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Tout le plaisir est pour moi
David-Ménard Monique
HACHETTE LITT.
27,50 €
Épuisé
EAN :9782012355286
Ce qui fait de chaque être humain un individu singulier, à nul autre pareil, c'est l'histoire de ses plaisirs et de ses souffrances. Par cette découverte, Freud ouvre un chemin qui est à la fois une révolution de l'existence et une aventure de la pensée. Le plaisir, parce qu'il tend vers l'excès, a toujours semblé échapper à toute approche rationnelle, et faire obstacle à tout projet de maîtrise de soi; n'est-il pas alors un danger pour la pensée et la conduite humaines? La nouveauté de la psychanalyse tient précisément à l'attention qu'elle porte au plaisir, en éclairant le paradoxe qui l'anime: le plaisir semble irrationnel et pourtant il est ce qu'il y a de plus signifiant en nous; le plaisir se soustrait à notre maîtrise et pourtant il nous constitue essentiellement. Ce qui est propre à l'être humain se décide dans une expérience qui lui échappe: il faut passer par un autre pour avoir accès à soi. C'est grâce à cette aliénation, et non pas malgré elle, que chaque singularité est déterminable. Et elle est déterminée par ce qui peut susciter son plaisir, et sa souffrance. C'est ce qui constitue la relation amoureuse, et ce que révèle le transfert en psychanalyse. L'identité humaine se joue, pour chacun, dans le destin de ses plaisirs. Freud inaugure notre modernité.
Les choses, même inanimées, sont porteuses de rapports et de conflits sociaux. Qu'il s'agisse des objets de désirs ou des propriétés garanties par le droit des sociétés modernes, les objets cristallisent des enjeux dont nous oublions la teneur. Les individus ne forment pas un "corps social" par un rapport direct entre leurs affects et la société comme tout, représentée par un chef. Il y faut la médiation des choses. D'ailleurs la société est-elle un tout ? Les choses produites et les choses échangées, celles qu'on adore ou qu'on transmet, ont l'air de se taire mais elles contiennent, à tous les sens du terme, le réel des rapports sociaux. C'est ce qu'ont bien aperçu Hegel et Marx. Mais en proposant le modèle de rapports sociaux transparents, qui ne seraient pas rendus illusoires par le droit abstrait ou par le fétichisme de la marchandise, ils ne nous ont pas dit comment organiser politiquement l'opacité des choses.
La notion de pulsion de mort est en discussion sur sa valeur conceptuelle et opératoire depuis sa formulation par Freud en 1920. Captation interne des forces de vie par une destruction immanente et subtile, est-ce le dernier mot de ce que Freud décrivait comme perspective dans l'Au-delà du principe de plaisir ? Comment lire au détour des pages de cet écrit les incessants retournements de l'analyste qui, tantôt ramène la plasticité pulsionnelle à un destin inexorable de retour à une fixité mortifère, tantôt affirme que seul le hasard des rencontres et des mélanges retarde la pente autodestructrice des pulsions ? Réunissant des psychanalystes cliniciens et des philosophes dont les travaux se réfèrent avec constance à la psychanalyse, Pulsion de Mort : destruction et créations est une réflexion sur les liens entre la pulsion de mort et la méthode psychanalytique et sur le passages de la clinique d'un sujet aux destins de la pulsion de mort dans nos sociétés.
Résumé : La vie sexuelle est faite de rencontres, mais toutes ne font pas événement. Lorsque l'une d'entre elles est décisive, elle comporte une part d'imprévisible qui constitue le ressort même de sa puissance : pouvoir transformer une vie n'est pas donné à toute rencontre. Le bouleversement qu'apporte le désir d'une personne qui semble détenir le pouvoir de nous faire exister en nous faisant jouir, est un processus complexe : ou bien on déclare qu'il est irrationnel car immaîtrisable, ou bien on s'efforce de le penser en s'intéressant aux conditions de la vie amoureuse - importance disproportionnée accordée à certains détails, dissymétrie des attentes des partenaires, non-congruence du désir sexuel et de l'amour. Or, le dispositif qu'a instauré la psychanalyse fait mieux comprendre en quoi cette contingence est positive. La manière dont la vie sexuelle est transposée par ce qu'on appelle le transfert privilégie tout ce qui, dans l'amour sexué, est inadéquation, dissymétrie. Cependant, l'analyste est un inconnu sur un mode différent du partenaire amoureux, et cette transposition dégage pour eux-mêmes ces facteurs de disproportion, et rend efficaces et par là créateurs les facteurs contingents d'une rencontre. Par cette approche originale du contingent dans la vie sexuelle, la psychanalyse est un champ d'expérience précieux pour une philosophie de l'événement. C'est pourquoi elle a un terrain commun avec certaines pensées contemporaines - qu'elles s'accordent ou s'opposent à la psychanalyse - comme celles de Deleuze ou de Foucault. Comment la contingence peut-elle être, grâce au fait qu'elle survient dans des situations déterminées, un levier de transformation ? L'important pour un événement, est-ce la rupture qu'il instaure ou la nouveauté qu'il produit ? Et, dans la contingence de la sexuation, l'écart par rapport au nécessaire relève-t-il d'une logique comme le pensait Lacan ? La vie sexuelle, telle que la situation analytique la convoque, est le laboratoire d'une contingence nouvelle.
Résumé : Pourquoi définir la pensée conceptuelle par l'universelle validité des propositions qu'elle énonce ? Pourquoi définir la moralité par l'idée que " pour tout humain " la loi vaut ? Pourquoi donc mesurer notre vie esthétique à ce critère de l'universalité et faire de la sexuation elle-même une affaire de logique ? En conjuguant avec précision l'analyse des désirs dans les rêves et la lecture des textes philosophiques sur la faculté de désirer, Monique David-Ménard invite à un nouveau regard sur notre modernité : de Kant à Sade et de Sade à Lacan, nos constructions conceptuelles réputées les plus rigoureuses se nouent à des fantasmes qui ne demandent qu'à sortir du statut de lettres mortes où notre lecture seule les tient. Ce n'est pas pour autant la ruine de la raison, c'est plutôt sa chance : on y gagne une image plus vraie, c'est-à-dire plus aventureuse, du travail de la pensée.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?
Résumé : Le principe : 5 nouvelles originales réécrites 3 fois, par 3 écrivains différents. Le résultat : 20 textes inédits où les auteurs d'aujourd'hui se mesurent les uns aux autres. Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe déjà dans le hip-hop ou les musiques électroniques : le " remix ". En bonus dans ce recueil : les meilleurs remix d'" amateurs ", gagnants du concours Remix en partenariat avec Dimanche Ouest-France, L'Est républicain, Sud-Ouest Dimanche, À nous Paris et Les Inrockuptibles.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.