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L'UNITE DE LA PHILOSOPHIE POLITIQUE DE SCOT, OCCAM ET SUAREZ AU LIBERALISME CONTEMPORAIN
DE MURALT
VRIN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782711615575
L'auteur s'attache dans ce livre à analyser et à organiser les thèmes de la philosophie politique moderne selon sa méthode aristotélicienne d'"analyse structurelle", souvent mise en oeuvre déjà et définie ici pour la première fois en elle-même. Il montre comment le "volontarisme" de Duns Scot et d'Occam rompt avec l'aristolélisme en définissant la volonté comme absolue de toute finalité objective, comment il est la source de la réflexion politique moderne, en inspirant la notion du droit naturel de tous sur tout (jus omnium in omnia), dont les virtualités anarchiques appellent des contrepoids aussi divers que le sont la loi divine a priori, le droit divin des rois, le droit naturel du jusnaturalisme moderne, le contrat social, la limitation psychologique de la volonté de chacun par celle d'autrui, selon Occam, Suarez, Spinoza, Hobbes, Locke, Pufendorf, Barbeyrac, Rousseau, l'utilitarisme ou l'éthique de la discussion. Le libéralisme contemporain est l'expression ultime de ce "volontarisme" et croit trouver le moyen de concilier l'exigence naturelle du jus omnium in omnia et la stabilité d'un Etat de droit prétendant assurer l'épanouissement des aspirations même contradictoires des individus et des groupes les plus divers. Il se présente comme la pensée triomphante dans laquelle s'inscrit toute réflexion politique, des questions sur la liberté et le droit dans la société à la conception de l'Eglise, des rapports de l'homme et de la femme à la domination humaine sur la nature. Tel est le tableau, ambitieux et critique, que cet essai de philosophie politique présente au lecteur. Biographie de l'auteur André de Muralt est professeur à l'Université de Genève. Ses recherches portent non seulement sur les doctrines médiévales, mais aussi sur les liens qui rattachent la philosophie moderne et contemporaine à leurs sources médiévales.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.