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RIVES, LA MEMOIRE DU PAPIER
DARNAULT M
PU GRENOBLE
32,08 €
Épuisé
EAN :9782706109188
Vivre dans un monde où la loi du marché génère de plus en plus l'instable et l'éphémère ne doit pas faire oublier qu'on y côtoie aussi des permanences étonnantes, que certaines entreprises humaines ont traversé les siècles contre vents et marées. Ainsi, on fabrique du papier à Rives, près de Grenoble, depuis 1573. Du modeste moulin construit alors sur le Réaumont, on sait peu de choses. Après un siècle et demi de fonctionnement assez ordinaire, le passage des Montgolfier, qui apportent les premières innovations, marque une étape importante. Cependant, c'est par les Blanchet et les Kléber, associés en 1820, qu'est donnée l'impulsion décisive. La prospérité est assurée grâce à la production de spécialités comme le papier photographique, pour lequel la papeterie s'impose mondialement : jusqu'au début du XXe siècle, BFK (Blanchet frères et Kléber) est signe d'une qualité irremplaçable. Six cents ouvriers assurent alors au fond de la vallée la fabrication du précieux papier. Comme ailleurs, la Grande Guerre marque un tournant ; perturbations économiques, rupture de l'association Blanchet-Kléber, Seconde Guerre mondiale, plongent l'entreprise dans une phase de transition qui ne s'achève qu'avec son entrée dans le groupe Arjomari en 1956. Soutenue par l'euphorie des Trente Glorieuses, la papeterie, profondément restructurée, connaît alors une seconde jeunesse, assez peu affectée ensuite par les chocs pétroliers. En l'an 2000, plus dynamique que jamais, elle relève le défi de la mondialisation au sein du groupe Arjo-Wiggins. Ce livre tente donc de dévoiler les secrets d'une telle pérennité.
L'existence humaine a vu son découpage en périodes, âges de la vie, profondément modifié: c'est bien ce phénomène de re-segmentation et. surtout, de re-sémantisation aux conséquences multiples qu'affronte ici un collectif de sémioticiens analysant les productions sémiotiques touchant aux différents âges de la vie et couvrant un champ socio-culturel très vaste (littérature, écrits journalistiques, discours médicaux, campagnes publicitaires, compétences linguistiques comparées, pratiques musicales ou plastiques, séquences comportementales typiques). Ainsi l'on verra comment- par exemple, les discours médiatiques construisent un destinataire-cible, bandes de jeunes violents, adultes surmenés ou bien encore seniors hyper-actifs, alimentant efficacement les représentations sociales, ouvrant de nouvelles parts de marché, oeuvrant au changement culturel. La sémiotique des âges de la vie apparaîtra donc comme un important chapitre de la sémiotique des cultures liée fondamentalement au corps et à ses significations, c'est encore une fois la question du temps qui en constitue le centre avec toutes les variations passionnelles qu'induit le changement de perspective sur le temps. En définitive, il s'agit bien de comprendre comment d'un âge de la vie à l'autre, le point de vue sur le temps change, comment se constituent des régimes temporels distincts, représentations du temps qui scandent notre existence et forment le coeur de toute culture. Biographie de l'auteur Ivan Darrault-Harris est professeur en sciences du langage à l'Université de Limoges, co-directeur (avec Jean Petitot) du séminaire de sémiotique à l'EHESS de Paris. Jacques Fontanille est professeur de linguistique et sémiotique à l'Université de Limoges, et membre senior à l'Institut Universitaire de France. Il est également président de l'Université de Limoges.