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De la crosse à la croix. L'ancien évêché de Bâle devient suisse (Congrès de Vienne - 1815), Textes e
Rebetez Jean-Claude ; Bregnard Damien
ALPHIL
26,00 €
Épuisé
EAN :9782889301706
La période cruciale de 1814-1815 voit l'Europe remodelée par les Alliés vainqueurs de Napoléon (Russie, Autriche, Angleterre et Prusse). La Suisse se déchire entre "réactionnaires" et "progressistes" ; Berne est d'ailleurs proche du conflit armé avec ses anciens sujets vaudois et argoviens. On évite la guerre civile grâce aux Alliés, qui ont besoin d'une Suisse stable ; ils lui imposent ses frontières actuelles avec l'entrée des nouveaux cantons du Valais, de Neuchâtel et de Genève, ainsi que de l'ancien Evêché de Bâle (Jura, Jura bernois et partie de Bâle-Campagne). Le Congrès de Vienne scelle finalement le nouvel ordre européen et suisse. Les présentes recherches renouvellent la vision de cette époque passionnante et soulignent les tensions entre volonté de Restauration et impossibilité de balayer tous les acquis de la Révolution. En 1814, l'avenir de l'Evêché suscite de multiples projets souvent contradictoires : retour à la France, restauration de la principauté épiscopale, création d'un nouveau canton ou d'un petit canton de Bienne, cession totale ou partielle à Berne, Bâle, Neuchâtel ou Soleure ! Pour des raisons géostratégiques et d'équilibre interne de la Suisse, le Congrès attribue la plus grande part de l'Evêché à Berne et le Birseck à Bâle. Dès 1814, les Alliés retirent la principauté à la France et en confient la gestion provisoire au baron d'Andlau, un proche parent du chancelier autrichien Metternich. La personne et l'action d'Andlau, son administration ou encore les consultations populaires sur le sort du pays font l'objet de nouvelles approches. Enfin, les modalités de l'intégration des territoires de l'Evêché dans les cantons de Berne et de Bâle sont présentées en parallèle. Les nouveaux "sujets" des deux cantons formeront des pôles d'agitation décisifs lors des révolutions libérales du début des années 1830.
Dans une campagne suisse imaginaire, Lulu, Chiara et Joe, les trois Indociles jadis ivres d?idéaux, ont désormais des certitudes lourdement écornées par le passage de la trentaine et les tubes de Jean-Jacques Goldman. Lulu, le plus absolu de tous, refuse de se rendre à l?évidence : sa révolution des moeurs s?essouffle. Ses anciens camarades ont déjà pris la tangente, Joe se persuade que son couple est uni et épanoui, et Chiara allaite sa gamine dans sa salle de bains entourée de médocs. Martina, mère de Siddhartha, fervente féministe et donneuse de leçons exhorte Lulu à broyer ses rêves pour plonger dans des réalités plus grises. Contre son gré, sur fond de Touche pas à mon pote et de montée du FN, Lulu broie du noir. Les années quatre-vingt seront marquées par un éclectisme musical, Goldorak, l?apparition de la vidéocassette et des premiers jeux vidéo et dévastées par le sida.
Né en 1986, Augustin Rebetez a développé depuis une quinzaine d'années un univers artistique puissant, généreux, parfois provocateur et terriblement sensible. Cette alchimie unique prend corps par la photographie puis il panache son geste de vidéos, peintures, dessins, textes, compositions musicales ou mises en scène théâtrales. Il invoque les rites anciens et les objets oubliés pour mieux éclairer un monde impitoyable et tendre à la fois, à la poésie brute et la violence délicate. Alfred Latour (1888-1964) fut un peintre, graveur, designer, photographe reconnu tout au long de sa carrière. Il a représenté le génie du graphisme français à l'international. Pour célébrer sa mémoire, la Fondation Alfred Latour, en collaboration avec les Editions Actes Sud, a décidé en 2019 de lancer un prix qui distingue tous les deux ans un artiste dont l'univers et les modes d'expression prolongent les champs exploratoires qui furent ceux de Latour. En juin 2019, le jury du prix Alfred Latour – composé d'Anne-Sylvie Bameule, Miquel Barceló, Werner Jeker et Christian Lacroix – a décerné à l'unanimité de ses membres le premier prix Alfred Latour à Augustin Rebetez.
Et si les enfants décidaient de faire la grève des becs et de refuser toute tendresse à leurs parents jusqu'à ce qu'ils prennent leurs responsabilités et leur livrent un monde meilleur ? C'est l'idée géniale de Nana, 9 ans, qui embarque à sa suite son frangin Plume et une multitude d'autres gamins dans une grève effrénée, pleine de colère et d'espoir, entre Kurt Cobain et Dalida.
Des catastrophes en série inquiètent la population : inondations, glissements de terrain, avalanches s'ajoutent à des hivers sans neige, à des étés caniculaires et à la disparition des glaciers. Ce livre rassemble les faits qui, sur l'ensemble du globe ou dans le périmètre des Alpes, montrent à quel point nous vivons un changement du climat. Il apporte les données les plus récentes sur ce phénomène planétaire qui, lié à l'intensification de l'effet de serre, a conduit au protocole de Kyoto puis à l'accord de Paris. Publié une première fois en 2002 et plusieurs fois réédité, cet ouvrage est ici entièrement mis à jour. Enrichi de nouvelles connaissances et de nouvelles observations, il offre une vue d'ensemble du dérèglement climatique et de ses conséquences pour la Suisse, particulièrement exposée à ces mutations.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.