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Pour une histoire de la formation. Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes
Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel de
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296057005
Le mot formation est dans toutes les bouches et sous toutes les plumes, pourtant le passé de ce vaste domaine, mouvant et mal circonscrit, reste bien méconnu. Il ne s'agit pas ici d'apporter une réponse univoque à cette ample question, mais d'ouvrir par quelques touches ce que pourrait être une histoire de la formation. Six chapitres proposent une contribution originale. Des classes d'adultes de la fin du XIXe siècle à l'éducation et la formation tout au long de la vie des années 1990, en passant par le projet d'éducation permanente des années 1950-1960, la formation dans une grande entreprise, les cours de promotion sociale ou la professionnalisation des formateurs, plusieurs épisodes remarquables de cette histoire sont ici analysés ou mis en récit. L'ouvrage invite également les historiens à contribuer au développement de ce champ, il s'ouvre sur un état des lieux et se clôt sur un chapitre programmatique proposant des perspectives de recherche. Ce livre s'adresse à tous ceux qui considèrent possible de trouver dans l'analyse du passé des clefs de compréhension des situations présentes et donc aux formateurs et aux autres professionnels de la formation, aux responsables politiques, syndicaux, associatifs, locaux ou nationaux, aux chercheurs et aux profanes, au public de la formation continue ou de l'éducation permanente... à qui souhaite mettre en perspective les enjeux actuels du champ de la formation. Pour une histoire de la formation est le deuxième ouvrage issu des travaux du Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes (GEHFA), il vient à la suite de La construction du système français de formation professionnelle continue, coordonné par Emmanuel de Lescure, L'Harmattan, 2004.
Brucy Guy ; Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel d
Depuis ses origines, le mouvement syndical français est confronté au problème de la formation sous des aspects multiformes : l'éducation ouvrière, la formation syndicale de ses militants et de ses cadres, la formation professionnelle de la main-d'oeuvre, et plus largement ce qu'il est convenu d'appeler l'éducation populaire. Or cette histoire, encore insuffisamment étudiée, recèle des gisements prometteurs, tant de sources que de questions de recherche à la croisée des problèmes du syndicalisme, des relations professionnelles, des mouvements sociaux et de l'Etat social. Sept contributions s'attachent à explorer les liens entre formation et mouvement ouvrier et contribuent à renouveler les problématiques sur la période qui court de la fin du XIXe siècle à l'après Seconde Guerre mondiale. Un second ouvrage à paraître à la suite, Former les militants, prolonge les mêmes questions sur la période suivante. Ce livre s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux professionnels de la formation et aux syndicalistes intéressés par l'histoire du mouvement ouvrier, soucieux de conduire, avec les chercheurs, une réflexion inédite sur la mémoire et l'histoire de leurs organisations et, plus largement, aux militants concernés par l'éducation et la formation tout au long de la vie.
Si l'image, en tant qu'outil pédagogique ou en tant qu'écriture particulière, le "langage de l'image", a souvent fait l'objet de discussions, son utilisation dans l'histoire de l'éducation a été bien plus rarement étudiée et c'est alors plutôt l'enfant qui est placé au centre des analyses. Quelques travaux, cependant, ont été menés sur des réalisations spécifiques en direction d'adultes, mais il n'existait pas, jusqu'alors, de publication générale sur ce thème. Cet ouvrage présente, à travers dix contributions, une variété de pratiques s'appuyant sur l'image dans la formation des adultes, à différentes périodes de l'histoire: la lanterne magique dans les cours du soir au XIXe siècle, le cinéma éducateur dans l'entre-deux-guerres, le film ou la télévision au service de la promotion sociale dans les années 1960, l'image fixe dans ses diverses formes et utilisations en formation, une bande dessinée géante comme support d'alphabétisation ou, plus récemment, les outils multimédia dans la formation professionnelle. L'image dans l'histoire de la formation des adultes est un ouvrage issu des travaux du Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes (Gehfa), il vient à la suite de Mouvement ouvrier et formation, dirigé par Guy Brucy, Emmanuel de Lescure et Françoise F. Laot, L'Harmattan, 2009.
Les politiques de la ville représentent un enjeu fondamental pour le traitement de nombreuses questions cruciales dans la société française d'aujourd'hui : intégration des minorités, revalorisation des espaces urbains marginalisés et restauration du lien social entre les diverses composantes de leur population, lutte contre les fractures sociales en train de se former... Au bout de dix ans de fonctionnement, il convient de se poser la question de l'efficacité de ces politiques. Si leurs résultats sont difficilement quantifiables, ils peuvent toutefois faire l'objet d'une évaluation pertinente à partir d'une méthode fondée sur une analyse qualitative à la fois rigoureuse, dynamique et participative. Cet ouvrage, fruit d'un long travail d'observation sur plusieurs sites et d'un dialogue avec des acteurs de la politique de la ville, entend apporter une contribution à la nécessaire évaluation de ces politiques.
Casella Philippe ; Santelmann Paul ; Laot François
Aborder la formation professionnelle sous l'angle des territoires appelle d'emblée à une réflexion sur la décentralisation. Depuis vingt ans et évolutivement, la question est inséparable de la réforme de l'Etat et des politiques publiques mises en œuvre pour donner corps à la diversification des niveaux de décision et d'action ; long processus découvrant les enjeux d'une dimension spatiale qui ne va pas sans interroger les inégalités structurelles et contextuelles des régions. Territoires et formation, territoires en formation aussi : la régionalisation est un phénomène récent et la complexité des transferts - de compétences, de budgets en particulier - implique une vision à long terme autant qu'elle en rend l'analyse malaisée aujourd'hui encore. Ce numéro analyse la décentralisation de la formation professionnelle sous trois angles : les conditions de production des travaux scientifiques sur le sujet, la recherche de nouveaux équilibres avec des régulations publiques bouleversées, et les caractéristiques originales des politiques régionales de formation. Avec au terme une question encore non résolue : la décentralisation a-t-elle réellement modifié le paysage de la formation professionnelle en France ? La revue " Savoirs " a pour vocation de favoriser la production, la valorisation et la mise en débat des synthèses et des résultats de travaux de recherche (thèses, recherches sur contrat, symposium, notes d'habilitation à diriger des recherches, etc.), réalisés dans le champ de la formation des adultes. Elle souhaite contribuer ainsi à la compréhension des systèmes d'éducation et de formation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.