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Deleuze et la psychanalyse. L'altercation
David-Ménard Monique
PUF
22,50 €
Épuisé
EAN :9782130550815
Gilles Deleuze et Félix Guattari ont connu une célébrité éclatante après la publication de leur ouvrage, L'Anti-?dipe. Capitalisme et schizophrénie I (1972). Ce livre marqua pourtant le début d'un long malentendu : les philosophes deleuziens considérèrent cette polémique avec la psychanalyse comme la fin de la relation des deux auteurs avec la pratique freudienne, dans l'abord de la folie comme dans la politique. En France, notamment, choqués par l'attaque virulente de la psychanalyse qui dénonçait sa collusion avec des forces réactionnaires, les psychanalystes cessèrent de lire Deleuze. En fait, Deleuze travaillait avec et contre Freud depuis longtemps... En 1967, déjà, sa Présentation de Sacher Masoch interrogeait avec génie la théorie et la pratique de la psychanalyse : le masochiste sait que l'important, dans le désir, ce n'est pas l'objet qui satisferait les pulsions mais le dispositif que le désir invente, et c'est par là que les agencements de concepts peuvent se former à la manière des agencements de désirs. La philosophie de l'immanence vaut donc aussi bien pour les machines que construisent nos existences que pour les problèmes que dessinent nos pensées. Ce qui suppose une continuité entre la psychanalyse et la philosophie. Il est temps que les psychanalystes lisent ou relisent Deleuze et que les philosophes se détournent moins de l'une des sources de son ?uvre. Ce livre les y invite.
Résumé : Comment Pierre Fédida a-t-il su faire se croiser les disciplines aussi disparates que la psychanalyse, la philosophie, la biologie, l'art, le droit... pour construire des analyses sur les problèmes de notre temps ? Psychanalyste et professeur de psychopathologie à l'Université Paris VII - Denis Diderot, Pierre Fédida avait réussi à y créer un laboratoire de psychopathologie fondamentale et psychanalyse, première approche universitaire de la psychanalyse en France, et également un centre de recherches dénommé Centre d'études du vivant, qui proposait, pour la première fois encore dans une enceinte universitaire, des activités menées aussi bien par des professeurs de sciences humaines que par des professeurs de sciences dites dures. Cet ouvrage rassemble les travaux de ceux qui travaillèrent avec lui et poursuivent dans son sillage cette confrontation féconde des problématiques concernant le vivant.
En réunissant des spécialistes de quelques " cas " de chaos, il s'agit de saisir si les problèmes posés s'articulent ou pas aux mythes d'origine de nos cultures et aux philosophies qui, de Démocrite à Hermann Cohen et à Gilles Deleuze, ont pensé la rationalité, non pas comme un ordre inscrit dans ce qui est, mais comme une façon d'ordonner le chaotique. En choisissant ce thème, il s'agit de confronter nos savoirs et nos pratiques en comprenant mieux ce qui limite mais aussi qui fonde leur valeur, le chaos étant un bon thème puisqu'il oppose chacune de nos entreprises à ce qui relève, pour elle-même, d'un paradoxe. Cela a rendu possible d'étranges et passionnantes rencontres.
Résumé : Quel est le statut du corps et son rapport au langage tels que l'envisage la psychanalyse ? Le corps du plaisir, du déplaisir et de l'angoisse a-t-il une réalité distincte de celui qu'étudie, soigne et construit la médecine ? Les neurologues qui, au XIXe siècle, se sont penchés sur l'hystérie ont perçu l'importance du corps dans cette pathologie et son lien avec la sexualité. Parallèlement, les fondateurs de la psychanalyse, médecins pour la plupart, ont exploré et mis au jour les corrélations entre le corps et le langage, la sexualité et les troubles psychosomatiques. L'approche historique et analytique de Monique David-Ménard sonde le rapport complexe que le corps entretient avec les maladies de l'âme, ainsi que le rôle décisif de la sexualité dans les symptômes de l'hystérie.
La notion de pulsion de mort est en discussion sur sa valeur conceptuelle et opératoire depuis sa formulation par Freud en 1920. Captation interne des forces de vie par une destruction immanente et subtile, est-ce le dernier mot de ce que Freud décrivait comme perspective dans l'Au-delà du principe de plaisir ? Comment lire au détour des pages de cet écrit les incessants retournements de l'analyste qui, tantôt ramène la plasticité pulsionnelle à un destin inexorable de retour à une fixité mortifère, tantôt affirme que seul le hasard des rencontres et des mélanges retarde la pente autodestructrice des pulsions ? Réunissant des psychanalystes cliniciens et des philosophes dont les travaux se réfèrent avec constance à la psychanalyse, Pulsion de Mort : destruction et créations est une réflexion sur les liens entre la pulsion de mort et la méthode psychanalytique et sur le passages de la clinique d'un sujet aux destins de la pulsion de mort dans nos sociétés.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.