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EUROPEENS ET LA GUERRE
DAVION
PUB SORBONNE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782859447540
La guerre, fait de civilisation central de l'histoire de l'Europe, y a produit un héritage historique à la fois différencié et commun. À partir d'exemples pris dans le long XXe siècle ainsi que dans les plus récents développements européens, cet ouvrage revient sur le jeu des traditions militaires communes et des cultures nationales issues des expériences propres à chaque société. L'Europe s'est édifiée jusqu'à présent pour l'essentiel sur la base de processus institutionnels, oubliant largement la dimension culturelle, et c'est sans doute dans le domaine de la Défense que cette négligence a fait le plus sentir ses effets sur les réalisations concrètes. Cet ouvrage voudrait réparer une telle lacune en portant à la lumière le rapport complexe que les Européens, confrontés à de lourds héritages historiques de conflits et d'alliances interétatiques, entretiennent avec la guerre. Il s'agit d'abord de redécouvrir l'influence dans l'esprit des dirigeants et dans les populations, de constructions de l'Autre (Européen ou non-Européen) comme ennemi ou comme allié. C'est le préalable nécessaire à un renouvellement de la pensée stratégique en Europe qui identifie les conditions de convergence des cultures militaires, et redonne toute sa place au facteur humain dans les questions de stratégie. Les contributions réunies dans cet ouvrage proposent des analyses nouvelles et originales sur la guerre en Europe, dans une diversité de perspectives aussi bien nationales que transnationales. En combinant des approches stratégiques, historiques, sociologiques et politiques, elles envisagent donc la "sécurité européenne" avant tout dans sa dimension culturelle, pour parvenir à une réflexion critique sur les réalisations et les perspectives de coopération dans le domaine de la "défense européenne".
Witold Pilecki, officier de l'Armée secrète polonaise, décide d'infiltrer le camp d'Auschwitz en septembre 1940. Sous l'identité de Tomasz Serafinski, il a pour objectif de monter un réseau de résistance afin d'organiser le soulèvement du camp. Il ne mesure pas l'enfer qui l'attend.
Résumé : La grossesse, beaucoup de femmes en ont déjà parlé. Des journalistes, des stars, des écrivains nous ont fait partager ce moment unique dans la vie d'un couple. Mais aucun bébé n'avait jamais donné son point de vue. Voilà qui est fait ! Dans ce récit inattendu, un bébé à la langue bien pendue raconte à sa manière ce qu'il vit et ressent depuis le ventre de sa maman. Comment il a choisi ses parents, comment il s'est installé dans leur vie et a tout chamboulé. Pourquoi il oblige sa maman à grossir de plus en plus vite et à marcher de plus en plus lentement... Il raconte aussi ce qu'il entend chez le médecin, en famille, avec les copines... y compris les horreurs qu'une femme enceinte doit encaisser avec le sourire. Tout cela en nous faisant partager avec fierté la construction de son petit corps, jour après jour. Ce récit original, plein d'humour et d'amour, nous entraîne dans la plus incroyable aventure humaine : l'arrivée d'un enfant.
Waterloo, morne plaine", "Marignan 1515", "Alésia ? Connais pas Alésia ! "... Au Panthéon des batailles, certaines sont devenues de véritables lieux de la mémoire européenne, soulignant que le fait guerrier est la chose la mieux partagée de notre continent. Cependant, seuls quelques affrontements ont acquis une dimension véritablement mythique. Dès lors, du champ de bataille encore fumant, puis des arts et jusqu'aux manuels scolaires, jaillissent emblèmes et légendes. Ces interprétations de l'événement historique viennent nourrir un récit national et un imaginaire. A travers un choix de batailles ? "incontournables" ou moins connues du public français mais fondamentales pour les nations concernées ?, deux mille ans d'histoire du continent européen se révèlent. Après le récit des combats, les auteurs, spécialistes internationalement reconnus, identifient les enjeux ? religieux, culturels, politiques ou encore stratégiques ? de batailles qui sont restées jusqu'à nos jours des monuments de l'histoire européenne. I
Davion Isabelle ; Kloczowski Jerzy ; Soutou George
Depuis la disparition de la Pologne comme État indépendant à la fin du XVIIIe siècle, la "question polonaise" ne cesse de hanter l'Europe. Du Congrès de Vienne à la réunification allemande de 1989, des soulèvements tragiques du XIXe siècle à la tragédie des années 1940 et à la conférence de Potsdam qui redessine ses frontières, la Pologne aura été la mauvaise conscience de l'Europe contemporaine et n'aura jamais été traitée autrement que comme une variable d'ajustement, révélatrice de l'état et de la signification du système européen. L'entrée de la Pologne dans l'Union européenne nous a paru le moment opportun pour dresser un bilan des deux siècles passés, qui furent pour ce pays deux siècles dramatiques. Comme le lecteur pourra s'en rendre compte, les recherches sur ces questions ont connu un grand développement depuis quelques années: les thèses s'affinent, elles s'affirment aussi, parfois elles se heurtent, dans un aller-retour passionné entre le passé et le présent auquel l'Europe, après les bouleversements qu'elle a connus, n'échappe pas. Mais la Pologne n'a-t-elle pas toujours été une passion européenne?
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.