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L'Italie entre le XXe et le XXIe siècle : la transition infinie. Edition bilingue français-italien
De Paulis-Dalembert Maria Pia
SORBONNE PSN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782878543711
Depuis 1992, à la suite notamment du phénomène Mani pulite et après la fin de la première République, l'Italie n'a eu de cesse de modifier ses institutions. La République parlementaire, issue du référendum de juin 1946 et de la Constitution du 1er janvier 1948 - sur laquelle s'est construite la démocratie italienne de l'après-guerre -, est constamment remise en question, parfois à travers ses institutions mêmes. Aujourd'hui, après plus de dix ans de débats et de confrontations, elle semble encore chercher sa nouvelle physionomie. Cependant, dans cette quête d'une configuration nouvelle, elle doit tenir compte aussi bien des impératifs nationaux - son histoire, sa culture, sa tradition politique et économique, bref son identité - que des contraintes européennes et internationales. S'interroger sur le devenir de la réalité institutionnelle, politique et économique de l'Italie constitue l'objet de ce volume. S'appuyant sur les dix dernières années, il cherche à comprendre une matière anthropologique et culturelle complexe et à en tirer une réflexion bilatérale (franco-italienne) qui puisse être proposée au public français.
Présentation de l'éditeur Diego travaille pour des guides de voyage et court le monde depuis des années lorsqu’un accident l’oblige à rentrer en Italie pour se faire opérer. Très vite, il se rend compte qu’un problème sur sa ligne téléphonique lui permet d’écouter toutes les conversations de ses voisins. Leurs ennuis de santé, leurs amours déçues, leurs désirs inassouvis font dès lors partie de son quotidien. Mais écouter la vie des autres ne lui suffit pas ; il décide de s’en mêler, d’apporter son aide, car il ne supporte ni le chagrin ni la dépression – il les a trop longtemps fuis lui-même. Il est loin d’imaginer où tout cela va le mener… Sous une fausse désinvolture et avec un talent fou, l’auteur nous entraîne dans un tourbillon d’angoisses existentielles. Stéphanie des Horts, Valeurs actuelles.
Meyer Gil ; Spack Annelyse ; Richard-De Paolis Pao
Les professions de l'éducation en général présentent un déficit d'image. Outre la croyance tenace que s'occuper de jeunes enfants est à la portée de tout le monde, elles sont difficilement évaluables dans leurs effets concrets et relèvent donc dans une grande mesure de l'indicible. Les auteurs s'appliquent à déployer une réflexion concrète sur des processus d'action éducative auprès de jeunes enfants dans le contexte des institutions de la petite enfance. Ils rendent compte de recherches basées sur des méthodes d'observation et des expérimentations qui sont conduites avec les éducateurs. Leur objectif est de comprendre ce qui se joue au quotidien pour chaque enfant accueilli et pour sa famille. Comment construire dans la durée, et par un agir réflexif systématiquement mis en oeuvre, un socle de pratiques éducatives qui favorise le développement de chacun, les relations entre enfants, et avec les adultes, professionnels et parents, qui s'occupent d'eux ? Comprendre pour agir constitue un défi pour la reconnaissance de l'importance de la "qualité au bout du geste" dans l'accueil des tout-petits, et au-delà pour celle des professionnels qui en ont la responsabilité.
Loin des stéréotypes qui enveloppent souvent l'image de "la" Sicile et occultent la complexité du réel, cet ouvrage s'attache à montrer la richesse et la diversité des Sicile(s) d'aujourd'hui. Les plus éminents représentants de la société civile et judiciaire, opérateurs culturels ou spécialistes des arts (littérature, théâtre, cinéma, BD) y confrontent leurs analyses. De grands artistes débattent des enjeux de la création dans le devenir de leur pays. Se révèle ainsi la tension constructive entre poids de l'Histoire et urgence de l'actualité, entre mémoire de la tradition et élans novateurs, entre passivité du désespoir et énergie de la révolte. Hors de tout repli dans une insularité close, les ferments sociaux, politiques, éthiques et esthétiques qui naissent et se développent en Sicile, ou à partir de la Sicile, apparaissent comme une force vitale essentielle. Le lecteur y reconnaîtra alors une sorte de "laboratoire" - sicilien, italien et/ou européen - du courage et de la créativité.
Illustre aristocrate et poète de talent, Paulin prend la décision, avec l'accord de son épouse Therasia, de renoncer à ses biens et de partir mener une vie d'ascète à Nole en Campanie. Son ami, Sulpice Sévère, jeune avocat réputé, choisit la même voie du renoncement et se fixe à Primuliacum, près de Toulouse. Voici la première traduction complète en français de leur correspondance. Nourrie des dernières recherches universitaires, elle montre en quoi l'échange épistolaire de ces deux Pères de l'Eglise reflète le passage entre la culture antique et la culture chrétienne. La conversion à l'ascétisme, le culte rendu aux martyrs, le sens de l'amitié spirituelle, le goût des lettres, mais surtout le dépassement de la morale par l'appel à une existence réellement vécue, tels sont les grands thèmes qu'éclairent cette relation singulière. Un témoignage passionnant parce que passionné. Bordelais d'origine, Paulin de Nole (353-431), moine puis évêque, est un écrivain latin, contemporain d'Augustin d'Hippone. Sulpice Sévère, originaire également du Sud-Ouest, est connu pour avoir rédigé la Vie de Martin de Tours et des Chroniques. Correspondance traduite et annotée par Janine Desmulliez, Cédric Vanhems et Jean-Marc Vercruysse Collection dirigée par Marie-Anne Vannier
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.