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Transformations des horizons urbains. Savoirs, imaginaires, usages et conflits
De Coninck Frédéric ; Deroubaix José-Frédéric
OEIL D OR
23,00 €
Épuisé
EAN :9782913661431
La ville change autour de nous. La journée d'un citadin le conduit à d'incessantes variations d'échelle : d'un bond, il franchit des espaces entraperçus avant de traverser à pied des quartiers familiers, de se connecter à l'autre bout du monde où d'aller déjeuner avec ses collègues. Si les usagers s'emparent des services urbains et des espaces publics proposés, certains protestent face à leurs aménagements ou encore face à la gestion des réseaux d'eau, d'énergie, de transports. Les plus mobiles dessinent des territoires inattendus, les plus fragiles éprouvent des inégalités imprévues, du fait des contraintes limitant leurs déplacements ou leur accès aux services. Ces pratiques nouvelles lancent des défis inédits à l'action publique qui doit réviser ses cadres d'action afin d'être à la hauteur des changements d'échelle territoriaux émergeant. L'expertise sur la ville évolue tant dans ses contenus que dans ses formes. Les processus de normalisation internationale changent la donne, alors mêmes que les expertises privées gagnent en puissance face aux expertises publiques et qu'il est question d'intégrer l'avis des usagers et des habitants. De nouveaux horizons se font ainsi jour : ils appellent de nouvelles représentations tant pour l'homme de la rue de pour les " décideurs ". Au final, les horizons urbains changent dans un fourmillement de processus que cet ouvrage essaye de démêler en croisant les approches de l'aménagement et de l'urbanisme, de l'architecture, des sciences de l'environnement et du transport. Les auteurs rendent ainsi compte d'une grande diversité de terrains, précisant les points de convergence de ces changements d'horizon.
Si les ouvrages sur les prisons ne manquent pas, l'échange de deux amis directeurs de prison - l'un belge et l'autre canadien - sur leurs expériences est original à plus d'un titre. Ils n'adoptent pas la posture d'une confession mais livrent une réflexion constructive basée sur des constats graves et urgents. C'est de la souffrance pénitentiaire dont ils témoignent mais aussi d'une volonté de sortir le monde carcéral des ornières, des solutions à la mode et de l'habitude ou de l'indifférence. Alors que tout sépare ces deux directeurs - les pays, leurs histoires et personnalités, la période de direction - ils dénoncent les lacunes importantes d'une même voix tout en proposant des adaptations légales et réglementaires, faisant une place importante aux droits de la personne détenue, aux attentes du personnel de surveillance pénitentiaire. Leur posture n'est ni larmoyante ni revancharde mais celle de théoriciens/praticiens qui plaident pour une prison plus humaine et de dernier recours. S'il est légitime qu'un jeune puisse être attiré par la fonction complexe de directeur de prison, les auteurs insistent sur l'importance de la connaissance de soi et de sa résistance face au stress ou aux conflits. Ils pensent qu'un directeur ne peut pas se contenter d'être le gardien de la loi car, en paraphrasant Michel Crozier, la prison ne se gouverne pas par décret! Le respect des personnes importe autant, sinon davantage, que l'application de la loi. Au risque de contrarier certains responsables, les techniques de gestion ne doivent pas devenir des outils privilégiés qui ne servent finalement qu'à entretenir l'illusion de l'ordre.
Permettant d'assurer une médecine économique, proche du malade et conviviale, les réseaux de santé apparaissent comme l'objet idéal et pourtant ils ne se développent que lentement. A partir de cas concrets, il s'agit donc de faire le tour des obstacles institutionnels, des hiérarchies professionnelles implicites et des enjeux organisationnels. Lorsque ces obstacles sont surmontés, de nouvelles pratiques apparaissent et le malade prend plus de place dans le soin, il est considéré comme un acteur à accompagner.
Un sorcier, ami de Gargamel, met à la disposition des Schtroumpfs un artéfact magique très rare. En chaussant une paire de lunettes, les Schtroumpfs se sentent transportés dans un univers qui leur permet de vivre les plus fantasmagoriques des aventures. Fascinés par l'objet, les Schtroumpfs perdent peu à peu contact avec la réalité. Heureusement, le Schtroumpf à lunettes garde toujours les pieds sur terre?
L'entreprise se trouve face à cette contradiction de devoir produire de l'intégration à partir d'un milieu social qui ne lui livre plus de l'intégration toute faite. Une étude des figures de cette exigence à travers les modifications actuelles des enjeux techniques et économiques, à propos du détour par les champs de l'éthique et de la motivation que les entreprises doivent s'imposer.
Froid décrit la vie d'une religieuse isolée dans un vaste bâtiment au milieu des neiges. Outre ses stratégies pour survivre au froid et à la faim, ce texte décrit l'évolution intérieure de cette femme face au monde agonisant, aux humains qu'elle croise ou dont elle se souvient, au désir semblable au péché. Enfin, entourée de rats, elle développe avec eux une étrange relation mystique. Dans Métro, le soleil a mené le monde à l'apocalypse. Des groupes survivent, depuis plusieurs générations, avec des règles strictes et de nombreux tabous. Enceinte, la narratrice cherche à assurer la survie de son enfant à naître. Elle devra se réconcilier avec son animalité afin d'échapper à la mise à mort réservée aux parturientes. Enfin, Labyrinthe ne garde que le motif de la survie, dépouillé de toute réflexion sociétale et du décor de l'apocalypse. Grâce à l'écriture épurée que permet la poésie, ne reste que le personnage tâtonnant dans le noir, faisant tout pour ne pas déjà mourir aujourd'hui
Aujourd'hui / Je me suis réveillé / Comme tous les matins / Les gens allaient déjà au travail / Le soleil était déjà debout / Je me suis souvenu / Comme ces idées qui ne vous quittent pas la veille / Avant de dormir / Je me suis souvenu / Que l'on s'était donné rendez-vous Dans un lieu bien précis / C'est ici que je suis arrivé pour te rejoindre / Les gens passent / Nous sommes dans la rue / Rue de Belleville Monsieur Belleville est un long poème à la vie et à la ville, un texte qui parle de la folie, de sa porosité, de comment être hors du monde tout en étant hanté par les êtres qui l'habitent. Il s'agit de témoigner de la beauté des vivants, de leurs fragilités, des liens qui les unissent, de la violence qui les menace, de la dureté intérieure qui les guette et de l'espoir qui les soutient. Monsieur Belleville est accompagné d'un avant-propos de Michel Archimbaud et des préfaces de Jean-Luc A. d'Asciano et Ludovic Lamaud.
Résumé : "Quand je suis retournée à Médéa en Algérie pour retrouver mes soeurs que je n'avais pas revues depuis 19 ans, elles m'ont demandé de raconter notre histoire. Comment raconter cette histoire que seul mon chant convoque tant elle échappe à ma compréhension ? Je chante la mort de ma soeur, morte de mort violente, depuis 1997. Un chant abstrait qui n'a de mot à prononcer tant la violence semble indicible. Je veux faire parler Médéa, petite ville isolée au milieu des montagnes, berceau des massacres de la décennie noire algérienne". Médéa Mountains fait la narration d'un drame familial qui se déroule à Nantes où Alima Hamel est née et à Médéa, la ville de ses étés, où sa mère fera le choix d'abandonner, une à une, ses cinq filles. Alima Hamel prend comme pivot cette décision maternelle qui fera basculer sa famille. Récit et chant soulèvent les montagnes de Médéa pour y déceler la trace de cette mémoire, et en filigrane, le mythe de la mère meurtrière et la décennie noire algérienne.
C'est samedi et Manou est de mauvaise humeur : elle doit aller chez l'opticien choisir ses premières lunettes. Mais Manou ne veut pas porter de lunettes. Et puis ses soeurs se moquent d'elle et l'appellent Manou Hibou ! Heureusement que Chaminou, son chat tout mou, est là pour la soutenir. Et puis Masto, son meilleur copain, est vraiment chouette ! "