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Les Eperdu(e)s. Petit précis de psychiatrie poétique
Daucourt Séverine
LANSKINE ED
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359630800
Quand je mélange ma vie de folle, ma vie de poète et ma vie de psy, quand je trouve qu'elles vont bien ensemble". Dans une société qui prétend laisser s'exprimer les différences, nous sommes paradoxalement confrontés à un étiquetage permanent des comportements, des activités, des goûts, des choix, des souffrances. Séverine Daucourt part de son expérience pour interroger, dans une forme littéraire expérimentale et poétique, le rôle des discours socio-médico-politiques sur notre capacité à définir et assumer notre propre norme. Elle qui a pu être tour à tour écrivaine, psychologue linicienne, soignée, soignante, voire tout cela à la fois, propose cet équivoque petit précis de psychiatrie qui a des airs de récit, mais qui rassemble et incarne trois discours, qui s'affrontent : celui des patients psychiatriques, celui des poètes et celui des manuels et autres traités de psychopathologie. Les Eperdu(e)s plaident pour le droit à la singularité. "Quand la folie est surtout là d'où elle est regardée". L'investigation de l'enfermement et du soin, de poétique, devient politique au fil de la narration.
Brigitta Vesteindottir est l?une des meilleures informaticiennes freelance d?Islande. Si tout semble lui réussir dans sa vie professionnelle, côté coeur c?est plutôt la Bérézina: divorcée, elle vient tout juste de se faire larguer sans ménagement par son nouvel amant, directeur d?un grand groupe industriel. C?est d?ailleurs pour se venger que Brigitta pénètre dans l?appartement de ce dernier par une nuit d?été afin de pirater son système informatique. Quelques heures plus tard, elle disparaîtmystérieusement avec son ordinateur portable et ne donne plus aucun signe de vie. Une enquête de grande envergure est immédiatement lancée par un trio de policiers chevronnés. Très vite l?affaire apparaît bien plus complexe que celle d?une simple disparition: les enquêteurs reçoivent en effet un dossier étonnamment fourni sur Brigitta et s?aperçoivent surtout, quand ils interrogent ses proches, qu?ils ont été précédés par un inconnu s?étant fait passer pour un membre de la police islandaise.Quand les policiers découvrent que Brigitta travaillait pour une société liée aux États-Unis et qu?elle était sur le point d?élaborer un programme de surveillance informatique visant à tracer les terroristes internationaux, ils comprennent qu?ils viennent de mettre les doigts dans un engrenage qui les dépassent. Pour le meilleur et pour le pire?Ce roman policier insidieux joue parfaitement avec les codes du genre, l?intrigue ne cessant d?évoluer tout au long du récit: d?un côté, la sphère intime, avec les histoires de coeur malheureuses de la disparue; de l?autre, une dimension beaucoup plus politique, avec la problématique industrielle et informatique. Les anges noirs révèle les liens qui unissent l?Islande aux États-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et l?avènement de la Guerre Froide. À présent que les communistes soviétiques ont mordu la poussière, l?Islande continue d?être le cheval de Troie de l?Amérique sur le chemin de l?Europe: c?est là que sont installés les radars et autres systèmes d?écoute qui composent le programme Échelon (vaste programme américain de surveillance des télécommunications européennes).Les anges noirs offre aussi un saisissant tableau de l?Islande avant la crise financière de 2008: une société ultra capitaliste où tout le monde paraît obsédé par l?idée de faire un maximum de profit le plus vite possible, et où la morale semble avoir disparu. Josepsson jette un regard sans concession sur son pays qui, pour lui, marche sur la tête. La dureté des relations amoureuses dont a été victime Brigitta n?est au fond que le reflet intime de la férocité qui gangrène cette société où règnent cynisme et opportunisme. Avec Les anges noir, nous avons la sensation d?un pays qui a fini par se perdre, hypnotisé par ce « veau d?or » que sont les États-Unis. La banqueroute généralisée, et la gueule de bois qui s?ensuivit pour tous les Islandais, ne peuvent que donner raison à l?auteur?
Séverine Daucourt est poète Ses trois derniers livres, Salerni, A trois sur le qui-vive et Dégelle, publiés aux éditions de La Lettre Volée (Bruxelles), convoquaient les notions d'altérité, d'identité sexuelle, de corps et de féminité, à travers une possible érotisation de la langue. L'auteure tente à présent de circonscrire, à partir de son expérience et dans un style frontal et accessible quoique toujours poétique, ce qui fait perdurer le "drame féminin". Sa voix, nue et franche, affirme autant qu'elle questionne, se brise autant qu'elle résiste, énonce mais n'accuse pas. Transparaître serait-il un poème politique qui s'adresse, sans les confondre ni les opposer, et aux femmes et aux hommes ?
un jour on n'en peut plus on a pleuré on ne pleure plus on ne mord plus l'oreiller le temple de douleur on ne dort plus n'aime plus vomir les cauchemars je vais crever si ça ne se calme ne sera pas mieux je sais le calme me connaît c'est autre chose mais pas franchement différent ni davantage. Séverine Daucourt-Fridriksson
Résumé : La maladie de Parkinson est caractérisée par la disparition de neurones dans une zone particulière du cerveau appelée "substance noire" ou "Locus Niger" . Noire substance est un texte, le résidu d'une expérience intime : la mort programmée du père de l'autrice, touché par cette pathologie. Il tente de relater cet étrange voyage au cours duquel le moi se délite et où le corps seul finit par compter et imposer sa façon de parler. Même s'il intègre à la narration les détails des conséquences de la dégénérescence, ce récit n'est que la vérité de celle qui l'a écrit en cherchant, comme dans ses précédents livres, à ne jamais mentir, à saisir l'abrupt de la vie pour y débusquer aussi l'improbable douceur.
Un endroit étrange où sont réunis deux personnages... Ils ne se connaissent pas. Lui cherche une réalité qu'il a oubliée, elle cherche le temps, celui de l'attente. Ensemble, ils trouveront le bal et ce moment suspendu où les souvenirs se créent. Chacun se reconnaîtra dans l'autre... Pour qui, pour quoi ? On ne le saura pas... Mais le bal, lui, nous fera réapprendre la nécessité du temps perdu".
Deux temps s'interpénètrent. Le « je » qui fixe - dans son bain révélateur les conditions de son existence et les portraits-contacts qui mettent en place une transmutation qui - sous l'action d'un corps - se fendent vers une « histoire photographique ». Chaque portrait-contact fait émerger une "humanité" : à la fois situation - proposition narrative et vies incarnées se dévoilent dans l'écriture. S'exprime ici la tentative d'exister de ceux dont on ne parle pas- que l'on ne voit pas - Une tentative de se raccrocher au peu qui reste - une histoire qui cafouille individuellement et collectivement- une étroitesse de sens -des manques que chacun porte pour tenir une vie sans et sous - Ce travail poétique s'accompagne de recherches photographiques - d'articles - de documentation- de musique- etc.
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.