Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lire, interpréter, transmettre les Adages d'Érasme
La Gorce Mathieu de ; Cernogora Nadia ; Vintenon A
PARIS OUEST
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840165545
Le présent ouvrage collectif étudie la manière dont les Adages d'Erasme ont été transmis, et comment ils ont été interprétés et utilisés par les auteurs français et européens, jusqu'à l'aube du dix-septième siècle. De quelle manière les Adages d'Erasme ont-ils été transmis et comment ont-ils été interprétés et utilisés par les auteurs français et européens, jusqu'à l'aube du XVIIe siècle ? L'ouvrage montre d'abord comment Erasme a employé le proverbe comme support d'un discours personnel, tout en l'élaborant comme un objet ouvert à des utilisations multiples. Il fait ensuite un point sur les transformations et déformations qui ont accompagné la diffusion de ce recueil, entre amplifications érasmiennes et éditions abrégées ou censurées. Enfin diverses études de cas montrent l'extrême plasticité de l'adage, à la fois fragment de pensée et concentré de formulation. Noyau d'un personnage ou élément interprétatif dans le récit, cascade sonore en poésie, outil de figuration ou didactique dans la satire, il intervient à toutes les échelles, de l'occurrence ponctuelle au commentaire global, subissant de multiples transformations (amputation, reformulation, agglomération). Un index des 350 adages cités donnera un aperçu de cette source majeure de la Renaissance, tout en permettant de comparer plusieurs emplois d'un même adage.
De 1952 à 1958 se jouent des parties décisives, dont l'avenir de la France est l'enjeu. De 1952 à 1954, la France semble à son apogée. Le niveau de vie y progresse régulièrement, l'agitation sociale y est presque nulle, les caisses de l'Etat sont pleines. Lorsque Mendès France arrive au pouvoir, il suscite des espoirs que personne, depuis la Libération, n'a su faire naître. Après la chute de son gouvernement, son action trouve un prolongement dans l'apparition d'un véritable courant d'opinion, le mendésisme".Ce raisonnement dissimulait des trous d'ombre: la guerre d'Indochine, certes, se termine. Les crises tunisienne et marocaine semblent résolues et montrer que l'inéluctable décolonisation se déroulera relativement calmement désormais. Mais bientôt commence le déclin de la IVe République, confrontée à la guerre d'Algérie.La confusion était inextricable, l'engrenage happait les uns après les autres tous les acteurs, les pions et les témoins de cette guerre fratricide. D'une façon magistrale, l'auteur montre comment, à bout de souffle, les représentants d'une France profondément meurtrie s'en remirent à de Gaulle. De tous côtés, par un formidable malentendu, on se rallia au Général, pour des raisons parfois complètement contradictoires. Que l'homme du 18-Juin eût lui-même une idée de la France, ceux qui firent appel à lui en mai 1958 semblaient n'y avoir pas pensé."
L'Empire, c'est la paix" avait déclaré le futur empereur à Bordeaux, le 9 octobre 1852. Cette phrase lui a été beaucoup reprochée. S'il est vrai que les armées du Second Empire ont combattu un peu partout dans le monde sous le règne de Napoléon III, cela ne signifie pas que le neveu a voulu singer l'oncle et faire moisson de gloire militaire. Le plus souvent, la guerre fut vraiment pour lui un moyen de politique étrangère. Derrière les campagnes et les batailles, il y avait des projets qui n'étaient pas, en principe, de conquêtes. Napoléon III ne rêva jamais de dominer l'Europe par la force et d'y chevaucher à la tête de ses régiments. Ne se considérant pas comme un chef de guerre, il ne prit la tête des armées que parce que sa conception du métier d'empereur et son nom le lui imposaient. Les principes de sa politique extérieure furent en revanche contradictoires. Dans ce domaine aussi, faute d'une vraie synthèse de ses aspirations, Napoléon III connut l'échec. Généreux et visionnaire dans les principes, il se préoccupa peu des instruments classiques de la politique étrangère. Il ne fit pas confiance au personnel spécialisé pour la mise en oeuvre de sa politique. Enfin, il ne dota pas son Empire d'une armée assez forte pour faire face aux circonstances. En politique étrangère. Napoléon III évolua aussi en conspirateur. Il tenait souvent ses ministres à l'écart de sa réflexion et dévoilait ses projets au dernier moment. Cela lui valut des conflits avec les ambassadeurs ou les fonctionnaires des ministères. Les titulaires du prestigieux portefeuille, qu'il s'agisse de Drouyn de Lhuys (1852 puis 1862), Walewski (1855), Moustier (1866), La Valette (1868), La Tour d'Auvergne (1869 et 1870), Daru (1870) ou Gramont (1870), ne furent, la plupart du temps, que des exécutants. Le résultat de cette politique personnelle, définie sans concertation, fut brillant jusqu'en 1860, déclinant dans les années qui suivirent, enfin catastrophique en 1870...
Dans ce livre sans grande originalité, l'auteur dresse un panorama de la fin du XXe siècle, en examinant plus précisément les contradictions de la puissance américaine. Mais s'il reprend le titre d'un ouvrage récent de l'universitaire Alfredo Valladao sur la puissance américaine, le journaliste Paul-Marie de la Gorce n'engage pas pour autant la polémique sur le même terrain : dans cet ouvrage, réflexion et témoignages personnels se mêlent afin de discerner ce que sera l'avenir de la puissance américaine et de l'ensemble des relations internationales. L'auteur part d'un constat contestable à plus d'un titre : aujourd'hui, "l'ordre établi est américain", parce que les régimes communistes ont disparu, le capitalisme s'est répandu sur la planète, le modèle politique et économique américain est celui auquel on se réfère et, depuis la guerre du Golfe, la puissance militaire des États-Unis n'est plus à démontrer. Pourtant, l'empire américain est menacé et pourrait être renversé : les guerres classiques sont impossibles désormais, les guérillas ne gagnent qu'à de strictes conditions, le terrorisme est presque toujours inefficace ; et cependant, de nouvelles formes de violence seront inventées et les États se trouvent d'ores et déjà confrontés à plusieurs menaces. L'une vient "d'en haut" (la mondialisation, les marchés financiers), l'autre "d'en bas" (les particularismes, le communautarisme) ; le dernier correspond à la crise des modèles, c'est-à-dire l'évanouissement des rêves. --Futuribles--
Résumé : Ce livre est une exploration des choix stratégiques faits par les deux camps à chaque étape de la guerre. Elle codnuit à de nouveaux éclairages qui surprendront et parfois stupéfieront de nombreux lecteurs, sur quelques-uns des événements principaux des années 1939-1945 ; les projets franco-anglais de guerre contre l'Union soviétique en 1940, les pressions et man?uvres des dirigeants britanniques partisans d'un arrangement avec l'Allemagne, la fascination exclusive que la guerre à l'Est exerçait sur Hitler. Mais aussi la mise en échec par Roosevelt des négociations avec le Japon, l'engrenage qui conduisit les Alliés à retarder le débarquement en France jusqu'en 1944, les fautes de commandement qui les empêchèrent de gagner la guerre cette année-là. Ceux qui pensaient qu'il n'y avait plus rien à apprendre sur le second conflit mondial seront heureusement détrompés : en dépit des milliers d'ouvrages et de témoignages déjà parus, mais surtout grâce à l'ouverture des différentes archives dans tous les pays il est enfin possible de procéder à une relecture complète et critique de cette guerre, dont on pourrait croire, au fond qu'elle était inconnue...
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.