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Ecrire la peinture
Dauvois Daniel
AU PONT 9
22,00 €
Épuisé
EAN :9791096310784
La critique d'art picturale naît précisément avec les Réflexions critiques sur l'état de la peinture en France de La Font de Saint-Yenne, parues en 1747 ; elle s'ordonne à la manifestation périodique du Salon, où les peintres de l'Académie royale viennent présenter leurs productions de l'année. Or le premier critique prétend s'autoriser de son ignorance et de son amateurisme ; il veut juger en n'étant ni peintre, ni expert, ni collectionneur, ni marchand d'art. On essaie de comprendre comment la pensée esthétique de l'abbé Dubos, professée en 1718 avec les Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, a pu fonder ou du moins rendre possible à certains égards cette innovation radicale dans les jugements de goût que fut la critique. Dubos apparaîtra moins comme un fondement dans une histoire conceptuelle qu'au titre de boîte à outils parmi laquelle La Font ira chercher les instruments bricolés mais efficaces de sa justification. On confirmera la contingence relative de ces rapports inauguraux avec le contrepoint de Baillet de Saint-Julien, tout jeune critique apparu dans l'immédiate filiation de La Font, et qui annonce davantage les formes de l'effort critique chez un Diderot, que n'a pu faire La Font, tout tendu vers la restauration des droits du grand goût classique. La critique naît plurielle et sans paternité fondatrice, c'est un événement qui ne s'autorise principalement que de soi. Daniel Dauvois est professeur de philosophie honoraire en khâgne moderne. Il assure un séminaire de recherche sur les arts à l'âge classique, à Paris I. Il a ordonné et publié, avec D Dumouchel, un ouvrage collectif sur l'abbé Dubos, Vers l'esthétique, Hermann, 2015 ; et dirigé Les règles et les manières, Hermann, 2016, sur Abraham Bosse.
Les auteurs proposent ici un parcours qui mènera le lecteur chez Rabelais et sa culture en transit intestinal, du côté de Jeanne d'Arc et la sorcière ou auprès de Descartes lecteur de Machiavel. Il voyagera des origines de l'opéra à la comédie musicale au cinéma dans les années soixante, s'arrêtant au détour d'un vitrail ou s'interrogeant devant l'architecture postmoderne. Ce ne sont là que quelques aspects de ce livre à tiroirs dont l'ambition est de susciter la réflexion propre et qui s'adresse à ceux qu'on appelait autrefois des honnêtes hommes?
À la Renaissance, la poésie la plus subjective au sens moderne du terme, c'est-à-dire celle où s'exprime un "je" individuel et particulier, dans l'épître par exemple, est aussi la moins lyrique. La poésie lyrique se définit comme une poésie du chant et de la célébration, de Dieu, des grands, de la dame. La première personne qui s'y exprime ne saurait se confondre avec un "je" autobiographique et adopte des postures, des personnes diverses, qui varient en fonction du genre adopté et du destinataire. Elle n'en est pas moins omniprésente. Le présent ouvrage se propose précisément d'explorer cette diversité et d'expliquer cette omniprésence.
Ong-Van-Cung Kim Sang ; Mehl Edouard ; Dauvois Dan
L'ouvrage propose une approche synthétique sur un enjeu majeur de la philosophie moderne: le statut de l'idée et l'introduction de l'idéalisme à partir de la problématisation de la notion de représentation. Son enjeu est d'interroger, de ressaisir dans sa genèse, et de critiquer une thèse habituellement associée au problème de la connaissance à l'époque moderne, suivant laquelle l'idée est la médiation nécessaire entre la chose et l'esprit. Le volume débute par la philosophie classique, et les premiers éléments de la scolastique légués à la modernité, et il rejoint les enjeux actuels de la philosophie analytiques. Il est distribué en deux grandes parties consacrées à l'ancrage classique de la question, puis à ses requalifications depuis le XVIIIe siècle, essentiellement dans les textes de langue anglaise mais aussi chez Diderot. Le trajet proposé conduit de la conceptualisation cartésienne de l'idée et de sa fonction représentative, à l'examen des rapports entre sensation et représentation dans la philosophie de langue anglaise et, enfin, à la critique de l'idéalisme dans les théories du réalisme direct au XXe siècle.
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Dauvois Daniel ; Du
Cet ouvrage recense une centaine de concepts classiques (âme, justice, travail, passions...) ou plus insolites (inceste, mort de Dieu, circulation, regard...). Chaque fiche se découpe en cinq parties : un "chapeau" recense les sujets pour lesquels l'utilisation du concept sera opératoire ; une présentation historique situe le concept à l'époque de sa naissance et dans les étapes de son évolution. On y définit aussi son domaine d'application ; des commentaires éclairent le sens et la place que lui ont donnés les principaux auteurs de la tradition philosophique, esthétique, religieuse ou littéraire ; quelques citations donnent des références précises dans tous les domaines où s'applique le concept ; des indications bibliographiques permettent d'approfondir ses connaissances sur le thème.
Dans son neuvième recueil, Pierre Maubé donne à toucher, dans la douleur et la douceur du quotidien, un peu du pelage de l'ours, on y devine les parfums des sous-bois de l'enfance et les blessures de l'âge adulte. Stances, élégies, invectives, proses poétiques, sonnets, poèmes courts, poèmes longs, vers libres ou réguliers, regrets, hommages, confi dences, mensonges, rêveries, aveux : pas une page ici ne ressemble à la précédente, on n'y retrouverait pas ses oursons et pourtant l'on y devine un ordre mystérieux qui a le charme du fouillis et les sortilèges des retours à la maison natale. Comme nous le confie son préfacier, le Toulousain Michel Baglin, la poésie de Pierre Maubé est riche de ces moments pleins, de ces sèves goûteuses, de ces vertiges du vivant, alliés à un souci constant de lucidité. Autobiographie de tout le monde, s'intitule l'un des ensembles de poèmes. En effet, page après page, se révèle une intimité qui fait écho à la nôtre. Chacun de nous pourra s'y reconnaître. Né en 1962, Pierre Maubé vit actuellement en Haute-Garonne. Il est membre des comités de rédaction des revues ARPA (Clermont-Ferrand) et Place de la Sorbonne (Paris). Il anime le blog Poésiemaintenant.
Quatre dates, de 1943 à 2014, comme quatre signets dans le roman national. Deux femmes qui traversent le Haut-Jura à pied, un gamin qui se libère grâce à l'école, un autre qui échappe à une maladie aussi cruelle qu'inconnue, des braves gens qui partent en vacances : quatre histoires simples, mais qui se déroulent à des moments de bascule de l'histoire de France : la bataille de Stalingrad, la fin de la guerre d'Algérie, le début de la crise économique, la fin des illusions de la gauche au pouvoir. Et toujours les mêmes questions : que savons-nous de nous et des autres, comment survivre dans cette violence qui nous hante, dans celle que nous inflige ce monde absurde ? Pour commencer, se souvenir des belles choses : la marche qui porte nos corps vers de nouveaux ailleurs, l'espoir qui toujours porte nos âmes. Les petits soldats de l'enfance, le rire des femmes sur le chemin, le plaisir de faire la route ensemble. Et par dessus tout, Homère, qui nous chante le destin de l'homme et sait nous le rendre supportable. Des histoires qui se répondent, s'entrelacent ou s'ignorent, et qui finissent par nous dire, à petits pas, ce que nous sommes : c'est bien d'une odyssée moderne qu'il s'agit ici. Poète, éditeur, Jean-Michel Platier a écrit ces quatre textes dans l'urgence, par besoin. Puis il s'est rendu compte qu'assemblés, ils formaient une histoire. La sienne, peut-être. Assurément, la nôtre. Jean-Michel Platier a fondé en 1995 les éditions Bérénice, où il a publié de très nombreux poètes contemporains. Vacance est son premier roman.
Cette infortune Maxime Cochard C'est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés. Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu'on préfère les garçons, il y a d'abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s'offrent à vous aider. Alors c'est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d'argent et de pouvoir. Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d'Opéra, le petit frère qu'on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit... Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l'Assemblée Nationale. "Cette infortune " est son premier roman.
Elle m'avait serré contre elle, sa joue posée contre la mienne en une sorte de lente caresse, sa bouche tout près de ma bouche, tandis que ses hanches frôlaient mon bassin. Elle avait tourné un peu la tête puis elle m'avait embrassé à la commissure des lèvres. Ensuite elle s'était détachée...". C'est une histoire d'amour ! Vraiment, avec un début et une fin, comme tous les voyages en train ; et entre la peau du début et l'os de la fin, c'est un livre de chair, pas du tout triste. Qui doutera encore, une fois ce roman lu et refermé, de cette affirmation de Spinoza : "le désir est l'essence de l'homme" ? Y sont écrites cette force qui de deux personnes semble n'en faire qu'une — scènes de sexe explicites — et cette confiance amoureuse qui libère et conduit à ces gestes, à ces actes — faire l'amour — si exquis. On salive, pour le riz aux aubergines aussi. Mais toujours quelque chose vient troubler la fête. Il y a des romans ferroviaires, comme il y eut des romans par lettres. Transports des sens ! Dans le TGV final : scènes de sexe — avec amour implicite ?