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La Pologne et l'Europe. Du partage à l'élargissement (XVIIIe-XXIe siècles)
Davion Isabelle ; Kloczowski Jerzy ; Soutou George
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9782840504733
Depuis la disparition de la Pologne comme État indépendant à la fin du XVIIIe siècle, la "question polonaise" ne cesse de hanter l'Europe. Du Congrès de Vienne à la réunification allemande de 1989, des soulèvements tragiques du XIXe siècle à la tragédie des années 1940 et à la conférence de Potsdam qui redessine ses frontières, la Pologne aura été la mauvaise conscience de l'Europe contemporaine et n'aura jamais été traitée autrement que comme une variable d'ajustement, révélatrice de l'état et de la signification du système européen. L'entrée de la Pologne dans l'Union européenne nous a paru le moment opportun pour dresser un bilan des deux siècles passés, qui furent pour ce pays deux siècles dramatiques. Comme le lecteur pourra s'en rendre compte, les recherches sur ces questions ont connu un grand développement depuis quelques années: les thèses s'affinent, elles s'affirment aussi, parfois elles se heurtent, dans un aller-retour passionné entre le passé et le présent auquel l'Europe, après les bouleversements qu'elle a connus, n'échappe pas. Mais la Pologne n'a-t-elle pas toujours été une passion européenne?
Cet ouvrage a reçu le Prix d'Aumale de l'institut de France en 2010. Lorsque la France reçoit des délégations venues du monde entier pour redessiner l'Europe à la Conférence de la Paix de 1919, son principal souci est déjà de gagner la prochaine guerre face à l'Allemagne. La Tchécoslovaquie et la Pologne sont alors désignées comme les deux piliers de l'architecture de sécurité en Europe centre-orientale à condition que celles-ci acceptent d'accorder leurs lignes diplomatiques et militaires. Quelles initiatives françaises tentent de forcer l'entente entre Prague et Varsovie ? Quelles forces font obstacle à la nécessaire cohérence stratégique de ces trois acteurs qui peinent à devenir partenaires ? Pour saisir toute l'ampleur de cet enjeu central de la politique française à l'Est de l'Allemagne, les aspects militaires, diplomatiques et économiques sont ici croisés, permettant de clarifier les différentes influences qui orientent les relations internationales : marge de manoeuvre des gouvernements, processus de décision dans les ministères et les états-majors, poids du ressentiment dans la recherche d'une légitimité internationale. En abordant l'histoire d'un rendez-vous manqué, cet ouvrage éclaire l'une des raisons majeures de l'échec du système de sécurité français de l'entre-deux-guerres, mais aussi l'un des nombreux quiproquo que révèle l'histoire contemporaine des relations entre la France et les nations d'Europe centre-orientale.
Résumé : La grossesse, beaucoup de femmes en ont déjà parlé. Des journalistes, des stars, des écrivains nous ont fait partager ce moment unique dans la vie d'un couple. Mais aucun bébé n'avait jamais donné son point de vue. Voilà qui est fait ! Dans ce récit inattendu, un bébé à la langue bien pendue raconte à sa manière ce qu'il vit et ressent depuis le ventre de sa maman. Comment il a choisi ses parents, comment il s'est installé dans leur vie et a tout chamboulé. Pourquoi il oblige sa maman à grossir de plus en plus vite et à marcher de plus en plus lentement... Il raconte aussi ce qu'il entend chez le médecin, en famille, avec les copines... y compris les horreurs qu'une femme enceinte doit encaisser avec le sourire. Tout cela en nous faisant partager avec fierté la construction de son petit corps, jour après jour. Ce récit original, plein d'humour et d'amour, nous entraîne dans la plus incroyable aventure humaine : l'arrivée d'un enfant.
Une correspondance informée et intime, spirituelle et parfois féroce, entre le secrétaire d'ambassade à Pékin Saint-John Perse et le couple Berthelot. Ces lettres n'avaient jamais été publiées dans leur intégralité. Alexis Leger, plus connu sous le pseudonyme Saint-John Perse, n'aurait pas choisi la carrière diplomatique s'il n'y avait pas été encouragé par Paul Claudel qui le recommanda à Philippe Berthelot, lui-même un des diplomates les plus doués de sa génération. Leger n'était pas conforme au modèle du Quai d'Orsay de l'époque. Berthelot apprécia aussitôt l'originalité du jeune-homme dont il avait aimé les premiers écrits poétiques publiés dans la Nrf. En 1914, Leger, devenu soutien de famille après le décès brutal de son père, échappe à la mobilisation générale. Il entre à la Maison de la Presse, s'y ennuie et demande d'être envoyé en poste à l'étranger. Berthelot lui " donne " la Chine où il arrive en 1917. S'engage alors une correspondance informée et intime, spirituelle et parfois féroce, entre le secrétaire d'ambassade à Pékin et le couple Berthelot. Ces lettres n'avaient jamais été publiées dans leur intégralité. Une seule, choisie par Saint-John Perse lui-même pour entrer dans le volume de la Pléiade (1972), présente de fâcheux anachronismes. Soupçonné d'avoir été responsable de la démission de Berthelot en 1933, Alexis Leger a été soumis à un procès en trahison de son protecteur et ami. La lecture de cette Correspondance permet de corriger cette accusation en ajoutant des pièces importantes au dossier. Enrichie d'une préface de Pierre Morel, ancien ambassadeur en Chine, l'édition complète de cette Correspondance, analysée et éclairée par Isabelle Davion, historienne, spécialiste des relations diplomatiques pendant l'entre-deux guerres et par un avant-propos d'Henriette Levillain, permettra au lecteur d'assister du côté de Leger à la montée d'une ambition personnelle sur fond de crise diplomatique et du côté de Berthelot, au reflux d'une grande carrière pour raisons privées et politiques.
Résumé : La guerre, fait de civilisation central de l'histoire de l'Europe, y a produit un héritage historique à la fois différencié et commun. À partir d'exemples pris dans le long XXe siècle ainsi que dans les plus récents développements européens, cet ouvrage revient sur le jeu des traditions militaires communes et des cultures nationales issues des expériences propres à chaque société. L'Europe s'est édifiée jusqu'à présent pour l'essentiel sur la base de processus institutionnels, oubliant largement la dimension culturelle, et c'est sans doute dans le domaine de la Défense que cette négligence a fait le plus sentir ses effets sur les réalisations concrètes. Cet ouvrage voudrait réparer une telle lacune en portant à la lumière le rapport complexe que les Européens, confrontés à de lourds héritages historiques de conflits et d'alliances interétatiques, entretiennent avec la guerre. Il s'agit d'abord de redécouvrir l'influence dans l'esprit des dirigeants et dans les populations, de constructions de l'Autre (Européen ou non-Européen) comme ennemi ou comme allié. C'est le préalable nécessaire à un renouvellement de la pensée stratégique en Europe qui identifie les conditions de convergence des cultures militaires, et redonne toute sa place au facteur humain dans les questions de stratégie. Les contributions réunies dans cet ouvrage proposent des analyses nouvelles et originales sur la guerre en Europe, dans une diversité de perspectives aussi bien nationales que transnationales. En combinant des approches stratégiques, historiques, sociologiques et politiques, elles envisagent donc la "sécurité européenne" avant tout dans sa dimension culturelle, pour parvenir à une réflexion critique sur les réalisations et les perspectives de coopération dans le domaine de la "défense européenne".
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.