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LA METAPHYSIQUE DU PHENOMENE
DE MURALT
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711608775
Le présent recueil groupe neuf textes consacrés à la phénoménologie. Il répond à la même préoccupation que le volume précédent, dédié à Aristote : comprendre pourquoi et comment la phénoménologie contemporaine a ranimé l'intérêt de certaines notions centrales de la critique aristotélicienne et scolastique, dont celle de l'intentionnalité principalement. Les études d'André de Muralt ouvrent la vaste perspective d'une science qui prétend montrer comment, dans l'apparaître du phénomène à une conscience humaine, se constitue ou se révèle, le sens et la vérité de l'être même. Que cette science, la phénoménologie, s'attache à la description de la perception, du jugement, de l'acte morale pratique, de la création artistique ou de la parole du poète, c'est la même structure de pensée qui dévoile, à travers les vécus multiples de la conscience humaine, l'unité objective de la réalite sentie ou affirmée, l'authenticité de l'existence libre, la beauté et la vérité de l'oeuvre d'art. La phénoménologie de Husserl, l'ontologie de Heidegger, l'anthropologie de Sartre, la phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty, la phénoménologie de l'expérience esthétique de Mikel Dufrenne, en sont autant de témoins, spécifiques et originaux.
L'auteur s'attache dans ce livre à analyser et à organiser les thèmes de la philosophie politique moderne selon sa méthode aristotélicienne d'"analyse structurelle", souvent mise en oeuvre déjà et définie ici pour la première fois en elle-même. Il montre comment le "volontarisme" de Duns Scot et d'Occam rompt avec l'aristolélisme en définissant la volonté comme absolue de toute finalité objective, comment il est la source de la réflexion politique moderne, en inspirant la notion du droit naturel de tous sur tout (jus omnium in omnia), dont les virtualités anarchiques appellent des contrepoids aussi divers que le sont la loi divine a priori, le droit divin des rois, le droit naturel du jusnaturalisme moderne, le contrat social, la limitation psychologique de la volonté de chacun par celle d'autrui, selon Occam, Suarez, Spinoza, Hobbes, Locke, Pufendorf, Barbeyrac, Rousseau, l'utilitarisme ou l'éthique de la discussion. Le libéralisme contemporain est l'expression ultime de ce "volontarisme" et croit trouver le moyen de concilier l'exigence naturelle du jus omnium in omnia et la stabilité d'un Etat de droit prétendant assurer l'épanouissement des aspirations même contradictoires des individus et des groupes les plus divers. Il se présente comme la pensée triomphante dans laquelle s'inscrit toute réflexion politique, des questions sur la liberté et le droit dans la société à la conception de l'Eglise, des rapports de l'homme et de la femme à la domination humaine sur la nature. Tel est le tableau, ambitieux et critique, que cet essai de philosophie politique présente au lecteur. Biographie de l'auteur André de Muralt est professeur à l'Université de Genève. Ses recherches portent non seulement sur les doctrines médiévales, mais aussi sur les liens qui rattachent la philosophie moderne et contemporaine à leurs sources médiévales.
Résumé : Le Journal pour Mademoiselle de Menou est la partie principale du manuscrit 3 471 de la bibliothèque de l'Arsenal, qui regroupe des textes inédits de Mme de Murat. Il témoigne des audaces d'une femme de lettres maintenue en marge de la société par le pouvoir royal.
Résumé : " Pauline s'est faufilée entre les hauts épis et scrute le sol pour trouver entre deux rangées une place de terre où mourir. Elle s'assoit, plaque ses genoux contre sa poitrine et cesse de respirer. Le blé ondule autour d'elle. Au-delà des champs, le village, l'école et la maison où habite sa cousine, qui va pleurer en apprenant sa mort, c'est sûr. Plus loin, la maison de sa maîtresse, dont les doigts sentent la gomme. Les battements de c?ur s'accélèrent dans sa poitrine et dans ses mains qui maintiennent ses genoux serrés contre elle ; ses cuisses repliées deviennent très chaudes, un écho de tous les murmures de la vie s'amplifie dans ses oreilles. Elle devient rivière, torrent, cataracte. Elle est certaine d'avoir été emportée. Dans sa chambre, sur la couverture de son lit, Dinah, la chienne cocker, dort. Un sac d'école en poil de vache est appuyé contre le pupitre dont le couvercle incliné renferme ses cahiers. La guerre a apporté dans la chambre claire d'une enfant de cinq ans un objet dépourvu de toute beauté, étrange objet, vaguement apparenté au visage humain : un masque à gaz. "
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.