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L'autogestion, une idée toujours neuve
Davranche Guillaume
ALT LIBERTAIRE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782914933223
Qu'est-ce que l'autogestion ? Quel peut être le rôle des expériences d'auto-organisation, d'autogestion et de contre-pouvoir ? A quelles conditions peuvent-elles contribuer à faire progresser la transformation sociale et lui donner un sens ? L'autogestion vise la prise en charge par les classes populaires et ouvrières de leur devenir collectif à travers le contrôle démocratique des différents lieux de vie, de travail, d'étude, etc. Ce livre offre un aperçu des réalisations, des limites et des possibilités offertes par l'autogestion, que ce soit dans une période révolutionnaire (Russie 1917, Espagne 1936) ou dans la réalité des luttes actuelles (Tchécoslovaquie 1968, Lip 1973, Chiapas 1994, Argentine 2001, Québec 2003...). Il en ressort que sans l'autogestion, aucun projet émancipateur n'est viable. Les capitalistes ont besoin des travailleuses et des travailleurs, non l'inverse.
Ils étaient trop jeunes pour mourir, ces militants de la Fédération communiste anarchiste (FCA) qui, à l'orée des années 1910, s'activaient sans répit pour empêcher la catastrophe. A 20 ans, la grande poussée ouvrière de 1906 les avait fait vibrer. La CGT était leur seconde famille, la grève générale leur horizon. Face à l'Etat, ils proclamaient leur volonté de "saboter la mobilisation" si la guerre éclatait. Et ils s'y préparaient, en effet, malgré une répression de plus en plus brutale. En suivant le fil rouge de la brève histoire de la FCA, ce livre décrit la vivacité du mouvement ouvrier avant le cataclysme de 1914 : son mode d'organisation et ses fractions, ses controverses et ses passions, ses petites et ses grandes luttes. On y revivra les grèves des PTT en 1909, celle du rail en 1910 ou du bâtiment en 1911, toutes émaillées d'actes de sabotage... On s'y plongera dans les affaires qui défrayaient la chronique et attisaient les polémiques : Ferrer, Aernoult-Rousset, Bonnot... On y découvrira aussi l'enthousiasme des libertaires pour la Révolution mexicaine, tandis que se multipliaient les bagarres au Quartier latin contre les antisémites et les Camelots du roi. On verra la CGT, dont la période héroïque était révolue, se déchirer quant à la stratégie à adopter, alors que les femmes et la "main-d'oeuvre étrangère" s'invitaient dans le débat syndical. On assistera enfin, dans un climat de réaction belliciste, à la traque aux réfractaires et aux contempteurs du "joujou patriotisme ", menacés du bagne militaire et du peloton d'exécution.
Enckell Marianne ; Davranche Guillaume ; Dupuy Rol
Depuis un siècle et demi, des prémices de l'anarchie en 1840 aux années 2000, le mouvement libertaire nourrit l'imaginaire collectif et tient un rôle à part au sein du mouvement social. Syndicalistes, illégalistes, communistes libertaires et partisans des "milieux libres" n'ont eu de cesse de l'enrichir et de contribuer à sa richesse ainsi qu'à sa diversité. Dans la lignée des travaux de Jean Maitron (1910-1987), de nombreux historiens, parmi lesquels Marianne Enckell (CIRA de Lausanne) ou Claude Pennetier (chercheur CNRS, directeur du Maitron), renouvellent à travers ce livre la connaissance de l'histoire du mouvement libertaire comme de ceux qui l'ont animé. 500 notices papier et plus de 3200 en ligne s'offrent au lecteur, afin de redécouvrir l'anarchisme à travers le parcours de ses militantes et militants.
De la Révolution russe, les libertaires ne retiennent souvent que deux épisodes épiques et signifiants : la Makhnovchtchina et Cronstadt 1921. La séquence initiale de 1917-1918 est plus mal connue. C'est pourtant la que l'essentiel de la partie s'est joue pour le mouvement anarchiste. En février 1917, l'anarchisme était la composante la plus minoritaire du socialisme russe. Quelle était alors sa consistance, quel fut son rôle, quels choix opéra-t-il ? Ce livre raconte comment le mouvement libertaire joua sa partition et tenta de rattraper son retard, avant d'être brutalement étranglé par le nouveau pouvoir.
Ce livre est une analyse et un commentaire d'une enquête réalisée auprès de 4 700 jeunes des centres d'apprentissage, des lycées, des universités et des grandes écoles, de Paris et de la province. Son objectif est double : 1° Faire connaître les grandes constantes des comportements et des aspirations des jeunes de la masse scolarisée dans la société actuelle et tenter de discerner ce qu'elles préfigurent à court et à moyen terme : enseignement, éducation, argent, loisirs, service militaire, participation à la vie politique, sociale et internationale... 2° Sensibiliser la masse des adultes sur ces problèmes et lui faire prendre conscience du rôle important qu'elle peut jouer en soutenant et en aidant les jeunes à réaliser leurs aspirations. Ce livre débouche sur un certain nombre de propositions concrètes qui requièrent la participation des jeunes et des adultes et qui constituent une plate-forme possible de réflexions, de dialogues et de réalisations pour l'édification d'un monde harmonieux.
Cronstadt 1921 : point de non-retour de la révolution. Deux conceptions, deux pratiques, deux tendances fondamentales du mouvement ouvrier sy sont affrontées : du côté de Lénine et Trotsky, la conception du socialisme par en haut, de la dictature du parti, contenant tous les germes de la dégénérescence bureaucratique , du côté des insurgés de Cronstadt, la conception du pouvoir populaire réel, des soviets libres, du socialisme libertaire. Les insurgés appelaient à une "troisième" révolution en Russie : celle de février 1917 avait renversé le tsar, celle doctobre 1917 la bourgeoisie, celle initiée à Cronstadt en mars 1921 devait en finir avec la dictature bolchevik pour instaurer "le vrai socialisme" . Cronstadt, cest la défaite non seulement des marins, soldats et ouvriers les plus conscients, et les plus actifs acteurs de la Révolution russe, mais cest aussi le muselage de toute la classe ouvrière pour une longue période.
Raconter l'action de l'Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL) dans le syndicalisme des années 1970-1980, c'est raconter la période de "l'insubordination ouvrière" de l'après Mai 68, la lutte contre le recentrage de la CFDT, l'émergence des gauches syndicales, l'irruption des coordinations de grévistes, la formation des SUD... A travers les pratiques du petit groupe d'ouvriers turbulents qui formait l'UTCL, ce livre permet de s'interroger sur la portée révolutionnaire du syndicalisme d'action directe.
Le mouvement révolutionnaire kurde, après avoir brisé les reins de l'Etat islamique en Syrie, a subi un revers à Afrîn, face aux troupes d'occupation turques et à leurs supplétifs islamistes. Il s'agit d'un revers militaire, pas d'un revers politique. Car le projet de société porté par la gauche kurde au Moyen-Orient continue de faire référence : un "confédéralisme démocratique" aux accents nettement autogestionnaires, une mise en oeuvre concrète de l'égalité hommes-femmes, l'invention d'une économie sociale et écologique... Quels peuvent être les apports des expériences menées au Kurdistan syrien pour les mouvements révolutionnaires d'autres continents ? Quelles en sont les limites et les critiques qu'on peut en faire ? Ce sont les questions abordées dans ce livre, à la lumière d'une compilation d'articles parus dans le mensuel Alternative libertaire ou sur le blog Kurdistan-autogestion-revolution.com. Ils sont le fruit d'analyses, d'entretiens réalisés avec des camarades kurdes exilés en France, de témoignages de militants d'AL partis au Kurdistan pour observer ou pour combattre.
Résumé : Un projet de société communiste libertaire ? L'échec historique du " socialisme d'État " a pendant un temps laissé penser que le capitalisme était l'horizon indépassable de l'humanité. D'une part l'URSS a été remisée au placard des vieilles illusions. D'autre part, la social-démocratie est morte dans ses prétentions de "changer la vie ", depuis que les politiques réformistes du PS, des Verts et assimilés ont fait faillite dans toute l'Europe, s'avérant incapables de constituer une alternative au libéralisme. Nous affirmons cependant que, débarrassée de ces leurres, la question de la transformation sociale peut être à nouveau posée, qu'une alternative, fondée sur l'autogestion et le socialisme anti-autoritaire, peut commencer à être construite dès maintenant. Les civilisations sont mortelles. Le capitalisme l'est aussi. Nous ne sommes donc pas condamnés à rester enchaînés à ses dogmes et ses diktats. Il y a une vie après le néolibéralisme, elle mérite d'être vécue.