ce point haut, de ce centre, qu'elle tire toutes les conséquences en matière d'éducation. A une époque où la question éducative cristallise à la fois tant de craintes et d'espérances, c'est cette parole vivanteque nous avons cherché à partager. Pour tous ceux et celles qui sont animés du même idéal, ce sillon lumineux qu'Edith Stein a tracé par toute sa vie a aujourd'hui valeur, non seulement de témoignage, mais également d'encouragement. Et, pour tous les autres, il demeure une proposition qui mérite d'être entendue, dans la mesure où elle ne peutqu'alimenter de manière féconde la réflexion dans le domaine de l'éducation.
Edith Stein s'intéresse à des domaines très divers : politique, éthique, anthropologie, pédagogie, théorie de la connaissance, métaphysique, religion, etc. Or cela même qui fait la richesse de son oeuvre - et ouvre au chercheur des champs d'investigation très vastes - constitue pour le lecteur qui souhaite se familiariser avec cette pensée une difficulté majeure. En effet, l'étendue des questions abordées et le caractère hautement personnel de l'oeuvre steinienne posent, de manière particulièrement aiguë, le problème de savoir sous quel angle l'aborder pour en saisir l'unité. Pourtant Edith Stein nous indique elle-même le centre de gravité de son itinéraire intellectuel et spirituel : " la constitution de la personne humaine ". La cohérence de l'engagement intellectuel et existentiel d'Edith Stein réside précisément dans cette quête constante de la vérité de l'homme, selon un mouvement qui porte toujours plus haut la compréhension de la personne et l'accomplissement du sens de son être. L'ouvrage que nous offrons ici se propose de dégager la ligne qui sous-tend la pensée anthropologique d'Edith Stein. Une pensée indissociable d'une démarche vitale, puisqu'elle est surtout un chemin d'unification de la personne humaine à partir de son intériorité. La parole d'Edith Stein sur la personne humaine nous situe au coeur du défi anthropologique que notre époque adresse à la conscience : Qui est l'homme et qu'est-ce que vivre authentiquement dans le sens de son être ? Il s'agit là d'une parole capable de rejoindre chacun, dans la mesure où nul ne peut, s'il veut vivre humainement et avec toute la plénitude possible, éviter de s'interroger sur ce qu'est donner forme à sa vie. A l'écoute de cette parole, nous découvrons la proximité d'un guide et d'une amie qui nous ouvre un chemin lumineux de liberté intérieure et de vie pleine.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.