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L'Italie en jaune et noir. La littérature policière de 1990 à nos jours
De Paulis-Dalembert Maria Pia
SORBONNE PSN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782878544886
Depuis 1990, le genre policier connaît un large succès aussi bien dans le monde de l'édition qu'auprès du public italien. Cette date marque un renouveau de ses formes, auquel a contribué, entre autres, la création du Gruppo 13 à Bologne. À côté du giallo s'est affirmée progressivement la catégorie plus hybride du noir. Le genre policier entend sonder le mystère, démasquer l'opacité du réel en pénétrant les non-dits de l'histoire pour en proposer une lecture dérangeante; surgissent alors d'autres questionnements relevant, quant à eux, de pulsions plus subtiles, voire inconscientes. La perspective historique et herméneutique a élevé le roman au statut de nouveau roman social, capable, sous le couvert de situations vraisemblables, de simuler la réalité pour la comprendre autrement. L'écriture d'enquête se présente de plus en plus en Italie comme le champ de toutes les expérimentations grâce à l'utilisation de canaux de communication favorisant une réception plus large, mais aussi à l'hybridation avec d'autres formes d'expression (cinéma, théâtre, musique, télévision, BD). Cet ouvrage vise à comprendre les nouveaux enjeux du giallo/noir à l'origine de son succès. On y voit comment, à travers l'écriture de l'énigme, le giallo explore les côtés obscurs et complexes de l'Italie contemporaine.
Depuis 1992, à la suite notamment du phénomène Mani pulite et après la fin de la première République, l'Italie n'a eu de cesse de modifier ses institutions. La République parlementaire, issue du référendum de juin 1946 et de la Constitution du 1er janvier 1948 - sur laquelle s'est construite la démocratie italienne de l'après-guerre -, est constamment remise en question, parfois à travers ses institutions mêmes. Aujourd'hui, après plus de dix ans de débats et de confrontations, elle semble encore chercher sa nouvelle physionomie. Cependant, dans cette quête d'une configuration nouvelle, elle doit tenir compte aussi bien des impératifs nationaux - son histoire, sa culture, sa tradition politique et économique, bref son identité - que des contraintes européennes et internationales. S'interroger sur le devenir de la réalité institutionnelle, politique et économique de l'Italie constitue l'objet de ce volume. S'appuyant sur les dix dernières années, il cherche à comprendre une matière anthropologique et culturelle complexe et à en tirer une réflexion bilatérale (franco-italienne) qui puisse être proposée au public français.
Loin des stéréotypes qui enveloppent souvent l'image de "la" Sicile et occultent la complexité du réel, cet ouvrage s'attache à montrer la richesse et la diversité des Sicile(s) d'aujourd'hui. Les plus éminents représentants de la société civile et judiciaire, opérateurs culturels ou spécialistes des arts (littérature, théâtre, cinéma, BD) y confrontent leurs analyses. De grands artistes débattent des enjeux de la création dans le devenir de leur pays. Se révèle ainsi la tension constructive entre poids de l'Histoire et urgence de l'actualité, entre mémoire de la tradition et élans novateurs, entre passivité du désespoir et énergie de la révolte. Hors de tout repli dans une insularité close, les ferments sociaux, politiques, éthiques et esthétiques qui naissent et se développent en Sicile, ou à partir de la Sicile, apparaissent comme une force vitale essentielle. Le lecteur y reconnaîtra alors une sorte de "laboratoire" - sicilien, italien et/ou européen - du courage et de la créativité.
Personnalité controversée de son vivant déjà, Giovanni Papini continue de susciter une grande attention critique en France et en Italie. De sa riche activité culturelle, ce volume privilégie les aspects liés à sa vocation d'intellectuel engagé dans la modernisation de la culture et dans le débat historique de son époque. Papini a été tour à tour médiateur entre les artistes italiens et les avant-gardes françaises, découvreur de la philosophie intuitionniste de Bergson, fondateur de revues littéraires et idéologiques et patriote favorable aux deux guerres mondiales au nom de la reconstruction de l'identité nationale. Ces diverses facettes de son action intellectuelle, qui ont fait de lui un esprit inquiet et un agitateur d'idées dérangeant dans le panorama italien du XXe siècle, révèlent une grande cohérence de pensée. La fidélité à une interprétation ethnique de la nation et de l'histoire explique la continuité idéologique de Papini, mais aussi son besoin constant de rupture. L'esprit de rébellion, la satire et la virulence de ses propos sont soulignés au cours de sa longue fortune française. La dernière partie de ce volume, qui retrace en effet la réception contrastée de Papini en France, met en perspective son expérience créatrice et fournit, par le truchement du regard français, une lecture globale de son oeuvre.Maria Pia De Paulis-Dalembert est agrégée d'italien et Maître de conférences à l'université Sorbonne nouvelle Paris 3. Elle est auteur de nombreuses études portant sur les revues florentines du début du XXe siècle, la réception des lettres italiennes en France, des poètes et des narrateurs tels que Montale, Ungaretti, Malaparte, Consolo, et Lucarelli.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.