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COMMENT DIRE L'ETRE ?
DE MURALT
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711608782
Les développements de la réflexion contemporaine ont suscité un nouvel intérêt pour la pensée d'Aristote. La phénoménologie d'Edmund Husserl avait dès l'entre-deux-guerres réintroduit une série de notions empruntées à la philosophie du Stagirite, au point de paraître renouer avec les développements de la scolastique aristotélicienne médiévale. Les études d'André de Muralt réunies dans ce recueil s'attachent à l'interprétation de la métaphysique d'Aristote. L'interrogation soulevée a une portée immédiatement métaphysique, et tout aussi bien critique, logique et linguistique. Elle détermine le domaine d'une ontologie, dont la métaphysique aristotélicienne est, parallèlement à la dialectique platonicienne, l'une des manifestations exemplaires. Analysée dans son rapport à la phénoménologie husserlienne, à l'ontologie heideggérienne et à la philosophie analytique du langage, la métaphysique aristotélicienne peut ainsi s'insérer dans le débat contemporain et l'éclairer.
Cet essai métaphysique et critique se présente comme une " analogie des métaphysiques " et illustre la méthode d'analyse structurelle de la pensée philosophique. Après avoir défini les métaphysiques possibles des transcendantaux, l'auteur fait apparaître qu'il n'est de métaphysiques que de l'être et de l'un, comme Parménide l'avait pressenti : la métaphysique analogique de l'aristotélisme, les métaphysiques univoques inspirées de Duns Scot, les métaphysiques néo-platoniciennes de l'Un dérivant de Plotin. Il peut ainsi, par une analyse structurelle de la métaphysique aristotélicienne de Thomas d'Aquin et de la métaphysique de Plotin, Denys l'Aréopagite, Maître Eckhart et Nicolas de Cuse, élaborer la notion aristotélicienne de la participation comme relation transcendantale de similitude et interpréter l'admirable apport du néo-platonisme grec selon la structure de pensée qu'exige la métaphysique aristotélicienne de l'analogie, de la causalité et de la participation.
Madame de Murat fait partie de ces conteuses éclipsées par l'immense succès de leur contemporain, Charles Perrault. Or la pratique littéraire de ces femmes, à la fin du XVIIe siècle en France, constitue un véritable phénomène social, fédérant le public mondain des salons autour du conte de fées. Mais la comtesse de Murat avertit ses amies écrivains : elles doivent être des "fées modernes", ne s'occupant que de "grandes choses" et habitant des "palais enchantés". Elle-même écrit une quinzaine de contes, au moment où la mode du genre bat son plein, dans les années 1698 1699. N'hésitant pas à varier ses sources d'inspiration afin de renouveler le merveilleux, la conteuse puise dans les grandes épopées et les romans à succès de son époque. Et s'il lui arrive d'évoquer des thèmes folkloriques, c'est pour mieux s'en éloigner. Les contes de Madame de Murat offrent en effet une certaine vision du "Grand Siècle", en lien avec l'actualité et la féerie de Versailles. Ils sont également l'occasion pour la comtesse, qui fut stigmatisée en raison des "désordres" de sa vie, de distiller ici ou là, en guise de morale, ses réflexions sur l'amour. C'est à la lecture de ces histoires, qui constituent un véritable traité des passions, qu'invite le présent ouvrage qui réunit pour la première fois l'ensemble des contes de Madame de Murat.
L'auteur s'attache dans ce livre à analyser et à organiser les thèmes de la philosophie politique moderne selon sa méthode aristotélicienne d'"analyse structurelle", souvent mise en oeuvre déjà et définie ici pour la première fois en elle-même. Il montre comment le "volontarisme" de Duns Scot et d'Occam rompt avec l'aristolélisme en définissant la volonté comme absolue de toute finalité objective, comment il est la source de la réflexion politique moderne, en inspirant la notion du droit naturel de tous sur tout (jus omnium in omnia), dont les virtualités anarchiques appellent des contrepoids aussi divers que le sont la loi divine a priori, le droit divin des rois, le droit naturel du jusnaturalisme moderne, le contrat social, la limitation psychologique de la volonté de chacun par celle d'autrui, selon Occam, Suarez, Spinoza, Hobbes, Locke, Pufendorf, Barbeyrac, Rousseau, l'utilitarisme ou l'éthique de la discussion. Le libéralisme contemporain est l'expression ultime de ce "volontarisme" et croit trouver le moyen de concilier l'exigence naturelle du jus omnium in omnia et la stabilité d'un Etat de droit prétendant assurer l'épanouissement des aspirations même contradictoires des individus et des groupes les plus divers. Il se présente comme la pensée triomphante dans laquelle s'inscrit toute réflexion politique, des questions sur la liberté et le droit dans la société à la conception de l'Eglise, des rapports de l'homme et de la femme à la domination humaine sur la nature. Tel est le tableau, ambitieux et critique, que cet essai de philosophie politique présente au lecteur. Biographie de l'auteur André de Muralt est professeur à l'Université de Genève. Ses recherches portent non seulement sur les doctrines médiévales, mais aussi sur les liens qui rattachent la philosophie moderne et contemporaine à leurs sources médiévales.
Ce petit recueil de 4 contes nous permet de découvrir différents aspects de l’œuvre de Madame de Murat qui explore, à travers le merveilleux, les limites du genre et contrebalancent les caractéristiques du féminin et masculin. Une liberté d’expression et une rébellion face aux archétypes sociétaux qui est à l’image de sa vie que nous pouvons découvrir grâce à la préface de Sylvie Robic. Savoureux, ces Contes de fées queer démontrent une modernité absente des contes classiques et nous rappellent le pouvoir subversif de l’imaginaire.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.