Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mère folle
Davoine Françoise
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749277592
Au Moyen Age, la folie était traitée aussi comme une maladie cérébrale, avec des coups sur la tête et des drogues de l'oubli, tout en suscitant, dans la littérature, un intérêt passionné par sa capacité à montrer ce qu'il ne faut pas dire... Dans les Sotties-jugement, Mère Folle dont Erasme fit l'Eloge, appelle ses enfants "les Sots et les Sottes" et les lance dans un délire verbal et physique d'une grande virtuosité pour juger tel grand personnage, responsable des abus du temps, qu'ils déshabillent pour montrer aux yeux de tous le costume du fou dissimulé sous ses discours spécieux. Dans le livre, la psychanalyse est jugée par ses patients internés, faisant cause commune avec les Sots médiévaux, qui l'accusent de complicité avec les théories les condamnant pour toujours à la maladie mentale, et d'avoir fait l'impasse sur la grande Histoire et la folie des guerres dans laquelle elle est née.
Soussan Azarine nous offre un témoignage, depuis sa naissance au pays des merveilles de l'Iran séculaire, du combat qu'elle ne cessa de livrer contre la violence des rapports familiaux et sociaux, transmise à travers les générations. L'analyse qu'elle nous livre est exceptionnelle, car elle ne cesse d'observer sur elle-même les impacts des séismes de l'histoire, à son échelle d'enfant, d'étudiante et de mère. Jamais elle ne cède à la complaisance victimaire mais au contraire elle plonge à chaque épreuve "au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau", comme dit le vers de Baudelaire. La poésie inhérente à la culture iranienne guide son écriture, accompagnée d'une quête spirituelle au fil de ses rencontres. En la lisant - effet de l'arrêt du temps ? -, nous ne cessons de penser aux violences actuelles qui secouent l'Iran, avec un vent de liberté, qui n'est pas la moindre qualité de ce livre." F. Davoine.
Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l?hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s?appuient sur la psychanalyse dans l?abord de la folie. Ils dirigent ensemble un séminaire à l?EHESS à Paris, « Folie et lien social ». Françoise Davoine a publié notamment Mère Folle (Arcanes-Érès, 1998), Don Quichotte, pour combattre la mélancolie (Stock, 2008), et avec Jean-Max Gaudillière, Histoire et trauma (Stock, 2006).Jean-Max Gaudillière et Françoise Davoine, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l?hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s?appuient sur la psychanalyse dans l?abord de la folie. Ils dirigent ensemble un séminaire à l?EHESS à Paris, « Folie et lien social ».Jean-Max Gaudillière a publié avec Franoise Davoine, Histoire et trauma (Stock, 2006).
Résumé : Deuxième best-seller après la Bible, Don Quichotte doit certainement son succès international, dès sa parution, à son pouvoir de guérir la mélancolie. Telle est la thèse audacieuse et argumentée de Françoise Davoine. Cervantès a chargé Don Quichotte, "son vieux fils fou", de mettre en scène les épreuves qu'il a traversées de son vivant et leur résolution. Le livre décrit comment les crises successives du chevalier errant sont une façon de faire revivre les guerres auxquelles a participé Cervantès, dont la bataille de Lépante ou son esclavage au bagne d'Alger. Ainsi, les crises de folie montrent ce qui ne peut se dire dans les silences des familles, autour de traumatismes majeurs. En même temps, Cervantès indique avec génie le moyen d'en sortir. Le livre suit donc les différents épisodes du Don Quichotte, ouvrant progressivement le champ des batailles, tel l'épisode des troupeaux de moutons, où l'on voit se profiler une guerre internationale, sur les mêmes fronts qu'aujourd'hui au Moyen-Orient. Nous accompagnons Don Quichotte dans la tourmente, jusqu'à trouver réunies autour de lui plus de trente personnes qui, grâce à son travail d'analyste, ont pu renouer des liens et réinventer un monde fiable. En réalité Don Quichotte nous apprend comment faire avec l'un des fléaux de notre temps, la dépression suicidaire à laquelle il s'adresse nommément. C'est également un manuel de la vita beata, la vie heureuse.
Jean-Max Gaudillière a tenu pendant quarante ans un séminaire à l'EHESS intitulé "Folie et lien social", explorant les leçons de la folie conçue comme un mode de recherche sur des zones retranchées de l'histoire (à quelque échelle que ce soit), et suscitant un transfert particulier à la fois dans l'expérience analytique et au contact d'auteurs qui témoignent de la folie des guerres et des traumas réduits au silence. A partir de son expérience d'analyste pendant trente ans en hôpital psychiatrique, Jean-Max Gaudillière montre comment l'autre peut se mettre à exister malgré sa destruction par des instances sans foi ni loi, et permettre l'émergence du sujet de la parole là où elle a été trahie. Le rôle de l'analyste s'apparente alors à celui du "therapon" chez Homère : celui du second au combat, chargé aussi des devoirs funéraires. Hors de son assignation à une pathologie, la folie tend alors vers l'inscription de ce qui n'a ni nom, ni image, pour remettre en marche le temps gelé sur le site de la catastrophe. Elle croise dans ce livre les oeuvres de Kenzaburo Oe, Pirandello,Toni Morrison, August Strindberg, Pat Barker, Hannah Arendt, dans un dialogue avec des analystes de la folie et des traumas comme Gaetano Benedetti, Frieda Fromm-Reichmann et William Rivers.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.