Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Autour de Pierre Fédida. Regards, savoirs, pratiques
David-Ménard Monique ; Larsen Christian-Jacques ;
PUF
20,50 €
Épuisé
EAN :9782130559405
Comment Pierre Fédida a-t-il su faire se croiser les disciplines aussi disparates que la psychanalyse, la philosophie, la biologie, l'art, le droit... pour construire des analyses sur les problèmes de notre temps ? Psychanalyste et professeur de psychopathologie à l'Université Paris VII - Denis Diderot, Pierre Fédida avait réussi à y créer un laboratoire de psychopathologie fondamentale et psychanalyse, première approche universitaire de la psychanalyse en France, et également un centre de recherches dénommé Centre d'études du vivant, qui proposait, pour la première fois encore dans une enceinte universitaire, des activités menées aussi bien par des professeurs de sciences humaines que par des professeurs de sciences dites dures. Cet ouvrage rassemble les travaux de ceux qui travaillèrent avec lui et poursuivent dans son sillage cette confrontation féconde des problématiques concernant le vivant.
La notion de pulsion de mort est en discussion sur sa valeur conceptuelle et opératoire depuis sa formulation par Freud en 1920. Captation interne des forces de vie par une destruction immanente et subtile, est-ce le dernier mot de ce que Freud décrivait comme perspective dans l'Au-delà du principe de plaisir ? Comment lire au détour des pages de cet écrit les incessants retournements de l'analyste qui, tantôt ramène la plasticité pulsionnelle à un destin inexorable de retour à une fixité mortifère, tantôt affirme que seul le hasard des rencontres et des mélanges retarde la pente autodestructrice des pulsions ? Réunissant des psychanalystes cliniciens et des philosophes dont les travaux se réfèrent avec constance à la psychanalyse, Pulsion de Mort : destruction et créations est une réflexion sur les liens entre la pulsion de mort et la méthode psychanalytique et sur le passages de la clinique d'un sujet aux destins de la pulsion de mort dans nos sociétés.
Résumé : Pourquoi définir la pensée conceptuelle par l'universelle validité des propositions qu'elle énonce ? Pourquoi définir la moralité par l'idée que " pour tout humain " la loi vaut ? Pourquoi donc mesurer notre vie esthétique à ce critère de l'universalité et faire de la sexuation elle-même une affaire de logique ? En conjuguant avec précision l'analyse des désirs dans les rêves et la lecture des textes philosophiques sur la faculté de désirer, Monique David-Ménard invite à un nouveau regard sur notre modernité : de Kant à Sade et de Sade à Lacan, nos constructions conceptuelles réputées les plus rigoureuses se nouent à des fantasmes qui ne demandent qu'à sortir du statut de lettres mortes où notre lecture seule les tient. Ce n'est pas pour autant la ruine de la raison, c'est plutôt sa chance : on y gagne une image plus vraie, c'est-à-dire plus aventureuse, du travail de la pensée.
La psychanalyse s'est développée à la faveur de ses interactions avec la philosophie pas seulement comme un instrument critique, mais aussi comme une pratique qui bouleverse les critères du normal et du pathologique, et la pensée elle-même. Néanmoins, la psychanalyse doit reconnaître que ses concepts exigent d'être mis à l'épreuve philosophiquement, qu'elle peut être interrogée sur sa spécificité et sur ce qu'elle invite à concevoir autrement : la sexualité, l'exercice de la pensée, les relations nouées entre les hommes dans le registre de la vie commune et des pouvoirs. Ce double mouvement est analysé ici selon deux axes principaux : qu'est-ce qui fait l'originalité de la conception freudienne de la sexualité ? Quel regard neuf la psychanalyse apporte-t-elle sur les rapports entre le réel et la pensée ?
Résumé : La vie sexuelle est faite de rencontres, mais toutes ne font pas événement. Lorsque l'une d'entre elles est décisive, elle comporte une part d'imprévisible qui constitue le ressort même de sa puissance : pouvoir transformer une vie n'est pas donné à toute rencontre. Le bouleversement qu'apporte le désir d'une personne qui semble détenir le pouvoir de nous faire exister en nous faisant jouir, est un processus complexe : ou bien on déclare qu'il est irrationnel car immaîtrisable, ou bien on s'efforce de le penser en s'intéressant aux conditions de la vie amoureuse - importance disproportionnée accordée à certains détails, dissymétrie des attentes des partenaires, non-congruence du désir sexuel et de l'amour. Or, le dispositif qu'a instauré la psychanalyse fait mieux comprendre en quoi cette contingence est positive. La manière dont la vie sexuelle est transposée par ce qu'on appelle le transfert privilégie tout ce qui, dans l'amour sexué, est inadéquation, dissymétrie. Cependant, l'analyste est un inconnu sur un mode différent du partenaire amoureux, et cette transposition dégage pour eux-mêmes ces facteurs de disproportion, et rend efficaces et par là créateurs les facteurs contingents d'une rencontre. Par cette approche originale du contingent dans la vie sexuelle, la psychanalyse est un champ d'expérience précieux pour une philosophie de l'événement. C'est pourquoi elle a un terrain commun avec certaines pensées contemporaines - qu'elles s'accordent ou s'opposent à la psychanalyse - comme celles de Deleuze ou de Foucault. Comment la contingence peut-elle être, grâce au fait qu'elle survient dans des situations déterminées, un levier de transformation ? L'important pour un événement, est-ce la rupture qu'il instaure ou la nouveauté qu'il produit ? Et, dans la contingence de la sexuation, l'écart par rapport au nécessaire relève-t-il d'une logique comme le pensait Lacan ? La vie sexuelle, telle que la situation analytique la convoque, est le laboratoire d'une contingence nouvelle.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.