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LES CONSTRUCTIONS DE L'UNIVERSEL. Psychanalyse, philosophie
David-Ménard Monique
PUF
15,30 €
Épuisé
EAN :9782130487357
Pourquoi définir la pensée conceptuelle par l'universelle validité des propositions qu'elle énonce ? Pourquoi définir la moralité par l'idée que " pour tout humain " la loi vaut ? Pourquoi donc mesurer notre vie esthétique à ce critère de l'universalité et faire de la sexuation elle-même une affaire de logique ? En conjuguant avec précision l'analyse des désirs dans les rêves et la lecture des textes philosophiques sur la faculté de désirer, Monique David-Ménard invite à un nouveau regard sur notre modernité : de Kant à Sade et de Sade à Lacan, nos constructions conceptuelles réputées les plus rigoureuses se nouent à des fantasmes qui ne demandent qu'à sortir du statut de lettres mortes où notre lecture seule les tient. Ce n'est pas pour autant la ruine de la raison, c'est plutôt sa chance : on y gagne une image plus vraie, c'est-à-dire plus aventureuse, du travail de la pensée.
Les choses, même inanimées, sont porteuses de rapports et de conflits sociaux. Qu'il s'agisse des objets de désirs ou des propriétés garanties par le droit des sociétés modernes, les objets cristallisent des enjeux dont nous oublions la teneur. Les individus ne forment pas un "corps social" par un rapport direct entre leurs affects et la société comme tout, représentée par un chef. Il y faut la médiation des choses. D'ailleurs la société est-elle un tout ? Les choses produites et les choses échangées, celles qu'on adore ou qu'on transmet, ont l'air de se taire mais elles contiennent, à tous les sens du terme, le réel des rapports sociaux. C'est ce qu'ont bien aperçu Hegel et Marx. Mais en proposant le modèle de rapports sociaux transparents, qui ne seraient pas rendus illusoires par le droit abstrait ou par le fétichisme de la marchandise, ils ne nous ont pas dit comment organiser politiquement l'opacité des choses.
En réunissant des spécialistes de quelques " cas " de chaos, il s'agit de saisir si les problèmes posés s'articulent ou pas aux mythes d'origine de nos cultures et aux philosophies qui, de Démocrite à Hermann Cohen et à Gilles Deleuze, ont pensé la rationalité, non pas comme un ordre inscrit dans ce qui est, mais comme une façon d'ordonner le chaotique. En choisissant ce thème, il s'agit de confronter nos savoirs et nos pratiques en comprenant mieux ce qui limite mais aussi qui fonde leur valeur, le chaos étant un bon thème puisqu'il oppose chacune de nos entreprises à ce qui relève, pour elle-même, d'un paradoxe. Cela a rendu possible d'étranges et passionnantes rencontres.
Résumé : Gilles Deleuze et Félix Guattari ont connu une célébrité éclatante après la publication de leur ouvrage, L'Anti-?dipe. Capitalisme et schizophrénie I (1972). Ce livre marqua pourtant le début d'un long malentendu : les philosophes deleuziens considérèrent cette polémique avec la psychanalyse comme la fin de la relation des deux auteurs avec la pratique freudienne, dans l'abord de la folie comme dans la politique. En France, notamment, choqués par l'attaque virulente de la psychanalyse qui dénonçait sa collusion avec des forces réactionnaires, les psychanalystes cessèrent de lire Deleuze. En fait, Deleuze travaillait avec et contre Freud depuis longtemps... En 1967, déjà, sa Présentation de Sacher Masoch interrogeait avec génie la théorie et la pratique de la psychanalyse : le masochiste sait que l'important, dans le désir, ce n'est pas l'objet qui satisferait les pulsions mais le dispositif que le désir invente, et c'est par là que les agencements de concepts peuvent se former à la manière des agencements de désirs. La philosophie de l'immanence vaut donc aussi bien pour les machines que construisent nos existences que pour les problèmes que dessinent nos pensées. Ce qui suppose une continuité entre la psychanalyse et la philosophie. Il est temps que les psychanalystes lisent ou relisent Deleuze et que les philosophes se détournent moins de l'une des sources de son ?uvre. Ce livre les y invite.
Fruit de trois années d'études collectives, ce livre confronte les idées de Judith Butler avec ses références françaises (Derrida, Foucault, Lacan...). S'agit-il d'une rencontre ou d'une méconnaissance mutuelle entre les "gender studies" et la psychanalyse? La "performativité du genre" s'inscrit-elle dans les traditions ouvertes par Derrida et Foucault? Et quelles sont, à l'inverse, les questions, venues de la pensée "queer", qui interrogent les limites ou les points aveugles de la psychanalyse, tels que l'homosexualité, la portée politique des "transgenres", l'homoparentalité? Cet ouvrage donne de l'oeuvre de Judith Butler, prise entre éloges dithyrambiques et rejets violents, sa place: celle d'une pensée philosophique qui s'inscrit dans ce que nous appelons la modernité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.