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Rites et ritualité. Essai sur l'altération sémantique de la ritualité
Dartiguenave Jean-Yves
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747507882
Quelle est la spécificité du comportement rituel chez l'homme ? Sur quoi repose cette spécificité ? Peut-on réduire les rites à une simple production historique et sociale ? Comment expliquer la variété des pratiques rituelles entre les groupes sociaux mais aussi au sein même des groupes sociaux ? L'homme ne dispose-t-il pas d'une capacité à se distancier du rite pour en faire un traitement singulier ? Quels sont les processus qui participent au renouvellement des rites mais aussi à leur dépérissement ? C'est cet ensemble de questions qui conduit l'auteur de cet ouvrage à fonder anthropologiquement la notion de ritualité, en la distinguant du comportement rituel animal, et à discerner les termes généralement confondus de rite et de rituel. Il propose alors d'envisager le rituel comme un moment vécu de réappropriation et de réinterprétation du rite modifiant les finalités initiales et les significations de ce dernier. C'est ce mécanisme qui lui paraît être à l'origine des modifications du contenu du rite par-delà sa reconduction dans des formes sociales relativement identiques. C'est également dans le trajet qui va du rite au rituel qu'il cherche à dégager les processus d'appauvrissement de la ritualité au plan, notamment, de l'imaginaire. S'il récuse l'opinion selon laquelle on assisterait aujourd'hui à un dépérissement généralisé des rites, il montre, en revanche, que l'appauvrissement de la ritualité est perceptible dans des situations sociales extrêmes, marquées par l'incertitude et la précarité de l'existence.
Le travail social a longtemps été occulté par la perspective critique qui ne reconnaissait à celui-ci aucune autonomie politique en dehors de celle que lui confèrent les rapports sociaux de classes. C'est ce qui nous conduit à proposer une approche susceptible d'asseoir l'identité et l'unité du travail sociral sur des processus dynamiques rendant compte à la fois de son assise anthropologique et de son constant réaménagement dans des formes historiques elles-mêmes mouvantes. Nous envisageons ainsi plusieurs conditions de possibilité à l'élaboration d'une sociologie du travail social. La première concerne la reconnaissance de l'autonomie politique du travail social. II s'agit ici de reconnaître que cette activité n'est pas réductible à la mise en oeuvre instrumentale de politiques publiques ou à l'application de dispositifs d'action sociale. La seconde a trait à la reconnaissance de l'autonomie des processus explicatifs qui gouvernent le travail social considéré ici comme un espace-temps relationnel ou encore une relation de service structurée par des fonctions et des rôles spécifiques. Deux dimensions alors apparaissent ; une dimension proprement sociologique où le travail social vise fondamentalement la resocialisation de ceux qui sont privés du plein exercice de leur capacité à être en ou à faire société ; une dimension proprement axiologique où, par une action, non plus sur le social, mais par le social, il s'agit d'offrir les conditions d'une régulation des comportements. Aborder de la sorte le travail social suppose enfin de reconnaître l'importance d'une sociologie clinique susceptible de mettre en lumière les processus de désocialisation tout en prenant en considération les conséquences sociales de la détresse ou de la "souffrance psychique". Cette sociologie clinique ne saurait faire l'économie d'une sociologie de la clinique, c'est-à-dire d'une analyse des conditions sociales de sa production en interrogeant ses présupposés mais aussi ses effets au plan de la pratique d'intervention sociale.
La délinquance enfantine et la criminalité juvénile existent depuis toujours. Ou presque. En tout cas, depuis que la misère sociale qui les sous-tend est de ce monde! Pour y faire face, des siècles durant, on a réprimé et enfermé. Et on a envoyé des enfants en prison, dans des bagnes, dans des colonies pénitentiaires, dans des maisons de correction... Ce livre, littéralement hallucinant, nous conte l'histoire d'une gestion à la hache (c'était avant le "karscher") de la délinquance des mineurs. Et c'est terrifiant, caron ne souhaiterait pas la moitié de çà à son pire ennemi. Pour autant, il nous raconte également l'histoire d'une stratégie de la répression et de l'enfermement qui s'est révélé tellement contre-productive que l'évidence de la prévention et de l'éducatif s'est peu à peu imposée à l'institution judiciaire et au législateur. A l'heure d'aujourd'hui, c'est à dire d'un délire sécuritaire (savamment orchestré par les mates du monde) prônant un retour prioritaire à la répression et à l'enfermement, c'est peu dire que ce livre est à lire... de toute urgence!
Cet essai part du constat largement admis selon lequel nous aurions affaire aujourd'hui à une profonde transformation de notre société entraînant une crise de nos repères. Cette transformation se traduit par des phénomènes n'ayant, de prime abord, aucun lien entre eux, tels que les problèmes d'autorité, les pratiques d'hyperconsommation, l'affadissement du conflit, la généralisation de modèles gestionnaires et managériaux de "gouvernance", la tendance à la négation de l'histoire, la recherche à tout prix de la transparence, la délégitimation du politique, etc. Se distinguant d'une analyse historique, les deux auteurs adoptent un point de vue anthropologique, pour éclairer ces changements et leur donner une unité de sens. Ils posent, notamment, l'hypothèse d'un glissement de la frontière entre nature et culture, glissement qui altérerait notre rapport au monde. Nous inclinerions ainsi vers une immédiateté se traduisant par un délitement de l'identité et de la responsabilité, la transformation de notre appréhension de l'espace et de l'histoire et une emprise plus forte de l'instinctif et du pulsionnel dans nos relations sociales.
Il existe un réel problème de définition du social et de l'intervention sociale. Certes bien des discours s'évertuent à apporter quelque éclairage mais généralement ils font l'économie d'une recherche approfondie sur l'homme et ses capacités, ses incapacités ou ses difficultés relationnelles à vivre sa socialité et à produire sa propre histoire. Ainsi en va-t-il des discours nostalgiques convoquant le passé humaniste et vocationnel du travail social comme, sur un versant différent, des représentations managériales à la quête a priori de la "rationalité instrumentale". Pour les auteurs, c'est dans la méthode expérimentale retrouvée qu'il faut redéfinir le social et en extraire les directions essentielles pour le travail social. En d'autres termes, toute considération qui ne partirait pas de l'expérience quotidienne et qui, après théorisation, ne se confronterait pas en retour à l'expérience quotidienne, ressortirait du mythe. Cette voie est affirmée par les différents intervenants du séminaire L.A.R.E.S. - I.R.T.S. qui traduisent cette volonté de nourrir de manière originale et fondatrice le renouveau d'une pensée sur le social en général et sur le travail social en particulier.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.